Vendredi, Février 12, 2010
Social business : vers un nouveau capitalisme ?
Le social business, nouvelle forme d’entreprenariat, accordant mieux-être social et développement économique, devient aujourd’hui un enjeu social doublé d’un nouveau business pour les entreprises.
©Mohammed Yunus,
Prix Nobel de la Paix 2006
Avec la crise économique, la mise en lumière de déviations financières et les impacts sociaux et environnementaux engendrés par l’activité économique, le modèle actuel du capitalisme est depuis ces deux dernières années remis en question. L’inflation du prix de matières premières, qui pourrait être à l’origine d’une augmentation de 55 à 90 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (Source : Banque Mondiale et FMI, rapport 2009), fait aujourd’hui de la crise financière une crise humaine et de développement.
La multiplication des chartes éthiques et l’engagement des entreprises en matière de RSE reflètent toutefois un monde économique conscient de son rôle social. En interne, les employés révèlent leur demande de cohérence entre leurs valeurs personnelles et celles de l’entreprise dans laquelle ils apportent leur valeur ajoutée. Véritables ambassadeurs de l’entreprise, près des trois quarts des collaborateurs souhaiteraient en effet, au moment de débuter un emploi, travailler pour une entreprise éthiquement et socialement responsable (Source : Kelly Global Workforce Index, Novembre 2009). Dans ce cadre, une nouvelle manière d’entreprendre émerge : ne plus créer la demande mais répondre à des problèmes sociaux actuels constitue désormais une autre forme d’entreprenariat. Le social business renouvelle ainsi le capitalisme en offrant une vision plus globale et éthique de la création de valeur.
Nouveau modèle économique, les dirigeants d’entreprises commencent à se diriger vers des modèles d’entreprises innovants, économiquement et éthiquement durables, capables d’améliorer les conditions de vie des populations. Présentant des avantages en termes de coûts et/ou de rapidité et donc d’efficacité, l’innovation sociale dépasse l’effet de mode et représente aujourd’hui 10% de l’emploi en France (Source : Observatoire de l’Economie Sociale et Solidaire, Chiffres 2006). Nouvelle dynamique, ce type d’innovation se détache des schémas d’action et de pensée traditionnels en vue d’apporter des réponses valables à la crise et constituer des solutions créatives et concrètes aux problèmes quotidiens des citoyens.

« Les enjeux sociaux corrélés aujourd’hui à notre développement économique remettent en question les entreprises et leurs modèles. Pilier essentiel au développement durable de notre écosystème, PRODURABLE tentera de répondre aux nouveaux enjeux sociaux à la recherche d’une cohérence avec notre chaîne de valeurs et aux bénéfices économiques engendrés par ce nouveau modèle. », précise Cécile Colonna d’Istria, Commissaire général de PRODURABLE.
PRODURABLE, Le salon des Professionnels pour le Développement Durable et la RSE,
17 et 18 mars 2010, au CNIT, Paris-La-Défense (3ème édition).
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responsabilité sociale des entreprises
(1) Commentaires • Permalien
La lecture de cet article me fournit l’opportunité de faire part d’un projet de “Gestion globale et intégrée des déchets”, dont la vocation sociale reste compatible avec les principales “normes économiques” en vigueur. Ce projet innovant est consultable à l’adresse http://www.congo-internet.com/congoforum/viewtopic.php?f=44&t=27.
Il s’agit d’un projet:
- auquel je travaille actuellement;
- dont l’ambition et la vocation sont de servir d’alternative crédible aux défaillances des États et même des municipalités, en impliquant davantage les collectivités territoriales et des investisseurs privés d’un type nouveau ( dans des partenariats de type “gagnant-gagnant” pour tout le monde: à commencer par les populations, mais aussi, cela va de soi, les municipalités, les Etats, et les entreprises)…
Brièvement, les populations, les municipalités et les Etats ne pourraient que tirer profit du projet, en ne déboursant pas un seul dollar de plus, à partir du moment où l’évacuation ET le traitement (notamment le recyclage) des déchets seraient pour ainsi dire délégués à des industriels ou prestataires de services innovants (il en existe). Comment procèderait-on? Réponse: en échange d’un “juteux” contrat de concession (après appel d’offre), avec, à la clé, des avantages fiscaux profitables aux débouchés économiques du recyclage (production SUR PLACE de biocarburant, d’engrais et même d’électricité)…
Quoi d’autre? A vrai dire, je n’ai pas la prétention de proposer quelque chose de totalement révolutionnaire. Souvenons-nous en: l’épuration des eaux usées et la distribution d’eau potable ont déjà fait - et continuent du reste à faire - l’objet d’un contrat de concession dans certains pays. Dans la foulée, on se souviendra aussi que certaines entreprises bénéficiaires des dits contrats de concession, figurent actuellement, ce dont je me réjouis, au nombre des leaders mondiaux en matière d’expertise environnementale. En conséquence de quoi, à quelques nuances près, je propose que le même modèle économique, qui a fait ses preuves dans le traitement de l’eau, s’applique à l’évacuation et au recyclage des déchets solides. En somme, rien de bien nouveau: plus que d’un “bouleversement révolutionnaire”, ce dont nous avons actuellement besoin, c’est d’un réaménagement nécessaire et, je l’espère, salutaire.
Autant insister sur un point précis, si ce n’est un point-clé: les contrats de concession et les incitations fiscales accordés aux industriels, loin d’être gratuits, ne seraient envisageables, donc possibles, que si ces derniers acceptent de cumuler l’évacuation ET le traitement des déchets, ainsi que de créer SUR PLACE des emplois et de construire, encore et toujours SUR PLACE, des usines de traitement, la collecte et le tri sélectif restant du ressort de la responsabilité individuelle et personnelle des citoyens que nous sommes…
Deuxième avantage du projet: les recettes issues du contrat de concession permettraient, par exemple, de financer la construction d’un réseau d’évacuation sécurisée des eaux usées, sans oublier le financement de la politique de santé. D’où mon attachement à un projet connexe, lc’est-à-dire la fusion des ministères de la santé et de l’environnement)
- voir http://carnets.lalibreblogs.be/archive/2010/02/09/sante-et-environnement-fusions-ministerielles-urgentes.html
- voir http://cahiers.blog.tdg.ch/archive/2010/02/18/sante-et-environnement.html
Troisième et “dernier” avantage (vous en trouverez peut-être d’autres): ce projet encourage les transferts technologiques Nord-Sud, notamment en matière de recyclage, sans compter qu’il est de nature à générer des emplois (filières industrielles au service d’une meilleure expertise environnementale)…
Les grandes lignes du projet étant esquissées, mon souhait est désormais que, au-delà de mon Congo natal, le plus grand nombre possible de personnes en prennent connaissance. Dès lors que l’enjeu est global et mondial, le problème n’étant pas spécifiquement congolais ni typique d’un quelconque pays, quoique Congolais et autres citoyens du monde y soient confrontés au quotidien, voici donc une piste d’avenir à explorer. PARTOUT. MAINTENANT…
Cordialement,
Docteur Michel ODIKA






