Lundi, Décembre 21, 2009

Les jeux olympiques prennent un tournant écologique

Par alexa Tymocko

La ville de Vancouver souhaite gagner la médaille d’or du développement durable pour les Jeux olympiques d’hiver 2010.

Vancouver
©Andrew Raun
La troisième ville en importance du Canada vise la médaille d’or au moment où les Jeux olympiques débutent. Vancouver s’affiche comme la métropole la plus verte au pays et en fait la promotion alors que cet événement rassemble près de 205 nations autour du flambeau.

Le Comité d’organisation des jeux (Covan) a soutenu qu’il laisserait un bilan environnemental neutre après les célébrations. Un objectif difficile à réaliser alors que 1,8 million de visiteurs et 5 500 athlètes sont attendus pour l’occasion. Les secteurs de l’hôtellerie, de l’industrie touristique, de la restauration et du transport sont déjà à leur capacité maximale.

Cette révélation est la première du genre dans toute l’histoire du mouvement olympique. Le COVAN s’est engagé à neutraliser l’impact des émissions de carbone générées avant et pendant le Jeux d’hiver. Et il doit convaincre les visiteurs à faire de même.

Une facture pour les visiteurs


Les visiteurs voyageant par avion peuvent calculer la facture de carbone de leur voyage et acheter des crédits pour financer ces actions. Mélanie Wong, responsable du marketing chez Offsetters espère «créer un ensemble de bonnes pratiques qui seront suivies par les futurs comités d’organisation olympiques». Le total du leg carbonique a été calculé à 268 000 tonnes d’émissions de carbone par le Centre pour la durabilité et l’innovation sociale de Sauder School of Buisiness de l’Université de Colombie-Britannique. Cela équivaut à 49 084 véhicules en fonction ou à l’Électricité utilisée dans 37.171 maisons pendant une année.

Inukshuk
©John Johnson
Selon Deborah Carlson, spécialiste du changement climatique de la Fondation David Suzuki, le programme de compensation de CO2 vise seulement moins de la moitié de ces émissions. La Fondation estime que 100 000 tonnes d’émissions de carbone indirectes sont directement attribuables aux voyages en avions prévus par les spectateurs. Malheureusement, avec l’expérience, seulement 5% des voyageurs consentent à compenser leur vol monétairement.

Voyager intelligemment

De leur côté, les représentants du COVAN, au nombre de trois, voyagent en voiture hybride dans un seul convoi au lieu de trois. Ils encouragent fortement les touristes à se déplacer intelligemment en se renseignant avant de partir. Résidents et spectateurs sont appelés à contribuer à la réussite du plan de transport intégré en laissant leurs véhicules à domicile et en privilégiant le transport en commun, les déplacements à pied ou à vélo, le covoiturage et les voyagements collectifs si le déplacement est absolument nécessaire.

L’augmentation des transports en commun de ces zones clé permet aux touristes de voyager plus facilement. À Whistler et dans le corridor Sea to Sky, la capacité de ces transports a été triplée en vue des jeux d’hiver.

Des bâtiments certifiés LEED

Quelques-uns des sites olympiques ont été adaptés aux bâtiments et aux pistes préexistants. Quant aux nouvelles infrastructures, elles ont été construites selon des normes environnementales très strictes. Six d’entres elles visent la certification internationale or et argent du LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).

jeux olypiques 
2010
"Nous ne les avons pas seulement conçues selon des normes environnementales mais également dans le but d'être utiles pour la communauté", affirme Ann Duffy, directrice de la Durabilité au Covan. De telle manière qu’au sud de Vancouver, l’Anneau de Richmond, site du patinage de vitesse, est ouvert au public et utilisé aussi par les sportifs depuis un an déjà. Il sera transformé par la suite pour héberger deux sites de hockey, huit salles de basket et une salle de gymnastique. Ce site a été pensé et modelé de façon verte de façon à réduire le plus possible son empreinte environnementale : la chaleur résiduelle provenant de la fabrication de la glace pour chauffer le bâtiment, l’eau de pluie utilisée pour alimenter les toilettes ainsi que le système d’irrigation du site.

Sans ces efforts, le comité estime que leur bilan de carbone serait de 20% plus élevé.

Posté par Rédaction le 12/21 à 11:20 AM

(1) CommentairesPermalien

Sérieux?
Ont-ils comptabilisé le transport de la neige par camions et par hélico ?
que dire de l’impact ‘ciment neige’
Ecologie où es-tu ?

Posted by  on  02/17  at  11:38 AM
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