Jeudi, Avril 22, 2010

Art’Eco amène l’écologie dans l’art



Il est encore temps de découvrir l’exposition d’Art Eco au centre d'animation Montgallet dans le 12 eme arrondissement de Paris .


Le collectif d'artistes investit en effet le centre et vous propose une exposition artistique, des stages et des ateliers sur le thème de la biodiversité.
Les thèmes de la Mer, du jardin et de la Forêt seront abordés



art eco expo



Le collectif Art’Eco entend allier art, écologie et pédagogie. Son sujet de prédilection : le recyclage. Sa philosophie : pourquoi continuer à produire autant alors que l’on pourrait transformer l’existant? D’expositions sur l’éco-conception à l’animation d’ateliers « Recycl’art » dans les écoles ou en entreprise, Art’Eco redonne une seconde vie aux objets en transformant les déchets en créations artistiques.


l’ action du collectif a trois buts principaux

1. Redonner une seconde vie à des objets destinés à la poubelle

2. Sensibiliser les enfants et les adultes au recyclage

3. Favoriser les économies d’énergie



art eco expo
Posté par Rédaction le 04/22 à 07:25 PM

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Parle-t-on trop de la Journée de la Terre ?

David Longuépée
Notre époque regorge de commémorations de toutes sortes au niveau de l’engagement politique, social, écologique … journée de ceci, par ci, journée de cela, par là … A tel point que les médias traditionnels doivent faire des choix pour les citer tous.


jour de la terre- earthday
© Crédit photo: Flickr
En 2010, en France, c’est la journée de la Terre qui aura fait les frais de ces choix éditoriaux. Les journaux , la télévision, peu de médias auront souligné le 40 eme anniversaire de l’événement qui s’inscrit pourtant parmi les plus vieux du genre.

Il est vrai également que poser un geste concret pour la planète une journée par an peut sembler illusoire, voire superflu . Contrairement à d’autres journées thématiques plus glamour pour les médias. Il est plus simple en effet pour un journaliste d’aller demander à un passant si il a pris sa voiture lors de la Journée sans voiture, ou si il a souhaité une bonne journée de la Femme à sa conjointe que de lui demander quels gestes concrets , il aura posé pour la terre, lors de la Journée de la Terre .Pourtant plusieurs organisations et entreprises se sont évertuées à poser des actions pour montrer leur engagement ou récompenser les petits gestes citoyens .


drapeau jour de la terre
© Crédit photo:Flickr
Ainsi, une entreprise de location de vidéos qui ne donne pas de sachet d’emballage à ses clients ce jour là. Ou bien encore, une chaine de cafés à emporter qui décide de récompenser ses clients « verts » en leur offrant un café si ils arrivent avec leur propre tasse. Mieux encore, une marque de grands magasins qui concilie son passage aux sacs payants pour redonner l’argent économisé sur la production et la consommation de sacs plastiques à une organisation écologique. L’écologie si elle ne fait pas la Une des journaux télévisés devient une préoccupation quotidienne des entreprises qui voient en elle un facteur de développement respectueux et une source nouvelle de profits plus qu’une source d’ennuis.


manifestation
© Crédit photo:COAL
Au niveau citoyen, c’est ce jour là que nous pouvons mettre à exécution nos projets de mieux-être, qu’il soient destinés à devenir permanents, ou simplement pour marquer symboliquement le moment présent : planter un arbre, et le voir grandir année après année; changer de régime alimentaire et devenir végétarien, prendre la décision d’acheter local ou de s’abonner à un système de rachat de nos émissions de gaz à effet de serre par des crédits carbones.
Tout à une fin, la journée de la terre 2010 est bientôt passée , vive la journée de la terre 2011 !!
Posté par Rédaction le 04/22 à 01:24 PM

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Mercredi, Avril 21, 2010

Thierry Boutonnier, lauréat du prix COAL 2010

David Longuépée
L’art ne pouvait rester absent du mouvement du développement durable, quelques professionnels engagés dans les domaines de l’art, du développement durable et de la recherche artistes engagés ont décidé de créér en 2008, la COAL, une « coalition pour l’art et le développement durable »


assolement
© Crédit photo: COAL
Deux ans plus tard, ils ont créé le prix COAL qui a été décerné le 30 mars dernier pour récompenser le projet d’un artiste contemporain sur le thème de l’environnement. Plus de 150 dossiers ont été reçus à cette ocasion par la coalition suite à son appel lancé en automne 2009, pour le Projet COAL sur le thème de l’environnement. 10 projets ont alors été sélectionnés par un comité de présélection puis soumis à un jury composé entre autres de Paul Ardenne, critique d’art ; Nathalie Blanc, géographe ; Ari Brodach, directeur du développement durable de la Ville de Lille ; Anne-Marie Charbonneaux, présidente du Centre National des Arts Plastiques ; Denis Couvet, écologue ; Lorenzo Fiaschi, directeur, Galleria Continua ; Fabrice Hyber, artiste ; Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat ; Guy Tortosa, inspecteur général en charge de la commande publique à la Délégation aux Arts Plastiques.

Ces projets sont le témoignage direct d’une jeune scène française engagée sur l’environnement et ses enjeux (dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, effets de la globalisation…) offrant une grande variété d’approches, qu’elles soient scientifique, humoristique, mystique, utopique, géopolitique ou pop. Ils démontrent que l’artiste est porteur d’innovation, de dédramatisation, de solution et de collaboration entre les parties prenantes, rompant ainsi avec un discours environnemental anxiogène et un milieu de l’art peu engagé.

porte de l'enfer
© Crédit photo:COAL
Ainsi parmi les projets proposés, il était possible de découvrir le projet de Pascal Bircher , The door to Hell , une mise en avant artistique d’un cratère en Turkménie, provoqué par une catastrophe industrielle spectaculaire, ou bien encore Le Nuage Vert du collectif HeHe, qui par une image laser projetée sur le contour fluctuant d’un nuage de vapeur issue de la cheminée d’un incinérateur de St-Ouen. La beauté de cette œuvre éphèmere nous invite à prendre conscience de ce que nous jetons puisqu’elle est placée à l’extrémité du cycle création-destruction. Plus universel encore, le projet de Olivier Leroi d’un Drapeau pour l’Antarctique , continent de l’impossible n’appartenant à aucune nation et qui aurait permis aux scientifiques faisant des recherches en Antarctique de se retrouver sous un même drapeau aux couleurs emblématiques du manchot royal.
Nuage Vert
© Crédit photo:COAL

Mais c’est finalement Thierry Boutonnier qui a remporté le prix COAL, d’une valeur de 5000 euros, avec son projet Assolement créé dans le cadre de l’opération « Mermoz Renait » . Après quatre années de travaux de réhabilitation de l’entrée Est du Grand Lyon dans le cadre du « contrat urbain de cohésion sociale » (CUCS), Thierry Boutonnier propose, dans une approche écologique impliquant les habitants de cette zone sensible, des actions concrètes comme un lieu écologique de concertation, la création d’une pépinière urbaine, d’un pigeonnier, de ruches et d’une bergerie. Il a d’ailleurs déclaré : « C’est en cohabitant avec les espèces que je vis mon art. Je brasse la terre arable durant le chantier du quartier Mermoz Nord avec les habitants de façon à semer des formes qui les relient à ce territoire sensible. Ma volonté est de créer un geste citoyen qui soigne son environnement et qui en récolte les fruits ».
Posté par Rédaction le 04/21 à 03:58 PM

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Cradle to Cradle, Lavoisier avait raison !!

David Longuépée
Nouveau venu dans les différents courants économiques , le mouvement « cradle to cradle » (littéralement du berceau au berceau) va à l’encontre totale de l’idée prétablie qui voulait que le processus de vie d’un objet occultait sa fin de vie ou presque.


du berceau au berceau
© Crédit photo: wwf/flickr
Cependant ce système qui avait prévalu depuis la révolution industrielle a vécu, et ne peut plus être. Aussi après l’implantation et l’intégration du recyclage comme composante de nos vies quotidiennes, voici venu le temps de la résurrection permanente des objets. Le concept en est fort simple, un objet créé l’est à partir d’autres objets et son cycle de vie n’aura pas de fin. Le déchet devient nourriture et réintègre le processus de fabrication. Une sorte de « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » version écolo

A l’origine du concept, deux hommes : Michael Braungart et William McDonough. Le premier est un chimiste allemand, patron de l’Agence pour l’encouragement à la protection de l’environnement, le second un industriel américain. Leur idée de départ est que pour sauver notre façon de vivre, il faut un changement de paradigme : Pas juste une adaptation ou une régulation de notre modèle de production - un vrai changement de modèle de production.

Le nôtre, celui de la Révolution Industrielle du XIX ème siècle,consistait à arracher les matières premières au sous-sol, à les transformer pour produire, le plus vite possible et au moindre coût, des objets rapidement obsolètes et dont la décomposition compromettait notre santé et celle de la planète. Ce modéle pouvait s'intituler Cradle to Grave : du berceau au tombeau . Un système de production linéaire et mortifère qui n'est pas pérenne.

Cradle to cradle, le concept
© Crédit photo:wwf/flickr
En 2002, ils publient ensemble un livre qui devient la référence de tous les entrepreneurs qui veulent emprunter le chemin de la réussite entrepreneuriale et du respect de l’environnement : Cradle to cradle : remaking the way, we make things. Cet ouvrage est salué par le Time Magazine qui les voit comme les nouveaux héros de l’entrepreneurship durable. Ils développent en parallèle une certification complexe ainsi qu’une agence de certification et s’en vont convaincre les grands noms du capitalisme américain. Le géant américain Nike par exemple, qui récupère le caoutchouc de vieilles chaussures de sports pour créér des pistes d’athlétisme indoor.

En Europe, le concept intéresse particulièrement les pays éco-innovants tels que l’Allemagne ou les Pays-Bas. En France, c’est l’entreprise Dim qui a décidé d’aborder le concept du Cradle to Cradle en commercialisant des collants conçus dans des textiles bio-dégradables, qui pourraient servir de compost agricole. Petit à petit des entreprises telles que Bouygues, la SNCF, Danone cherchent elles aussi à améliorer leurs produits et à intégrer la notion de durabilité permanente dans leur processus de fabrication.

Mais c’est en Asie que le concept C2C est promis sans doute au meilleur avenir. Devant la hausse rapide du niveau de vie de ses habitants , la Chine va devoir utiliser de trésors d’ingéniosité si elle ne veut pas épuiser son sol pour loger 400 millions de personnes désireuses d’accéder à l’habitat individuel . Les autorités locales sont si convaincues du bien fondé que même les plus hautes instances du pouvoir chinois appellent aujourd’hui à une économie circulaire. Petit à petit , le mouvement de C2C fait son chemin au sein du monde industriel car comme le souligne Eric Allodi, patron de Integral Vision une agence qui fait la promotion du Cradle to Cradle en France , «Le bouclage effectif du cycle de matière permet à l’industriel de comprendre que ses déchets ont de la valeur. » Et un déchet qui a de la valeur pour un industriel devient une matière dont il faut prendre soin.
Posté par Rédaction le 04/21 à 10:23 AM

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