Jeudi, Février 04, 2010
Liberté d’expression ou réputation des marques : que choisir ?
500.000 euros est la somme que les producteurs de raisins réclament à une association écologiste pour avoir dénoncé la présence des pesticides dans les raisins. Liberté d’expression ou dénigrement ? Un procès-bâillon comme tant d’autres.
Par Mariona VivarLe 10 février le tribunal de Paris décide si l’association écologiste Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (
MDRGF) doit payer les 500.000 euros réclamés par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (
FNPRT) pour dénigrement. En effet, les écologistes ont publié sur Internet les résultats d'analyses effectuées par un laboratoire allemand sur du raisin acheté en grande surface, en France. L'enquête, effectuée dans cinq pays européens par cinq associations, concluait à des
résidus de pesticides sur 99,2 % des raisins testés.
Regardez le reportage
L’association, défendue par l’ancienne ministre de l’Environnement
Corinne Lepage, considère qu’il s’agit d’un
procès-bâillon, ce que les anglosaxons appellent
SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation). Il s’agirait, selon les accusés, d’une action en justice visant à entraver la participation politique et le militantisme. Cette pratique, où une organisation de la société civile est accusée de diffamation, a pour but d’intimider l’association, de l’épuiser financièrement afin de la réduire au silence.
De l’autre côté, les producteurs de raisins exposent que l'étude du MDRGF ne fait pas la distinction entre les raisins cultivés en France et vendus en France. L’avocat des producteurs de raisins,
Patrick Gontard, souligne que les raisins analysés qui dépassaient le taux de pesticides établi par la norme européenne provenaient de l’étranger. Selon Gontard, l’étude des écologistes aurait dégradé l’image du raisin français et provoqué des méventes. L'association rétorque avoir publié le rapport en novembre 2008, à la fin la saison des raisins en France.
Des lois anti-slapp
La réputation des uns entre en compétition avec la liberté d’expression des autres. C’est un cas classique, selon
Pierre Noreau, professeur de l’université de droit de Montréal. D’autres exemples de procès-bâillon montrent que cette pratique peut être contre-productive pour les entreprises et contribuer à faire de la propagande aux associations.
Écoutez son analyse sur la loi anti-slapp au Canada et aux États-Unis
Les précédents favorables pour la société civile
Dans le passé, la liberté d’expression a prévalu sur le droit à la réputation et à la propriété intellectuelle des parques. Les tribunaux se sont souvent penchés du côté des associations. En 2003 la Cour d'appel de Paris a rendu un
verdict en faveur de
Greenpeace dans les deux affaires opposant l'association écologiste aux deux multinationales
Esso et Areva qui l'accusaient d'avoir détourné leurs logos sur Internet.
Un autre exemple est celui de
Danone, qui en 2003 avait subi une campagne de boycott,
jeboycottedanone.com. Ce site avait été créé pour réagir aux fermetures d'usines annoncées par Danone, malgré des résultats financiers élogieux en avril 2001. Ils présentaient notamment un logo détourné et des images de "P'tits Lu" baignant dans une mare de sang. La Cour d'appel de Paris
a estimé que les logos de Danone détournés ne relevaient pas du droit des marques, mais de la liberté d'expression. Le Réseau Voltaire, responsable de la campagne, a gagné le procès en cour d’appel.
Crédits photos : ©www.mdrgf.org
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Mariona le 02/04 à 06:15 AM
Pesticides
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Mercredi, Février 03, 2010
Des hormones de croissance bovine dans le lait des américains
Par Alexa Tymocko
En 1997, deux journalistes américains perdent leur emploi après avoir refusé de falsifier une enquête sur des hormones de croissances bovines retrouvées dans le lait de vache. Aujourd’hui, ce lait est encore en vente libre sur le marché. Des milliers d’américains continuent d’ingurgiter la composition chimique et s’exposent continuellement à une variété de cancers et de maladies graves.
En circulation depuis 1993 aux États-Unis, l’hormone transgénique appelée rbGH ou BST ou encore Somato-Tropine Bovine est injectée dans les vaches afin de doubler leur production de lait et de ralentir leur vieillissement. Depuis, les effets du produit sur le bétail se multiplient et les conséquences sur ceux qui le consomment sont parfois mortelles.
La vie de deux journalistes tourne au cauchemar lorsqu’ils découvrent des informations inquiétantes au sujet de cette hormone de croissance.
L’affaire du lait contaminé
En novembre 1996, Jane Akre et Steve Wilson sont recrutés par la chaîne de Tampa en Floride, WTVT Channel 13. Ils sont appelés à déterrer des faits saillants pour une nouvelle émission choc : « Les enquêteurs ». Mais la WTVT est rapidement rachetée par la FOX de Rupert Murdoch.
L’affaire débute en Janvier 1997 lorsque le couple reçoit une information inquiétante d’une source interne de l’industrie laitière. Les éleveurs bovins administreraient une hormone de croissance bovine recombinante (rbGH) à leurs vaches pour stimuler la production de lait. La mise en marché du produit de la firme Monsanto est entérinée par la Food and Drug Administration (FDA).
Jane recueille l’information sur le produit pharmaceutique pendant que Monsanto annonce son succès assuré auprès des annonceurs publicitaires. La journaliste découvre que plusieurs scientifiques ont certifié que l’hormone présente des risques sanitaires importants. Ses constats sur le produit bovin ne s’arrêtent pas là.

©Plovemax
En effet, un seul test de toxicité à long terme pour les hommes a été effectué pendant une période de 90 jours sur un échantillon de 30 rats. Des lésions de la thyroïde et de la prostate ainsi que des kystes sont détectés chez le tiers des cobayes. Au Canada, on interdit la mise en marché du rbGH en attentant que d’autres tests plus sérieux ne soient effectués. Des études ont repéré chez les vaches des troubles de reproduction, des mammites et le fait que certaines vaches boitent plus que d’autres. Au final, aucune étude sur l’impact environnemental n’a été réalisée. Jane Akre et Steve Wilson vont consacrer le mois qui suit sur l’affaire Mosanto.
Février 1997. Le reportage est prêt pour la diffusion. Des sommes d’argent importantes sont versées pour publiciser l’enquête qui devrait passer durant une période d’écoute très élevée. Quelques jours avant la date de diffusion, le directeur d’information de Fox, Daniel Webster, informe les deux journalistes d’un fax qu’il a reçu du cabinet d’avocat Cadwalader, Wickerham et Taft. Ce dernier s’adresse à Roger Ale, président de Fox News à New York . Les deux journalistes sont alors accusés du manque de rigueur dans leur travail. Les avocats leur signalent qu’ils n’ont aucune compétence scientifique pour diffuser ce reportage. S’ensuit une longue période d’intimidation auprès de la chaîne, de menaces de procès devant les tribunaux ainsi que des pertes d’argent significatives. La diffusion du reportage se voit reportée de semaine en semaine.
Le 28 février, John Walsh, qui représente les intérêts de Mosanto, envoie une mise en demeure à la chaîne de nouvelles. Dans la même période, le directeur de la chaîne est remplacé par Dave Boylan qui ne vise qu’à l’amélioration des résultats financiers de l’entreprise télévisée. Un vent nouveau balaye les studios de Fox. Nouveau personnel, nouvelles émissions, la WTVT voit un intérêt grandissant pour le divertissement au détriment de l’information.

©Gubatron
Menaces, manipulation et désinformation
En mars 1997, le couple demande à rencontrer Boylan pour diffuser leur reportage. Le directeur de la chaîne veut que les deux journalistes apportent des modifications majeures à leur travail pour satisfaire Mosanto ainsi que ses avocats. Il leur propose une somme d’argent en échange de leur silence. Le couple refuse catégoriquement toute forme d’entente qui pourrait permettre de diffuser de la fausse information.
Les huit derniers mois de 1997 seront voués à la réécriture du documentaire. Fox a intérêt à diffuser le reportage car il a annoncé sa diffusion sans jamais le faire paraître à l’écran. Le couple procède maintes et maintes fois à la réécriture du script, se voyant même censuré à plusieurs reprises par la directrice des programmes, Mitchell Stern. Dave Boylan leur propose une dernière offre d’argent avant qu’ils soient licenciés sans motif valable le 2 décembre 1997.
Le 2 avril 1998, Jane Akre et Steve Wilson portent plainte contre Fox Television « en invoquant la loi de Floride sur la protection des divulgateurs » . L’affaire est jugée par un tribunal de Tampa et les procédures se prolongeront sur une période de deux ans. Dave Boylan admettra que la diffusion du reportage aurait engendré des pertes publicitaires énormes et ce, pour les 23 chaînes de la Fox.
La chaîne télévisée est tenue coupable d’avoir « tenté de désinformer ses téléspectateurs » et Jane Akre recevra 425 000$ pour dommages et intérêts. Steve Wilson ne recevra aucune compensation. Le 18 août 2000, le jugement sera rendu public et Fox tentera une fois de plus de désinformer son public en déformant les précisions rattachées à sa propre condamnation. Jane Akre et Steve Wilson recevront tout de même plusieurs prix au cours de ce procès pour leur travail remarquable.
Un enjeu d’actualité
Depuis 1995, la FDS autorise la commercialisation de l’hormone transgénique. Aucune loi aux États-Unis n’exige l’étiquetage de ce type de produits. Dès le départ, les entreprises comme Monsanto ont fait pression pour ne pas afficher cette information. Pour Monsanto, ce serait de «tromper les consommateurs» car ils ne font pas la différence entre le lait aux hormones et les autres.
Pourtant, «une étude détaillée conclut que le lait traité à la HCBr diffère du lait naturel dans sa composition chimique, sa valeur nutritive, ses caractéristiques pharmacologiques et immunitaires, en plus d’être contaminé par du pus et des antibiotiques résultant des mammites provoquées par l’hormone recombinante», rapporte The Ecologist.
Même si l’usage de l’hormone de croissance artificielle est interdit en Europe, au Canada, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie, elle continue de circuler légalement dans la plupart des pays d’Amérique latine (Mexique, Guatemala, Honduras, Costa Rica, Panama, Brésil, Colombie, Pérou, etc.) et dans d’autres continents. Le produit est approuvé par l’entremise de rapports fournis par Monsanto aux agences de réglementation américaines.
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Rédaction le 02/03 à 03:44 PM
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BIO A LA UNE.COM, une vitrine de produits bio en ligne

Produits cosmétiques, vêtements, fruits et légumes, matériel culinaire, tourisme vert... Qui fait quoi sur la planète
Bio ? Ce marché est l’un des plus dispersés qui soit au travers d’une multitude de petits producteurs. Il est désormais regroupé sur le site portail gratuit et non marchand :
www.bioalaune.com (prononcer : Bio à la une).
Le site se présente sous la forme d’un grand salon virtuel d’exposition où plus de 100 acteurs du bio, grands et petits, sont présents (producteurs, distributeurs, importateurs) pour promouvoir le fruit de leur travail.
Tout l’univers du bio y est représenté : les produits alimentaires y compris les compléments alimentaires, les produits cosmétiques pour les soins du corps, les produits de bien-être issus de la phytothérapie, de l’aromathérapie, de la luminothérapie, les huiles essentielles et les élixirs floraux, ainsi que des prestataires de services dans l’éco-construction et l’écotourisme (tourisme vert et solidaire).
Chaque exposant présente son entreprise, sa vocation, ses animateurs et donne toutes ses coordonnées. Les produits sont visualisables avec leurs fiches techniques et tarifs, avec d’éventuelles offres promotionnelles, les informations sur les nouveautés et les modalités d’achat.
Les ventes s’effectuent directement entre le producteur et le consommateur sans aucun intermédiaire et sans aucune commission du site qui est financé par les exposants.
Plus d’info sur
www.bioalaune.com
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Mariona le 02/03 à 01:17 PM
Consommation responsable
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Mardi, Février 02, 2010
Un agriculteur gagne sa cause contre Monsanto devant la cour d’appel
Par Alexa Tymocko
L’agriculteur français Paul François gagne sa cause contre Monsanto après avoir été intoxiqué en avril 2004 par un puissant herbicide.
Le 28 janvier dernier, la chambre sociale de la cour d’appel de Bordeaux a reconnu la corrélation entre les pathologies de l’agriculteur et l’intoxication à l’herbicide Lasso qu’il a subit le 27 février 2004. Paul François s’est intoxiqué au travail au moment où il nettoyait une cuve-pulvérisateur qui contenait l’herbicide redoutable.
Monsanto, fabriquant officiel du solvant en question, n’a retiré son produit du marché qu’en 2007, soit 3 ans après l’intoxication de l’exploitant agricole.
M. François explique qu’«à l’époque, (il a) eu de nombreux problèmes de céphalées suivis de pertes de connaissances et d’amnésie». Après cinq mois d’hospitalisation, il s’est rendu à Ruffec (Charente) pour rencontrer certains de ses collègues de travail. Il a constaté que plusieurs d’entre eux avaient subis des dommages similaires aux siens après un contact avec les solvants dangereux, souffrant eux-aussi des mêmes problèmes de santé aujourd’hui.
L’Associated Press rapporte que «la chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux était saisie par l'Assurance accident des exploitants agricoles (AAEXA), intermédiaire entre la profession et la Mutualité sociale agricole (MSA) qui s'opposait au jugement du tribunal d'Angoulême».
Le jugement rendu public par le tribunal reconnaît que «la rechute déclarée le 29 novembre 2004 par Paul François est directement lié à l’accident du travail dont il a été victime le 27 avril 2004 et doit être prise en charge au titre de la législation professionnelle».
L’avocate du cultivateur agricole a indiqué que les procédures nécessaires ont été mise en place auprès du tribunal de grande instance de Lyon contre le géant américain Monsanto pour «non respect des obligations de renseignement sur les précautions à prendre dans l’utilisation de solvants dangereux». La décision de la cour d’appel de Bordeaux est définitivement une première avancée pour les droits et la protection des agriculteurs utilisant des produits chimiques puissants.
D’autres victimes de pesticides
À lire différents témoignages, ce ne sont pas seulement les agriculteurs qui écopent des complications dues aux pesticides. Enfants, parents, mères de famille…
les témoignages abondent. Chaque fois, c’est la même histoire. Les personnes présentant des symptômes liés à la pulvérisation d’herbicides et de pesticides sont nombreuses :
problèmes cognitifs, neurologiques, visuels, olfactifs, cardiaques, respiratoires, dermatologiques, endocriniens, maux de tête violents, problèmes cutanés, problèmes respiratoires, suées, œdèmes des yeux, nausées, perte d'appétit…
Le manque de recours
Les résidents avoisinant les terres agricoles ont souvent peu de recours. La plupart du temps, les premières démarches sont effectuées auprès de la mairie du village. Lorsque les plaintes ne sont pas considérées et que les questions restent sans réponse, les citoyens sont dépourvus de tout recours. Puisqu’aucune instance n’est en mesure d’éclairer ou de protéger le citoyen devant les limites de la santé et de l’environnement, l’État doit mettre en place une organisation chargée d’étudier la question en profondeur, mais aussi de protéger ses citoyens devant des entreprises mondiales telles Monsanto.
À la fin de l’année 2004, «commençant à nous inquiéter des absences de l'État à nous protéger et sur les conseils sur l'Association de défense des victimes des pesticides agricoles, nous avons porté plainte mais la juge d'instruction nous a accueillis comme des malfaiteurs, a bâclé son analyse, s'est considérée comme médecin-expert pour comprendre mon dossier médical, et a dédouané nos voisins de toute responsabilité au printemps 2006», raconte Chantal, une bretonne vivant à une quinzaine de mètres des champs agricoles.
Des lettres et des pétitions ont été envoyées au Ministère de l’agriculture, des affaires sanitaires et de l’environnement. Les questions restent toujours sans réponse. Qui protège le citoyen français ou le citoyen riverain de l’agro-chimi-culteur ? Qui protège la santé de la planète Terre ? Et surtout, qui garanti la base de l'alimentation du citoyen ordinaire? Les pesticides sont-ils rendu banals au point où leurs répercussions ne sont pas considérées par les agriculteurs et encore moins par l’État? Les lobbies ont-ils réussi à nous manipuler à ce point? Jusqu’où les firmes multinationales sont prêtes à aller pour défendre leurs intérêts financiers au détriment de la santé des habitants et de la planète?
Plus de renseignements:
*
Combat Monsanto
*
Le monde selon Monsanto
*
Association Santé-Environnement en Rhône-Alpes
*
Victimes des pesticides
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Rédaction le 02/02 à 03:46 PM
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La semaine sans pesticides 2010, du 20 au 30 mars
Par MDRGF/AFD
Du 20 au 30 mars 2010, aura lieu en France la
semaine pour les alternatives aux pesticides, un évènement qui permet de maintenir la pression sur les décideurs et montrer que l’on peut aujourd’hui se passer des pesticides.
Pour le
Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF), il s’agit d’une semaine de sensibilisation auprès du grand publique et de la classe politique. Le MDRGF rappelle que l’Europe consomme 400 000 tonnes de pesticides, dont 76 000 en France, faisant de ce pays le 1er consommateur européen de ces substances. Pour cette association,
« les pesticides ont contaminé l’environnement et ainsi provoqué des dégâts considérables, parfois irréversibles : appauvrissement des sols, pollution des eaux et de l’air, développement de cancers et de perturbations endocriniennes chez l’homme, etc… ».
Bien que la réalité semble effrayante, l’utilisation de ces toxiques n’est pas une fatalité. Il existe des alternatives dans tous les secteurs d’utilisation de ces produits. De nouvelles formes d’agricultures et de jardinages respectueuses de l’environnement intégrant des procédés, n’utilisant pas de produits phytosanitaires se développent.
Une
réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production, selon
un rapport présenté jeudi 31 janvier, deux ans après le
Grenelle de l'environnement.
Coordonnée par l'
Inra, l'étude
Ecophyto R&D a été menée à la demande des ministres de l'Agriculture et de l'Environnement. Il s'agissait d'identifier de premières pistes d'actions pour répondre à l'objectif du
Grenelle de réduire en moyenne de 50% les quantités de
pesticides utilisés, si possible d'ici 2018, rappelle l'Inra.
"En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée", précise l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.
L'étude destinée à faire un état des lieux de l'utilisation des pesticides en France métropolitaine et à analyser les effets d'une réduction de leur usage en agriculture, a permis, selon l'Inra, de constater
"un grand contraste des situations selon les cultures et les régions"
Selon
François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF),
"ce rapport montre qu'il existe d'importantes voies de progrès pour les différents types de cultures".
Mais, prévient-il,
"il y a lieu pour l'Etat de fournir un effort considérable en recherche et développement pour pouvoir mettre au point les méthodes culturales qui permettront demain à tous les professionnels de réduire de 50% ou plus l'usage des pesticides, quel que soit le type de culture".
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Mariona le 02/02 à 01:24 PM
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