Vendredi, Janvier 29, 2010

Pour les peuples indigènes “Avatar n’est pas une fiction”

Par Survival International
Les peuples indigènes se félicitent du triomphe d’Avatar aux Golden Globes, "un film qui raconte la véritable histoire de ce que nous vivons aujourd'hui".


avatar n'est pas une fiction
©20th Century Fox
Avatar raconte une histoire qui se joue dans la vie réelle.
Un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l’île de Bornéo), a confié à Survival : "Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux".

"Les Na'vi d’Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d'exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier."

Jumanda Gakelebone, un Bushmen du Kalahari a déclaré : "Nous les Bushmen sommes les premiers habitants de l'Afrique australe. Nos droits à la terre sont bafoués et nous appelons le monde entier à l'aide. Avatar me rend heureux parce qu'il montre au monde ce que c'est que d'être Bushmen et ce que notre terre représente pour nous. La terre et les Bushmen sont indissociables".

Davi Kopenawa Yanomami, connu comme le Dalaï Lama de l’Amazonie, a expliqué : "Mon peuple a toujours vécu en paix avec la forêt. Nos ancêtres nous ont appris à comprendre notre terre et les animaux. Nous avons utilisé ce savoir avec précaution, parce que notre existence en dépend. Ma terre yanomami a été envahie par les orpailleurs. Il en est résulté la mort d'un cinquième de notre peuple, atteint de maladies que nous n'avions jamais connues auparavant".

En recevant le Golden Globe Awards la semaine dernière, le réalisateur d’Avatar, James Cameron, a évoqué l’une des idées centrales de son film qui "nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la terre".

James Cameron s'est inspiré de la langue maori de Nouvelle-Zélande pour inventer celle des Na'vi.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "De même que pour les Na’vi qui décrivent la forêt de Pandora comme "leur tout", pour la plupart des peuples indigènes, la vie et la terre ont toujours été profondément liées".

Le thème central d'Avatar – si l’on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longues trompes et des guerriers androïdes – se répète inlassablement sur notre planète.

Comme les Na'vi d'Avatar, les derniers peuples indigènes du monde – de l’Amazonie à la Sibérie – sont également en danger d’extinction, leurs terres sont spoliées par de puissants intérêts pour des raisons lucratives telles que la colonisation ou l’exploitation forestière et minière.

"L’un des meilleurs moyens de protéger le "miracle" du patrimoine naturel du monde est d'une simplicité étonnante, c'est de garantir les droits territoriaux des peuples indigènes".

Posté par Rédaction le 01/29 à 02:53 PM

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Trois majors Canadiens s’associent au Réseau de Covoiturage

Bell Canada, Bombardier Aéronautique et Groupe Pages Jaunes se joignent au Réseau de Covoiturage pour permettre à leurs employés de bénéficier d'une alternative de transport simple et efficace à l'auto en solo.

Le programme de covoiturage est offert aux quelque 20 000 employés de ces entreprises. Il donne, notamment, accès à un logiciel en ligne performant et convivial, permettant de trouver des partenaires de covoiturage pour les déplacements domicile - travail. L'adhésion récente de ces nouvelles entreprises ainsi que les nombreux partenariats conclus depuis 2005 permettent au Réseau de Covoiturage de se positionner comme un des leaders dans l'industrie du covoiturage au Canada.

Bell Canada et reseau de covoiturage
©Yummifruibat

Bell Canada

Le programme du Réseau permet à Bell Canada d'encourager le covoiturage auprès de ses milliers d'employés répartis dans ses trois principaux établissements de Montréal, y compris son siège social de l'Île des Sœurs. L'utilisation du Réseau de Covoiturage répond aussi au critère de transport durable du nouveau Bâtiment certifié LEED du Campus de l'Île des Soeurs. Tel que l'explique Daniel Gagné, chef divisionnaire - Responsabilité d'entreprise et environnement chez Bell, "Le covoiturage est une solution de transport durable appréciée par les employés et qui réduit nos impacts sur les changements climatiques". Bell a notamment été reconnue lors des trois dernières années par Carbon Disclosure Project et le Conference Board du Canada comme l'un des chefs de file en communication de l'empreinte climatique. Première société de télécommunications canadienne à être certifiée ISO14001, Bell est fière de ses pratiques exemplaires en matière de gestion environnementale et de réduction des gaz à effet de serre.


Bombardier Aéronautique

Bombardier et reseau de covoiturage
Entreprise pionnière, Bombardier Aéronautique encourage le covoiturage et les transports actifs et collectifs auprès de ses quelque 13 000 employés de la région de Montréal depuis maintenant 10 ans. "Nous sommes fermement engagés à réduire l'empreinte environnementale de nos opérations et de nos produits et encourageons nos employés à contribuer à cet effort", mentionne Carol Gagnon, Directeur de la Sûreté Industrielle chez Bombardier Aéronautique. "Le logiciel du Réseau de Covoiturage est la solution toute désignée pour nous permettre de gérer l'intérêt croissant de nos employés envers l'adoption d'une approche responsable pour leurs déplacements", a-t-il ajouté.

Groupe Pages Jaunes


Groupe Pages Jaunes a tout récemment inauguré un programme de covoiturage à travers plusieurs de ses bureaux à l'échelle nationale, qui inclut notamment des espaces de stationnement privilégiés pour ses 800 employés de l'Île des Soeurs. "Cette initiative constitue un des multiples projets environnementaux que Groupe Pages Jaunes a mis de l'avant cette année pour intégrer le développement durable à ses pratiques d'affaires. Plusieurs de nos employés ont déjà adopté des habitudes de transport durable, notamment en venant travailler à vélo ou en transport en commun", a mentionné Annie Marsolais, directrice générale, Communications marketing et de l'entreprise. "Notre partenariat avec Le Réseau de Covoiturage démontre notre volonté d'être un employeur de choix qui s'engage concrètement envers l'environnement", a-t-elle ajouté.

reseau de covoiturage

À propos du Réseau de Covoiturage


Entreprise privée à caractère social, Le Réseau de Covoiturage a pour mission d'offrir à ses partenaires affiliés (municipalités, sociétés de transport, employeurs et institutions d'enseignement), les outils et le soutien nécessaires pour la mise en place et la gestion efficace de programme de covoiturage.

Le Réseau de Covoiturage (et The Carpooling Network) est opéré par CovoiturageMontréal Inc. Le Réseau de Covoiturage a su développer des technologies uniques dans l'industrie qui permettent aux organisations de toutes tailles d'effectuer une gestion simple et efficace d'unprogramme de mobilité durable, que ce soit dans la province du Québec, à l'échelle du Canada ou, plus récemment, partout aux États-Unis.

Pour plus d'informations sur les services offerts par Le Réseau de Covoiturage: www.covoiturage.ca.
Renseignements: Pier-Olivier Girard, Président et cofondateur du Réseau, Le Réseau de Covoiturage, (514) 774-8607, poste 601, 1-877-774-8607, pogirard@covoiturage.ca
Posté par Rédaction le 01/29 à 10:17 AM

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Mercredi, Janvier 27, 2010

Newsletter: 2010, vers un marché de la biodiversité

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 La biodiversite a-t-elle un prix Quel est le prix de la biodiversité ?
Évaluer financièrement l'apport de la biodiversité et le coût de sa destruction pour mieux la protéger est un des objectifs de l’Union Européenne et de l’ONU. 23 500 milliards d’euros par an, soit environ la moitié du PIB mondial, voilà la valeur des services rendus par les écosystèmes au niveau mondial, selon l’économiste Pavan Sukhdev.
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disparition popondetta blue-eye Des poissons d’eau douce menacés !
L’UICN, Union mondiale pour la nature, a récemment publié la liste des poissons d’eau douce menacés dans le monde. Fondée sur une solide base scientifique et reposant sur une série de critères précis, la Liste rouge des espèces menacées vise à fournir un bilan objectif du degré de menace pesant
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disparition thon rouge Le thon rouge sème la discorde
Le thon rouge fait polémique au sein du gouvernement français. Si la Secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Chantal Jouanno, déclare se battre pour interdire la commercialisation de cette espèce menacée, Bruno Lemaire, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, s’est prononcé pour une interdiction partielle.
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Posté par Administrator le 01/27 à 12:57 PM
Biodiversité
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Conférence gratuite de Steven Guilbeault sur “l’après Copenhague”



conférence steven guilbeault apres Copenhague
Le Sommet de Copenhague sur les changements climatiques : envie de savoir ce qui s’est vraiment déroulé et envie de connaître la suite ?

Assistez à une conférence gratuite de Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre et co-président du Réseau Action climat international, sur « L’après Copenhague ».

Mardi le 2 février 2010, à 19h30
À l'Amphithéâtre Hydro Québec du Pavillon Desjardins (2325, rue de l'Université, Université Laval)

Faites-vite les places sont limitées !

Réservation obligatoire auprès d’Équiterre: pbluteau@equiterre.org

Posté par Administrator le 01/27 à 11:39 AM

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Festival International de l’Image Environnementale



fiie appel de candidatures

Festival International de l’Image Environnementale : Appel à candidatures 2010


Le Festival International de l’Image Environnementale lance un appel à candidatures auprès des photographes, des artistes multimédias et des vidéographes intéressés par la thématique de l'environnement.

Ce Festival a pour but de sensibiliser le public aux enjeux du développement durable par le vecteur de la création artistique.

Depuis quelques années l’offre de sujets photographiques sur le thème de l’environnement est récurrente et de plus en plus importante, mais peu présente dans les galeries d’art. Aucune thématique générale n’a été proposée sur ce sujet.

L’art vit du temps qu’il traverse et de son actualité. Il en est la vision sensible car il est souvent précurseur des influences à venir.

Le FIIE est entièrement produit sous les normes définies par les labels de protection environnementaux et vérifié par WWF.

fiie appel de candidatures

Appel à Candidatures


Les photographes, vidéastes et artistes multimédias sont invités à proposer leurs travaux autour du thème de l’environnement.

Les artistes seront choisis en raison de la qualité de leur pratique artistique et de la pertinence de leur sujet. De niveau professionnel ou semi professionnel, français et internationaux, ils auront avant tout une vision d’auteur sur les enjeux liés à l’environnement, qu’ils soient :

* D’ordre écologiques, sociaux, économiques, urbanistiques, politiques,
* Positifs ou négatifs,
* Conceptuels ou réalistes.

Faites parvenir vos œuvres au plus tard le 28 Février 2010 pour la pré-sélection finale.

Pour plus d'information, visitez www.fiie.fr
Posté par Administrator le 01/27 à 11:09 AM

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Mardi, Janvier 26, 2010

Quel est le prix de la biodiversité ?

Biodiversité
2010 a été déclaré par les Nations Unies année internationale de la biodiversité. C’est donc le moment d’adopter des mesures drastiques pour freiner la disparition des espèces, qui aujourd’hui s’écroulent 1 000 à 10 000 fois plus vite que son rythme naturel, selon l’
IUCN (Union pour la nature). Dans la même optique que le système « Pollueur-Payeur » est appliqué aux industriels ou acheteurs de nouveaux véhicules, les acteurs économiques qui dégradent la biodiversité devront compenser cette perte de « capital naturel ». Le marché de la biodiversité devrait prendre forme cette année en France, d’autant plus que des études sur le coût économique de la destruction de la biodiversité se multiplient.



Évaluer financièrement l'apport de la biodiversité et le coût de sa destruction pour mieux la protéger est un des objectifs de l’Union Européenne et de l’ONU. 23 500 milliards d’euros par an, soit environ la moitié du PIB mondial, voilà la valeur des services rendus par les écosystèmes au niveau mondial, selon l’économiste Pavan Sukhdev, auteur d’ un rapport sur le coût économique de la perte de biodiversité commandé par l’Union Européenne.



L’Agence européenne pour l’environnement souhaiterait mettre en place une tarification des biens et services en fonction de leur véritable impact sur l’environnement. Comme on lit dans le manuel pour la création de marchés de la biodiversité publié par l’OCDE, on estime souvent que « les coûts induits par la conservation de la biodiversité ont un caractère local tandis que les avantages ont un caractère mondial. Il s’agit clairement d’une politique redistributive, dans la mesure où un groupe en tire avantage au détriment d’un autre : la collectivité locale y perd alors que la collectivité mondiale y gagne ».



Qui doit payer ?



C’est le point de vue du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva qui considère qu'aucun étranger ne peut demander aux habitants de l'Amazonie de « mourir de faim » pour sauver la forêt et qu'il revient aux pays riches de payer pour préserver la région. « Nous voulons bien préserver (la forêt) mais eux (les gringos) devront payer la facture de cette préservation", a déclaré Lula dans un discours avant l'ouverture d'un mini-sommet des pays amazoniens à Manaus, au cœur de l'Amazonie brésilienne, en novembre dernier.



Mais comment fixer le prix de la biodiversité ? Contrairement au carbone, il est impossible d’en donner une unité de mesure, selon Bernard Chevassus-au-Louis, auteur d’un rapport sur « l’approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes ». Cependant, ce même rapport estime que la perte des services écologiques pourraient représenter chaque année jusqu’à 7% du PIB mondial en 2050, soit environ 13 938 milliards d’euros.



Calculer les pertes et les coûts



L’équipe de Pavan Sukhdev missionnée par l’Union Européenne donne l’exemple de la seule forêt de Masoala, à Madagascar. Sa perte se chiffrerait à 1,5 milliard de dollars pour l’industrie pharmaceutique, 5 milliards pour le tourisme et 4 milliards de dollars pour les ménages. Selon une autre étude du même économiste indien publiée en novembre 2009, « si l’on investissait quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer, cela permettrait d'assurer des bénéfices de l'ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après seulement quelques dizaines d'années ».



La compensation en France



La France devrait pouvoir intégrer des politiques de compensation pour les services rendus par la biodiversité cette année, selon Nicolas Sarkozy. Pour l’heure, il existe depuis 2008 fonds de compensation pour la biodiversité doté par la Caisse des dépôts et consignation de 15 millions d’euros. La CDC Biodiversité est ainsi chargée de « constituer des actifs naturels pour permettre aux maîtres d’ouvrages de pouvoir effectivement compenser en aidant à la réhabilitation d’un terrain spécifique et non plus se contenter d’un dédommagement financier ».



En parallèle, un fonds d’investissement pour le patrimoine naturel ( FIPAN ) a été lancé pour permettre aux entreprises de financer la préservation, la restauration ou la renaturation d’un milieu naturel, public ou privé. Le FIPAN émet des parts d’engagement sur un patrimoine naturel local et identifié. Il permet ainsi à l'entreprise de compenser ses impacts diffus sur les écosystèmes par des actions concrètes.



Des instruments à développer



Selon Novethic , nous sommes encore loin des Etats-Unis, qui offrent aujourd’hui le système de compensation le plus avancé. Les entreprises et agriculteurs qui portent atteintes aux zones naturelles doivent en effet acheter des crédits environnementaux à des banques spécialisées pour compenser les dégradations.
Posté par Mariona le 01/26 à 12:09 PM
Biodiversité
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Le thon rouge sème la discorde

Par Mariona Vivar

Thon rouge
©LJ. Griffin Stewart
Il n’y a plus de thon rouge dans l’ouest de l’océan Atlantique. Actuellement, le même sort est promis au thon rouge de la Méditerranée d'ici trois à cinq ans si aucune mesure n'est prise contre la surpêche. Sur ce constat alarmant, le Président Sarkozy s’est engagé à protéger cette espèce. Il avait promis en juillet dernier au Havre « le soutien de la France à l'inscription du thon rouge à l'annexe de la convention internationale sur les espèces sauvages, pour en interdire le commerce. »



Pourtant, depuis quelques jours, le thon rouge fait polémique au sein du gouvernement français. Si la Secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Chantal Jouanno déclare se battre « pour le thon rouge et la position du Président », Bruno Lemaire, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, s’est prononcé pour une interdiction partielle : « Si nous inscrivons le thon rouge [en] annexe 2 de la CITES, nous interdisons 90 % des exportations de l'Union européenne, donc je crois que ce sera déjà un progrès important ».



Annexe 1 ou Annexe 2 : une grande différence



Les organisations écologistes comme le WWF, refusent la proposition du ministre de l'Agriculture et réclament l’inscription, « sans réserve ni délai d’application », du thon rouge à l'Annexe I de la CITES, la Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore menacées d’extinction. Mais quelle est la différence entre les annexes I et II de cette convention?



Les espèces inscrites à l'Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. La CITES en interdit le commerce international. En revanche, « L'Annexe II est la liste des espèces qui, bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n'était pas étroitement contrôlé. (…) Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à l'Annexe II peut être autorisé et doit dans ce cas être couvert par un permis d'exportation ou un certificat de réexportation. »



La décision de la France d’interdire totalement ou de forme partielle la commercialisation du thon rouge est déterminante. Elle pèsera de tout son poids en mars prochain dans le positionnement de l’Europe lors la prochaine Conférence des Parties de la CITES, à Doha. La Commission européenne attend cette décision pour se prononcer dans les jours qui suivent.



Les citoyens sont sensibilisés



Un sondage, commandité par Greenpeace et publié le 22 janvier dans « Le Parisien », montre que les Français sont inquiets pour l’avenir du thon rouge. 74% des personnes interrogées pensent que c’est une espèce menacée, 66% d’entre elles estiment qu’il faut en interdire le commerce international et 78% sont prêtes à ne plus en consommer.



Les restaurateurs se mobilisent



Par ailleurs, reflétant les fortes inquiétudes de l’opinion publique, plusieurs enseignes de la grande distribution et certains grands chefs, comme ceux de l’Association des Relais et Châteaux, ont décidé de ne plus vendre ni servir de thon rouge. « Les gens achètent en poissonnerie ce qu'ils ont mangé au restaurant. Ma logique est de proposer d'autres poissons, moins menacés, pour influencer la consommation », explique à Durable.com Gaël Orieux du restaurant Auguste, à Paris, qui a arrêté de servir du thon rouge depuis cinq ans.

Les conséquences sociales

D’un point de vue économique, la fin de la pêche industrielle du thon rouge est inexorable en raison de son coût de production élevé et de la baisse continue des quotas. En 2011, la France, qui doit rembourser ses dépassements de quotas de 2007, pourrait ainsi n’avoir aucun quota alors que les autres pays pêcheurs continueraient à pêcher…

Ceux concernés par la pêche industrielle au thon rouge ne représenteront en 2010 qu’une quinzaine de bateaux sur les quelques 5000 embarcations que compte la pêche française. Le nombre d’emplois directs concernés par cette pêche industrielle, ouverte un mois par an, est de 103, selon les chiffres du journal « Le Marin » du 8 janvier dernier. En outre, la pêche industrielle, tournée vers le marché japonais, ne génère que très peu d’emplois en aval.

Posté par Mariona le 01/26 à 05:14 AM
Biodiversité
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Lundi, Janvier 25, 2010

Des poissons d’eau douce menacés !

L’UICN, l'Union mondiale pour la nature, a récemment publié la liste des poissons d’eau douce menacés dans le monde. Fondée sur une solide base scientifique et reposant sur une série de critères précis, la Liste rouge des espèces menacées vise à fournir un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces en France et dans le monde.

popondetta blue-eye poisson en voie de disparition
L’étude réalisée sur les 69 espèces de poissons d’eau douce du territoire métropolitain en France indique que 15 d’entre elles sont menacées de disparition.

La Liste rouge de l’UICN dénombre maintenant 3 120 poissons d’eau douce, 510 de plus que l’année dernière. Il reste encore beaucoup à faire pour connaître le statut de tous les poissons d’eau douce du monde, néanmoins 1 147 parmi ceux évalués jusqu’à présent sont menacés d’extinction. Le poisson garde-boue (Neochanna apoda), visible uniquement en Nouvelle Zélande, est passé de la catégorie ‘Quasi menacé’ à ‘Vulnérable’ car il a disparu de nombreux endroits où on pouvait le trouver. Environ 85-90 pour cent des zones humides de Nouvelle Zélande ont été perdues ou dégradées du fait des plans d’assèchement, du développement de l’irrigation et des terres cultivables.

red list
“Les espèces vivant en eau douce ont pendant longtemps été négligées. Cette année, nous en avons de nouveau ajouté un grand nombre à la Liste rouge de l’UICN, et confirmons la menace élevée qui pèse sur de nombreux animaux et plantes d’eau douce. Cela reflète bien l’état de nos ressources en eau, dont la valeur est pourtant immense. Il nous faut donc maintenant poursuivre nos efforts de toute urgence, mais le plus important est de se servir de cette information disponible pour utiliser plus raisonnablement les ressources en eau” déclare Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme espèces de l’UICN.

Grâce à la Liste rouge de l’UICN, on sait aujourd’hui de façon sure qu’une espèce d’amphibien sur trois, plus d’un oiseau sur huit, plus d’un mammifère sur cinq et plus d’une espèce de conifère sur quatre sont menacés d’extinction mondiale. La Liste rouge de l’UICN est retenue par la Convention sur la diversité biologique comme un indicateur privilégié pour suivre l’état de la biodiversité dans le monde.

Pour plus d’information www.iucnredlist.org.
Posté par Administrator le 01/25 à 11:50 AM
Biodiversité
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Mardi, Janvier 19, 2010

Newsletter: Soldes intelligentes : Acheter mieux et jeter moins

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 Clementine Hypermarché: faire les bons choix
Est-il mieux d’acheter l'emballage des boissons en carton ou de verre ? Est-ce que le jus d’orange est plus écolo que le jus de pomme ? Et que faire des emballages de yaourt en plastique en plusieurs lots ?
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Hong Kong cimetière numérique Des cimetières numériques
Le Ghana, la Chine, l’Inde, le Pakistan… Les pays pauvres écopent des déchets technologiques des pays riches au détriment de l’environnement et aussi de la santé de ceux qui travaillent dans ces décharges toxiques. Chacun y trouve son compte, mais à quel prix ?
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Steven Harper Quel avenir pour le biométhane ?
Après les critiques lancées à l'encontre du Premier ministre canadien pour son manque d’engagement à Copenhague, Harper vient d’annoncer le financement de la construction d’une usine de compostage et de biocarburant capable de traiter 20 000 tonnes de déchets de table par année. Les déchets seront transformés en biogaz.
Lire l'article...


rôtisserie st-hubert Fast food : des emballages gras et 100% recyclables ?
Nous avons testé le poulet rôti St Hubert. La chaîne alimentaire promet des emballages plus écolos depuis qu’elle a lancé sa nouvelle ligne d’emballage 100% recyclable. Les limites du recyclage dans le domaine de la restauration rapide.
Plus de détails...




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Posté par Administrator le 01/19 à 10:26 AM

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Lundi, Janvier 18, 2010

Quel avenir pour le biométhane ?

Par Alexa Tymocko
Les premiers ministres du Québec et du Canada, Jean Charest et Stephen Harper, ont donné une conférence de presse conjointe à Rivière-du-Loup sur le financement de la construction d’une usine de traitement des déchets organiques par la biométhanisation.

Stephen Harper
Après le sommet international sur les changements climatiques et les nombreuses critiques lancées au Premier ministre Harper pour son manque de volonté, ce dernier vient d’annoncer le financement de la construction d’une usine de compostage et de biocarburant près de Rivière-du-Loup. Pour Harper, « ces défis environnementaux, ces défis des changements climatiques vont être là pour longtemps et c'est une chose sur laquelle le gouvernement doit collaborer ». Le Premier ministre canadien avait pourtant eu un froid avec Jean Charest à Copenhague alors que Jean Charest avait critiqué la position canadienne en matière de changements climatiques. Et Charest avait rétorqué son droit d’exprimer les positions environnementales du Québec, que ce soit «à Cacouna ou à Copenhague».

Le projet de Cacouna


Le plan du nouveau projet a été lancé en novembre dernier par la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp. Réalisé conjointement avec Ottawa, le gouvernement Charest prévoit investir 4,7 millions de dollars. Pour sa part, Ottawa débloquera 4 millions de dollars dans les nouvelles installations. Au total, une enveloppe de 14,7 millions sera attribuée à l’ensemble du projet par les deux gouvernements.

L’usine sera gérée par des partenaires publics municipaux ainsi que l’entreprise privée Envirogaz. Charest a insisté sur l’importance des emplois que ce projet va générer. «Les retombées sont majeures, plus d’une centaine d’emplois directs ou indirects seront créés » affirme-t-il. Au Québec, l’usine de Cacouna est la première d’une série de projets du même genre qui totaliseront 650 M $ d’investissement en infrastructures de compostage et de biométhanisation.

L’usine de biogaz de Cacouna traitera 20 000 tonnes de déchets de table par année en provenance de Rivière-du-Loup et des environs. Les déchets seront transformés en biogaz. La fermentation des matières organiques animales et végétales sera ensuite utilisée pour chauffer les bâtiments ou encore comme biocarburants pour alimenter les véhicules. Ils projettent aussi les utiliser dans le réseau gazier afin de réduire les gaz à effet de serre. La quantité de tonnes de déchets traités équivaudra à environs 1,4 millions de litres de diesel, ce qui correspond à la quantité de carburant de 30 camions lourds consommant 45 000 litres de diesel par an.

Le vice-président directeur d'Envirogaz, Sylvain Trépanier, a déclaré que l'usine, la première du genre au Québec, «transformera d'ici 2012-13 plus de 60 pour cent des matières organiques résiduelles de la région grâce au processus de biométhanisation».

Selon lui, "l'idée du développement durable, et l'idée de la ministre, c'est qu'elle met justement 650 millions $ dans un 'pot' justement pour développer des solutions régionales et arrêter de faire du transport avec de la matière résiduelle".

Pourtant, il y a un an, Charest bloquait des projets similaires sous prétexte que les déchets municipaux du Québec étaient considérés comme radioactifs, donc intouchables…

Des projets de biogaz en Europe


En Europe, une initiative du même genre a été mise sur pied par Biogasmax, un projet issu du 6e Programme de Cadre de Recherche et de Développement de la Commission Européenne. Ce projet fait partie des initiatives de l’Europe pour réduire sa dépendance aux carburants fossiles. L’énergie des déchets sera utilisée à des fins de transport urbain « environnemental » dans les villes telles que Lille en France, Stockholm, Rome et Berne.

Posté par Administrator le 01/18 à 01:30 PM

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Vendredi, Janvier 15, 2010

Soutenez Haïti: Faite un don à l’organisme de votre choix


Haïti

La communauté internationale se mobilise pour venir en aide à Haïti, récemment dévasté par un séisme de force 7.0 qui a détruit la plupart des infrastructures de la capitale. Des milliers de sinistrés, abandonnés à eux même, errent dans les rues où des cadavres et des blessés, sous les décombres, attendent l’aide internationale. Le Président du pays le plus pauvre de l’Amérique estime que le bilan du nombre de mort s’élèvera à plus de 100 000 morts. Entre crises politiques et catastrophes naturelles, le pays sombre encore une fois dans l’enfer.

La meilleure façon de venir en aide au peuple haïtien est de faire un don à l’une des organisations suivantes.


Croix Rouge La Croix-Rouge Canadienne ou encore le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) interviennent afin de fournir des abris, des vivres, de l’eau potable et des soins médicaux aux nombreuses personnes ayant besoin d’aide à Port-au-Prince à Haïti. Les volontaires de la Croix-Rouge continueront de travailler sans relâche pour aider les nombreuses personnes touchées par cette catastrophe.


médecins sans frontières L'organisation humanitaire fournit des soins médicaux aux personnes en situation de crise. Les dons de son action de secours à Haïti serviront à réparer les hôpitaux obstétriques et de traumatologie en Haïti, endommagés par le séisme. Les dons serviront aussi à transporter 70 médecins supplémentaires et des fournitures médicales à l'île dans un effort visant à créer des centres d'intervention médicale d'urgence. Pour faire un don, allez à doctorswithoutborders.org ou composez le 1-888-392-0392.


UNICEF L’UNICEF est le leader international dans l’assistance aux enfants, présent dans plus de 150 pays pour faire face aux problèmes tels que l’eau potable, l’éducation et l’aide d’urgence. L’intégralité de vos contributions sera utilisée par le fonds américain de l’UNICEF pour une aide humanitaire d’urgence. 64% de la population haïtienne est âgée de moins de 18 ans. L'UNICEF demande des dons d'allégement en faveur des enfants par l'intermédiaire de leurs Fonds pour les enfants d’Haïti. Vous pouvez aussi appeler au 1-800-4UNICEF.

Vous pouvez également trouver toutes les organisations où vous pouvez faire un don ICI


SOYEZ GÉNÉREUX ET DONNEZ MAINTENANT !

Posté par Rédaction le 01/15 à 11:19 AM

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Programme Action-Climat du FAQDD : soumettez vos projets!


FAQDD
Le Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD) est un organisme à but non lucratif dont la mission est de soutenir des projets visant à changer les comportements individuels et collectifs. Il annonce l’ouverture d’une nouvelle période d’appel à propositions de projets, dans le cadre du programme Action-Climat visant la réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Les organismes désireux de présenter un projet ont jusqu’au 15 février 2010 à minuit pour transmettre leurs propositions ( tous les détails au www.faqdd.qc.ca ).

Pour renseignements :
Caroline Synnet
Chargée de projet
Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD)
Téléphone : 418 692-5888
Site Internet :www.faqdd.qc.ca
Posté par Administrator le 01/15 à 09:59 AM

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Mercredi, Janvier 13, 2010

Harper reste aveugle

Par Alexa Tymocko

Le Premier ministre du Canada Stephen Harper met un frein aux projets de recherches sur les changements climatiques.

Stephen Harper
La Premier ministre canadien refuse de renouveler le financement de la recherche sur les changements climatiques. Cette décision entraînera l’exode d’un nombre important de chercheurs et de spécialistes canadiens vers d’autres pays.

La position du premier ministre conservateur est claire.Son refus de renouveler le budget de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA) reflète parfaitement son opposition idéologique aux changements climatiques. La FCSCA est le principal organisme de financement de la recherche universitaire dans ce secteur.

Pour David McGuinty, porte-parole libéral responsable de l’environnement et de l’énergie,« cette perte de financement veut dire que des équipes de renommée mondiale de recherche sur le climat vont être démantelées, tout cela parce que les conservateurs s’opposent aux avancées de la science sur les changements climatiques ».

La FCSCA a été fondée en 2000 et a bénéficiée d’un investissement de 60 millions de dollars du gouvernement libéral de Jean Chrétien. Elle a reçu en tout 110 millions des gouvernements libéraux de Chrétien et Martin. Pourquoi alors réduire à rien du tout ce financement essentiel pour la survie des recherches menées pour l’avenir de notre planète? Tout comme pour la diminution des fonds alloués aux arts et la récente prorogation du gouvernement, Harper réitère son indifférence et son détachement de la voix du peuple. Il semble incapable d’expliquer clairement ses choix et son attitude. Peut-être oublie-t-il que son gouvernement est minoritaire?

Pour l’instant, la Fondation fait l’objet d’un « examen stratégique », tout comme d’autres programmes gouvernementaux. Cette évaluation sert à déterminer si les sommes versées donnent les résultats attendus et si elles sont bien gérées. De leur côté, les chercheurs estiment que le gouvernement prend trop de temps à se décider et que cela affecte les équipes de recherche déjà existantes. Ottawa insiste sur le fait qu’il ni n’y a pas d’urgence.

Comment les canadiens peuvent-ils avoir confiance en un gouvernement aussi insouciant des besoins criants en recherche sur le changement climatique? Son négationnisme freine un des secteurs de recherche les plus importants au pays. Il risque gros et il s’en fou. Pendant que Harper continue de s’enfoncer la tête dans le sable, notre image auprès de la communauté internationale ne cesse de se détériorer. Combien de catastrophes naturelles telles que le tremblement de terre de Port-au-Prince faudra-t-il attendre avant que notre gouvernement réagisse pour vrai?

Posté par Rédaction le 01/13 à 01:23 PM

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Lundi, Janvier 11, 2010

St-Hubert devient vert

Par Alexa Tymocko

La chaîne alimentaire connue pour son fameux poulet rôti promet des emballages plus écolos depuis qu’elle a lancé sa nouvelle ligne d’emballage 100% recyclable.

st-hubert devient vert
La rôtisserie a redoré son image en décembre dernier alors qu’elle a complètement éliminé l’usage de la styromousse. Même si l’entreprise avait déjà fait un pas en avant il y a deux ans en choisissant des contenants de polystyrène oxo-dégradable pour ses repas à emporter et les livraisons, elle fait une fois de plus un grand saut pour réduire son empreinte environnementale côté emballage. Voici donc le résultat d’une démarche globale visant « le retrait des matériaux moins écologiques utilisés dans la fabrication des emballages et leur emplacement par des matières recyclables ou compostables ».

Pendant le temps des fêtes, j’ai eu le grand plaisir de tester cette nouvelle ligne verte. Boîte individuelle fait de carton 100% recyclé et 35% postconsommation, contenant à salade de chou en plastique PETE 100% recyclable, plateau-repas et sac en papier brun 100% recyclables ainsi que contenant à sauce en carton à 93% et à 7% PEBD. Ils ont pensé à tout!

L’autre objectif était de réduire la quantité d’emballage en concevant chaque pièce en plus petit format. Résultat? La boîte individuelle se trouve plus petite de 6,8%. Selon les calculs de la chaîne, les nouveaux emballages verts permettront d’éliminer 412 tonnes de déchets par année. La réduction des pièces d’emballage permettra, quant à elle, d’économiser 136 tonnes de papier et de carton par an.

Par contre, le recyclage comporte ses limites et surtout dans le domaine de la restauration. Je me suis retrouvée face à un dilemme lorsque ce fut le temps de laver les contenants pour les mettre dans ma boîte de recyclage. La boîte individuelle jaune était souillée de gras (frites et poulet). Je n’étais plus certaine de pouvoir recycler ma boîte de carton dite 100% recyclable. J’ai alors consulté Montréal recycle et découvert que les papiers et cartons souillés ou gras ne sont pas acceptés dans les bacs de recyclage. J’ai donc seulement recyclé le contenant à sauce et le contenant à salade de chou, le sac de papier étant lui aussi plein de résidus de matières grasses. Quelle déception!

Posté par Rédaction le 01/11 à 02:04 PM

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Vendredi, Janvier 08, 2010

Calculer ses impacts environnementaux à l’hypermarché

Par Alexa Tymocko

Est-il mieux d’acheter des breuvages de contenant de brique ou de verre? Est-ce que le jus d’orange est mieux que le jus de pomme? Et que faire des emballages de plastique de yaourt en plusieurs lots? Voilà une gamme de questions auxquelles la PME Greenext peut répondre en calculant le nombre de kilos équivalents en CO2 des produits alimentaires achetés à l’hypermarché.

Clementine

Étiquetage carbone


La facture des consommateurs s’élève en moyenne à 13 kilos de CO2 dans le nord de la France. Le centre Leclerc de Wattrelos, près de Pas-de-Calais, est l’un des seuls hypermarchés qui calcule ses factures en C02. Une première nationale depuis avril 2008! L’adhérent et directeur du magasin, Thomas Porcher, y réalise un projet pilote ainsi qu’à deux autres de ses succursales à Templeuve et Lille-Fives. Il offre à ses clients une facture en Co2 en plus de celle en euros. Le gérant veut faire prendre conscience aux consommateurs de leurs impacts écologiques lorsqu’ils choisissent des produits alimentaires.

Pour réaliser son projet, Thomas Porcher a contacté Greenext, une PME qui offre des solutions de calcul du coût de carbone. Appuyé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), Porcher a voulu connaître quel emballage est le moins polluant? Quel est l’origine de la matière première? Les engrais utilisés? Comment les produits sont-ils transformés? Transportés? En magasin, sont-ils placés dans un rayon d’air ambiant, froid ou surgelé?

L’analyse du cycle de vie spécifique à chaque produit a été établie selon l’ADN de chaque type de produit. Par exemple, un paquet de quatre yaourts nature en pots de plastique équivaut à 1,68 kg d’équivalent CO2. Et pour un kilo de steak haché surgelé, il en vaut 5, 79 kg. Le seul problème, c’est que l’on retrouve plus de 20 000 références alimentaires en magasin. Comment tout répertorier?

Il n’y a pas de solution miracle. Par contre, Greenext a mis au point une méthode de calcul particulière. « Au lieu d'analyser chaque produit vendu en magasin, nous avons modélisé les rayons des grandes surfaces et défini quelque 800 produits génériques dont nous calculons l'impact environnemental », explique Caroline Alazard, fondatrice de la PME. Ce ne sont donc pas les différences de marques qui sont évaluées, mais plutôt de produits. Elle évalue par exemple, les émissions d’une brique de jus d’orange frais représentative du rayon et d’un yaourt emballé dans un pot de plastique.

jus de pomme

Un travail colossal


L’analyse du cycle de vie des produits alimentaires a d’abord été adoptée par le groupe Casino qui s’est joint au groupe Bio Intelligence Service il y a trois ans. La compagnie a répertorié l’indice carbone de ses propres produits fabriqués. Pour chaque référence, elle rassemble les données sur l’origine de la matière première utilisée, l’alimentation des animaux, les engrais utilisés, le transport vers l’usine de transformation, son bilan de carbone, le kilométrage effectué par le consommateur de son domicile au supermarché, etc. Un processus long où chaque détail est indexé car il peut influencer directement l’indice carbone d’un produit. Tellement long qu’en octobre 2009, Casino n’avait répertorié que 527 produits sur 4 000! Seul le type d’emballage et la particularité du lieu de vente font varier le bilan CO2.

Les ingénieurs de Greenex s’attardent aux moindres statistiques. Ils vont jusqu’à chercher la moyenne parcourue par les consommateurs pour se rendre à l’hypermarché. Porcher est heureux des résultats jusqu’à présent : « Nos tickets de caisse sont devenus une sorte de mailing personnalisé plus efficace et moins coûteux que l'envoi de prospectus ». Il sait maintenant qu’une pomme chinoise est quatre fois plus carbonée qu’une pink lady française et que le jus d’ananas émet trois fois plus de CO2 que le jus de pomme.

emballage plastique yaourt
Pour Caroline Alazard, il faut « d’abord initier les consommateurs à l’impact de chaque type de produits ». Porcher a donc affiché des panneaux dans les différents rayons. « Acheter local = moins de CO2 », « Je privilégie les produits de saison » ou encore « Attention au suremballage ». Le mot se passe aussi à l’interne. « L'opération a fait prendre conscience aux acheteurs du Galec, le groupement d'achat des centres Leclerc, de quelques aberrations : ainsi, le cahier des charges des produits bio fabriqués par la Scamark, notre marque distributeur, prévoyait presque systématiquement l'emballage en verre des jus de fruits ! Or, à cause de son poids, le verre est plus émetteur que la brique type Tetra Pak. »

Casino cherche, lui aussi, à reverdir sa cour arrière. Nouvelles recettes, emballages et centres d’approvisionnement. « Nous cherchons désormais à nous approvisionner à moins de 1 000 km, et nous avons remplacé dans certaines recettes de l'huile de palme importée par des huiles de tournesol ou de colza plus locales. »

Greenext prévoit déjà introduire de nouveaux critères tels que la consommation d’eau ou encore la biodiversité. Caroline Alazard veut aussi examiner les produits d’hygiène et de bricolage. Ces initiatives seront certainement bénéfiques pour les générations à venir. Reste à savoir si tous les hypermarchés vont eux aussi s’adapter aux nouvelles façons de faire et verdir d’avantage leurs marchés.

Posté par Rédaction le 01/08 à 02:01 PM

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