Mercredi, Mars 10, 2010

Les nomades en colère face à un « rallye propre »

Par Zaila
Le rallye des Gazelles met en péril l’équilibre fragile du désert du Sahara. Les nomades et les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Atteinte à la biodiversité ou « rallye propre » ?

Biodiversité désert
© Zaila
Sous les traces d’un 4x4, l’herbe, écrasée en quelques secondes, mettra des dizaines d’années à repousser. C'est une orgie de bruit et de poussière dévastatrice qui écrase la nourriture des chameaux et la source de vie des nomades du désert. Anchal et El Had, par exemple, sont des plantes rares et en voie de disparition qui se trouvent dans le parcours de la caravane motorisée. Les nomades n’ont pas d’autre alternative que de fuir à la recherche du silence et de la survie. L’association de nomades Zaila s’oppose frontalement à la célébration du Rallye des Gazelles qui traversera le désert du 13 au 25 mars. « Des gazelles, on n’en voit plus dans le désert car cette espèce a disparu à cause de l’action humaine ! », s’indigne Ali Sbai, membre de l’association Zaila .

Biodiversité désert
© Zaila
Pour couronner le tout, le site officiel de l’épreuve automobile parle de « rallye citoyen et responsable » aspirant à obtenir un label de « rallye propre ». Compenser des émissions de CO2, promouvoir l’éco-conduite ou imprimer en papier recyclé sont quelques unes des actions que les organisateurs affichent pour réclamer l’étiquette verte. Une aberration selon Zaila, pour qui les rallies et les caravanes touristiques font partie du desert business. Le désert, poumon de la terre, berceau des trois religions monothéistes, a toujours exercé une fascination quasi-mystique sur l’homme. L’absence de tout élément perturbateur (bruits, constructions, objets non naturels, etc.) y est pour quelque chose. « En quelque sorte, l’homme se pollue ailleurs, pour venir se purifier dans le désert. Démarche légitime, sauf quand il vient à son tour polluer ce milieu ! », s’exclame Ali Sbai, représentant de l’association Zaila. Ali a dénoncé les atrocités du desert business dans le film ‘La sécheresse du coeur’, produit par Dev.tv et diffusé par Alternative Channel.

Biodiversité désert
© Arrem, un lézard rare jouant le mort
et priant qu’on ne l’écrase pas ! (Zaila)
Hamada du Drâa, refuge d’espèces, animales et végétales en voie de disparition

La faune a été quasiment décimée par la " chasse impitoyable des princes du Golfe, prédateurs des temps modernes avec un équipement dévastateur et sophistiqué (fusils à lunettes, 4x4 puissantes, etc.). Les Espagnols et leurs 4x4, les nomades «Made in Taiwan» et leur Quads, sont en train de compléter ce sombre tableau : saccager la flore et faire fuir la faune de son dernier réduit ! Et ce, pour un plaisir «éphémère» et une incommensurable bêtise ", critique Zaila.




Pour illustrer la richesse de l'écosystème que les nomades protègent, Zaila a répertorié les espèces menacées :
1. Le fennec : le renard habile du désert, pratiquement disparu de la rive droite du Drâa.
2. El Warn : le warrant du désert, le précieux ami et dauphin pour le nomade, qui le protège du danger venimeux des vipères, pratiquement disparu.
3. Al Afâa : la vipère des sables, qui fait joujou la nuit avec les gerboises et souris mais n’attaque jamais l’homme.
4. Le loup du Drâa : une espèce bien organisée mais de plus en plus rare.
5. Le lièvre du désert : espèce assez abondante autour des tamaris.
6. La gerboise : couleur sable, sautillant sur ses longues pattes-ressort.
7. Zellem : petit lézard, très rapide, appelé l'éclair, assez abondant, couleur sable, se nourrit d'insectes et se cache dans des trous autour des buissons (5-10 cm).
8. Cherchmall :Sinc ou poisson des sables (lézard, 8-15 cm), forme de poisson - plus les pates -, s'enfonce rapidement dans le sable en cas de danger ; peau à écailles lisses, peut se déplacer plusieurs mètres sous le sable et semer ses poursuivants ; couleur sable, avec des taches, en hublots, sur les cotés.
9. Boubreis : une sorte de petit Iguane, vivant dans le milieu caillouteux ; très rapide et difficile à attraper ; couleur rose tachetée. (10-15 cm).
10. Arrem : ce lézard est le roi du camouflage ; joue le mort et reste figé et parfaitement immobile ; sa tête ressemble à un caillou ; peut mordre mais n'est pas venimeux.

Posté par Mariona le 03/10 à 01:16 PM
Biodiversité
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Mercredi, Mars 03, 2010

Images choquantes du massacre de dauphins au Danemark

Chaque année a lieu un rituel sanguinaire dans les îles Feroe. Des jeunes tuent des centaines de dauphins comme symbole de virilité et de passage à l’âge adulte. Une barbarie contre le ‘calderon’, un dauphin super intelligent qui a la particularité de s’approcher des gens par curiosité.


Massacre dauphins
Il s’appelle « The Grind » et c’est un rituel barbare qui se reproduit tous les ans dans les îles Féroe. En plein océan, entre l'Ecosse et l'Islande, ces îles dépendent directement de l'Etat du Danemark, mais elles bénéficient d'une certaine autonomie politique.



Une marre de sang dans la mer, des dauphins éventrés et tirés à l'aide de harpons sur la plage, et vivants. Les images parlent d'elles-mêmes... Cette tradition aurait 1 000 ans et consiste à rabattre les globicéphales sur le port. Chaque année, près de 1 500 globicéphales y sont ainsi massacrés. Les chasseurs de cétacés des Iles Féroé plongent à plusieurs reprises leurs gaffes de métal lourdes de plus de 2 kilos dans la chair de ces globicéphales. Puis lorsque le croc est acrroché, ils enfoncent un couteau d'environ 15 centimètres dans la nuque à travers la couche de graisse et la chair. Hurlant de douleur, les dauphins meurent après une agonie plus ou moins lente.



Un groupe a été créé sur Facebook pour dénoncer cette barbarie.



Ces images sont tirées d’un documentaire, “The Black Harvest”, réalisé par la BBC en 1986, et les plus récentes d’entre elles datent de 1992. Néanmoins, cette pratique a toujours lieu actuellement dans les îles Féroé.



Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins








Posté par Mariona le 03/03 à 05:38 AM
Biodiversité
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Mardi, Mars 02, 2010

Newsletter: Femme, je t’aime, moi non plus

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Exploitation maquiladoras Guatemala Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras
Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants. Plus de détails...


Les monologues du vagin Théâtre contre la violence faite aux femmes
Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales. Lire l'article...


Décisions durables La grande désillusion sur l’engagement des entreprises en Europe
En partant de l’agence Vigeo sur le reporting de 759 entreprises européennes en matière de responsabilité sociale et environnementale, que pouvons-nous dire de la réalité de leur engagement ? Lire l'article.




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Posté par Mariona le 03/02 à 08:25 AM
Femmes
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Théâtre contre la violence faite aux femmes

Mariona Vivar

Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales.


Eve Ensler
© V Day
Briser le silence, monter sur scène pour représenter l’injustice, la violence et la discrimination est un exercice libératoire, presque cathartique auquel s’est appliqué Eve Ensler, l’auteur de la célèbre pièce de théâtre "Les Monologues du vagin" . Son père était un important cadre d'entreprise et sa mère, mère au foyer. Pendant sa jeunesse, son père abusait d'elle, alors que sa mère était au courant et restait muette.


Les Monologues du vagin ont connu un succès international : la pièce a été traduite en 46 langues et jouée dans plus de 130 pays. Sa recette magique? Aborder un sujet intime sans tabous, avec un ton humoristique et assaisonné du combat contre la violence faite aux femmes. Des vagins qui ont connu l'orgasme à 72 ans, des vagins surexcités, des vagins maltraités et mutilés… Eve Ensler ose en 1996 rompre les tabous et rendre hommage à cette partie intime du corps de la femme.



Eve Ensler
© V Day
Mais c’est le militantisme contre la violence faite aux femmes ce qui explique le succès de ses monologues. Elle a créé la fondation V-Day, un mouvement mondial visant à mettre fin aux violences contre les femmes et les jeunes filles et à sensibiliser l’opinion publique à ces problèmes. L’association permet à des bénévoles d’organiser dans le monde entier des représentations exceptionnelles des « Monologues du Vagin » pour récolter des fonds. Les fonds récoltés sont distribués à des associations locales, nationales et internationales.



Les Monologues du Vagin a été jouée à Paris au Théâtre Fontaine, puis à l’Européen, au Palais des Glaces, à la Comédie de Paris, au Petit Théâtre de Paris et enfin au Théâtre Michel. Plus de 2 500 représentations à Paris et, en tout, plus de 3 500 représentations (entre Paris et la province). Plus de 800 000 spectateurs sont venus applaudir les différentes personnalités qui ont lu ces textes.




Maison de poupée
Maison de poupée


Et si le théâtre n'était qu'un miroir grotesque de la réalité? Et si tout ce qui se passe sur scène ne serait-ce qu'un reflèxe ridicule de nos propres vies ? Henrik Ibsen a su critiquer les rôles traditionnels du mariage bourgeois dans sa célèbre pièce « Maison de Poupée » (1879), qui est jouée actuellement par Audrey Tautou et Michel Fau au Théâtre de la Madeleine, à Paris.



Nora, la protagoniste de "Maison de poupée" est une femme parfaite : bonne mère au foyer, elle s’occupe de câliner ses enfants et de danser pour son mari chéri. Mais un épisode tragique bouleverse la vie de Nora, qui enlève son déguisement de poupée, prend congé de son double rôle de mère et d'épouse et quitte le foyer. L’ « alouette » prend ses ailes et s’envole.


Une fin politiquement correcte



Vous pouvez imaginer le scandale que provoqua la représentation de cette pièce à la fin du XIXème siècle. Juste après son apparition, un traducteur allemand, Monsieur Wilhem Lange, avertit l’auteur qu’il y avait des raisons de craindre que ne fût publiée une « version retravaillée » de la pièce en Allemagne. Afin de prévenir un tel risque, Ibsen envoie un projet de modification, « pour utilisation en cas de stricte nécessité », dans lequel Nora, au lieu de quitter le foyer serait contrainte par son mari à entrer dans la chambre des enfants. Quelques répliques y sont échangées, puis Nora s’écroule près de la porte avant que le rideau ne tombe. Ibsen qualifie ce changement d'« acte de barbarie » envers la pièce, et espère que les théâtres allemands qui s’en serviront ne seront pas trop nombreux. Malgré son indignation, Ibsen préfère rester maître de son texte plutôt que de confier les travaux de "remaniement" à des mains moins prudentes et moins expertes.

Extraits de la lettre ouverte qu'Ibsen écrit dans le journal danois Nationaltidende, le 17 février 1880.



Maison de Poupée est jouée jusqu’à fin juin à Paris, au Théâtre de la Madeleine, avec Audrey Tautou et Michel Fau, dirigé par ce dernier.

Posté par Mariona le 03/02 à 07:47 AM
Femmes
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Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras

par Médecins du Monde

Dans les usines agroalimentaires de Guatemala, les femmes sont majoritaires et travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine. Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation.


Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
De 7h à 18h30, ou jusqu’à l’heure imposée, leurs tâches sont: coudre, découdre, emballer, marquer, mettre des boutons et faire les boutonnières, inspecter la qualité des vêtements. Voici une journée de travail ordinaire d’une femme qui travaille dans une usine textile ou agroalimentaire au Guatemala. « Elles travaillent dans des chambres froides, pour l’empaquetage des fruits et légumes destinés à l’exportation sans condition de sécurité et sans protection », explique Aurélie Loreyer, coordinatrice du programme de Médecins du Monde sur le terrain. Même constat dans les maquiladoras (ouvrières textiles) : les travailleuses, sans masques ni gants de protection, inhalent toute la journée les produits chimiques utilisés pour le traitement du textile.



Des licenciements abusifs, des abus impunis


De nombreux entrepreneurs poussent à la démission ou licencient celles qui cherchent à défendre leurs droits, allant même jusqu’à établir des listes noires de femmes à ne pas embaucher. Faces à ces abus, les femmes n’ont que peu de recours et ces violations restent encore trop souvent impunies. « Les autorités se préoccupent plus d’appliquer les lois qui servent les intérêts des maquillas, et ce aux dépens de nos droits » témoigne Rosa, ouvrière dans une maquila.



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Il [le patron] m’a dit de me préparer car il allait m’envoyer en vacances. Je lui ai répondu que c’était super car en 8 ans je n’avais jamais eu de repos. La semaine suivante j’étais en vacances. A mon retour, la direction a appelé tous ceux qui étaient partis comme moi en congés. Ils nous ont dit que nous étions licenciés sans motifs et nous ont donné un chèque à chacun. A la Banque, on nous a dit que les chèques étaient en blanc.



Entre 2006 et 2009, Médecins du Monde a mené une enquête auprès des ouvrières de 16 usines des départements de Chimaltenango et Sacatepéquez pour mieux connaître leurs conditions de travail, leur état de santé et leurs difficultés d’accès au droit à la santé.



Les femmes représentent 85 % des salariés des usines de textiles et des industries agroalimentaires, et trois quarts d’entre elles a dû commencer à travailler alors qu’elles étaient encore mineures. Elles sont indigènes pour la plupart et avec un faible niveau de scolarisation.



La responsabilité des multinationales


Dans les années 1990, les maquiladoras - usines de sous-traitance travaillant pour l’exportation - sont apparues massivement au Guatemala, comme dans toute l’Amérique centrale. Après 36 ans de guerre civile, le retour de la paix, la proximité géographique avec les Etats-Unis, les salaires inférieurs à ceux du Mexique et les avantages fiscaux ont rendu le pays particulièrement attractif pour la sous-traitance de produits industriels et agroalimentaires.



Filiales d’entreprises étrangères ou usines financées par des capitaux étrangers, les maquiladoras (usines de textile) et les usines agroalimentaires utilisent une main d’œuvre moins chère, peu qualifiée et surexploitée pour la confection de textiles ou le conditionnement de fruits et légumes exportés vers d’autres pays, principalement vers le marché occidental (Etats-Unis et Europe).



Aujourd’hui 80 maquiladoras sont répertoriées au Guatemala et le secteur employait entre 75 000 et 100 000 personnes en 2002. Médecins du Monde dénonce : « Si ces usines sont considérées comme des moteurs de développement, les emplois restent précaires et mal rémunérés : discrimination à l’emploi, conditions de travail dangereuses pour la santé, harcèlement psychologique, insultes et violences physiques, licenciement abusifs, horaires interminables, non-paiement des heures supplémentaires sont monnaie courante ».



A cela, s’ajoute les violations des droits des travailleurs et particulièrement du droit à la santé : entraves aux visites médicales, non déclaration à la sécurité sociale, absence quasi-totale de services de santé adaptés au sein des usines…



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Depuis 2005, Médecins du Monde intervient auprès des femmes travaillant dans les maquilas et les usines agroalimentaires de la région de Chimaltenango, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, sur la route panaméricaine. L’équipe de MdM propose chaque dimanche des consultations gratuites aux ouvrières, organise des journées de consultations médicales au sein même des usines et forme certaines travailleuses à devenir promotrices de santé auprès de leurs collègues.



Dans l’agroalimentaire, les femmes viennent principalement consulter pour des infections respiratoires, des irritations de la peau et allergies, des maux de tête, douleurs lombaires, douleurs urinaires, troubles intestinaux... mais aussi pour des pathologies liées au manque de sommeil, au stress et à la nervosité.



Médecins du Monde exige « que les entreprises européennes et américaines qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation ».


Cette étude sera illustrée par de nombreux témoignages vidéo dans l’exposition Femmes après coup qui aura lieu à l’Hôtel de Ville de Paris du 4 au 18 avril 2010. Entrée libre.
Posté par Mariona le 03/02 à 05:16 AM
Femmes
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Lundi, Mars 01, 2010

La grande désillusion sur l’engagement des entreprises en Europe

par Décisions durables

A partir de l’étude de l’agence Vigeo sur le reporting de 759 entreprises européennes en matière de responsabilité sociale et environnementale, que pouvons-nous dire de la réalité de leur engagement ?


Décisions durables
Cette étude conduite de 2007 à 2009 par Vigeo a passé 759 entreprises européennes cotées au crible de 34 indicateurs couvrant de multiples champs : de la gouvernance aux relations avec les actionnaires et les clients, des droits de l’homme, de l’environnement et la biodiversité jusqu’aux libertés syndicales.



L’étude se fonde sur de multiples sources d’informations émanant des entreprises elles-mêmes, directement ou indirectement. Pour ces entreprises cotées, confrontées à une forte concurrence qui les oblige à être rentables, les enjeux du développement durable offrent des opportunités mais sont aussi source de contraintes.
Leur communication est donc primordiale, mais gare au greenwashing ! Les consommateurs sont de moins en moins dupes de ces entreprises qui mettent en avant une stratégie de responsabilité sociale et environnementale pour se valoriser à peu de frais, alors que leurs actions restent symboliques…



L’étude menée par Vigeo en dit long sur les préférences et les stratégies réelles. Ainsi les indicateurs d’objectifs des entreprises laissent apparaître leurs vraies priorités : les informations sur la gouvernance, le respect des actionnaires (renseigné à 95%), les mécanismes de contrôle et le fonctionnement du conseil d’administration sont largement disponibles. Le critère arrivant en haut de tableau étant l’équilibre des pouvoirs (renseigné à 97%).



En revanche, les objectifs sur la rémunération des dirigeants, le respect et l’aménagement du temps de travail, les droits fondamentaux (liberté syndicale, droit de négociation collective, promotion du dialogue social) font grise mine (renseigné seulement à 52%, le respect du temps de travail est bon dernier). Tout aussi inquiétant, la réduction des impacts environnementaux liés aux transports se trouve aussi en fin de tableau, avec un petit 60%.



Cette étude nous apprend également que les secteurs économiques qui affirment le mieux leurs objectifs sont les télécommunications (76%), les services aux collectivités (76%) et les automobiles et équipementiers (75%). Ce n’est pas surprenant : très exposés au regard de la société civile, des médias, des consommateurs, ces secteurs redoublent d’efforts pour être responsables.



La prise de conscience semble bien réelle au niveau des entreprises, le développement durable étant devenu un sujet très sensible. Reste à savoir si tous ces objectifs se concrétiseront en actions… pour l’instant, nous sommes encore loin du compte.



Une étude édifiante à lire dans sa globalité dans Décisions durables n°2, que vous trouverez dans les bons kiosques


Posté par Mariona le 03/01 à 12:32 PM
responsabilité sociale des entreprises
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Jeudi, Février 25, 2010

Newsletter: Ça se vend comme des petits pains BIO

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 pénurie lait bio Lait bio, vaches maigres
Le marché du bio se porte si bien que la France doit importer environ 30% du lait bio. Afin d'inciter la reconversion, 'Les 2 vaches' s’engagent à soutenir financièrement 100 fermiers normands pendant les 3 ans de transition vers une agriculture biologique. Plus de détails...


Alter Eco équitable Tristan Lecomte : du commerce équitable à la compensation carbone
Le fondateur d'Alter Eco, Tristan Lecomte, a engagé des entreprises comme Hugo Boss ou Nestlé Waters dans des projets de reforestation pour compenser leurs émissions de CO2. Un million d’arbres ont été contractualisés et la moitié déjà plantés. Lire l'article...


Recette anti-cancer Croquez des légumes et protégez-vous du cancer !
Les fruits et légumes bio et leurs composés spécifiques (antioxydants, vitamines, minéraux, polyphénols) démontrent leur efficacité dans la prévention de nombreux cancers. Agrumes, curcuma, tomates... Laissez-vous tenter par les recettes anti-cancer. Lire l'article.




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Posté par Mariona le 02/25 à 09:21 AM
Produits et cosmétique Bio
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Croquez des légumes et protégez-vous du cancer !

Mariona Vivar

Les fruits et légumes bio et leurs composés spécifiques (antioxydants, vitamines, minéraux, polyphénols) démontrent leur efficacité dans la prévention de nombreux cancers. Agrumes, curcuma, tomates... Laissez-vous tenter par les recettes anti-cancer.


Des études scientifiques ont montré qu’un mode de vie sain et équilibré contribue à la prévention du cancer. Vous ne fumez pas, deux verres d’alcool vous suffisent en soirée et en plus vous faites une activité physique ? Félicitations ! Vous êtes plus protégés contre le cancer que la moyenne. Pour couronner le tout, les petites légumes vous font craquer, alors, votre bouclier anti-cancer est en pleine forme. Mais quels aliments privilégier ? Voilà 4 recettes avec délicieuses avec des propriétés anti-cancer.


 Recette anti-cancer
© Tango
Ceviche de truite aux agrumes


Ingrédients pour 4 personnes : 250g de truite crue, 2 oranges, 1 pamplemousse rose, 1 citron jaune, 1 citron vert, persil, 1 poivron rouge, 1 poivron vert, 1 oignon, coriandre fraiche, huile d’olive.
Préparation :
1. Peler à vif les oranges et le pamplemousse (bien enlever les peaux blanches). Couper la chair en fines tranches. Prélever le zeste du citron vert, presser le citron jaune. Couper la chair de la truite, les poivrons en dés. Hacher finement l’oignon.
2. Dans un saladier, verser trois cuillerées d’huile d’olive, du sel et du poivre du moulin. Ajouter tous les ingrédients, mélanger et laisser macérer 6 heures au réfrigérateur.
3. Servir dans des coupes et garnir de coriandre.


Les agrumes, notamment le pamplemousse, augmentent la présence d’éléments anti-cancéreux dans l’organisme. Ces molécules interfèrent aussi avec certains processus inflammatoires participant à la formation des cancers.


Recette inspirée par l’ouvrage des Dr Béliveau et Gingras Cuisiner avec les aliments contre le cancer (Editions Robert Laffont).
Source : Femme actuelle



 Recette anti-cancer
© Tango
Tarte à la tomate


Ingrédients pour 4 personnes: 1 pâte à tarte brisée de 23 cm, moutarde de Dijon, 150gr de mozzarella ou de cheddar, 4 tomates mûres, 2 gousses d’ail, ciboulette, basilic.
Préparation
1. Préchauffer le four à 180°C. Badigeonner le fond de la pâte avec la moutarde. Ajouter le fromage.
2. Superposer les tranches de tomate. Saler, poivrer, ajouter l’ail haché.
3. Cuire 20 à 30 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit dorée.
4. Sortir du four. Ajouter la ciboulette et le basilic haché, un filet d’huile d’olive.


La tomate et son antioxydant appelé lycopène sont actuellement testés pour leur rôle protecteur face au cancer de la prostate.
Recette inspirée par l’ouvrage des Dr Béliveau et Gingras Cuisiner avec les aliments contre le cancer (Editions Robert Laffont).
Source :
Femme actuelle






 Recette anti-cancer
© Tango
Le cru et le cuit en salade suc de tomate


Ingrédients:
Légumes cuits : Asperges vertes ou blanches, haricots verts ou jaunes, poireaux jeunes, pois mange-tout (pois gourmands), têtes de violon (si vous êtes au Québec), sel et poivre du moulin.
Légumes crus : brocoli, fenouil, carottes jeunes, petits pois frais, radis, tomates cerises rouges ou jaunes, sel et poivre du moulin.
Suc de tomate : 3 tomates, 2 c. à soupe d’huile d’olive, le jus d’un demi-citron, fraîchement pressé, sel et poivre du moulin.
Fines herbes : menthe, basilic et cerfeuil frais.
Assaisonnements : fleur de sel, piment d’espelette.


Légumes cuits : laver, équeuter et peler les légumes au besoin. Cuire quelques minutes dans une grande quantité d’eau salée en ébullition.
Garder les légumes croquants. Rafraîchir à l’eau froide et réserver.
Légumes crus : émincer les carottes, les radis et le fenouil. Garder les petits pois frais entiers. Défaire le brocoli en bouquets et couper les tomates cerises en tranches.
Suc de tomate : peler, épépiner et couper les tomates en quartiers. Passer au mélangeur avec l’huile d’olive et le jus de citron. Saler et poivrer au goût.
Fines herbes : garder les fines herbes entières en éliminant seulement les tiges trop grosses.


Dans un bol, mélanger doucement tous les légumes crus et cuits avec le suc de tomate. Disposer harmonieusement dans une assiette en jouant avec les volumes, les grosseurs et les formes. Parsemer de fleur de sel et de piment d’Espelette.
Décorer avec un petit bouquet de fines herbes fraîches.


NB : Pour varier cette recette de suc, remplacer les tomates par du jus de carotte. Le goût sera complètement différent, mais tout aussi intéressant.


Recette Jean Soulard, président de la Fondation Serge-Bruyère et chef exécutif au Fairmont Le Château Frontenac à Quebec. Extrait du livre Cuisiner avec les aliments contre le cancer.


 Recette anti-cancer
© J. Mills/Flickr
Le remède radical : la soupe anti-cancer du Dr Béliveau



Cuire légèrement 100 g de chacun des légumes et fruits suivants : ail, choux de Bruxelles, betterave, airelles, oignon vert, brocolis, epinard, fèves vertes.

Ajouter à la soupe obtenue : Pamplemousse (100g.), Curcuma mélangé dans l’huile de lin (2 c. à café de curcuma pour 10 ml d’huile de lin), 6 tasses de thé vert (2 g de feuilles de thé vert pour 6 tasses d’eau), Poivre noir (2 c. à café).



Le curcuma fait partie des épices capables d’interférer avec la progression du cancer, et possède des propriétés anti-inflammatoires. Pour en bénéficier, deux règles : l’associer à un peu d’huile et du poivre en grain. Dans son ouvrage Anticancer, prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, le Dr David Servan-Schreiber évoque longuement les travaux du Dr Béliveau, Directeur du Laboratoire de médecine moléculaire de l'hôpital Sainte-Justine.


L’équipe du Dr Béliveau avait évalué l’effet de cette soupe de légumes chez des souris gravement malades. Les souris qui étaient nourries de la soupe anti-cancer semblaient beaucoup plus en forme que les souris recevant l’alimentation habituelle et les tumeurs qu’elles développaient mettaient plus de temps à se développer et progressaient plus lentement.
Source : masantenaturelle.com

Posté par Mariona le 02/25 à 05:55 AM
Produits et cosmétique Bio
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Mercredi, Février 24, 2010

Paris accueille son festival du film des droits de l’homme

La 8ème édition du Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris propose des documentaires souvent inédits du 9 au 16 mars au cinéma Le nouveau Latina.



Le documentaire “L’affaire Coca-Cola” marquera l’inauguration du festival . Réalisé par German Gutierrez, ce film raconte le combat de deux avocats américains contre l’icône par excellence de l’Amérique : la compagnie Coca-Cola. Ils considèrent que les multinationales américaines sont responsables des pratiques parfois douteuses de leurs partenaires d’affaires à travers le monde. Ils ont déterré une loi vieille de 200 ans qui permet à des étrangers de poursuivre aux Etats Unis des citoyens américains qui violent les lois internationales.





Programme international


La liberté d’expression en Birmanie, la criminalité organisée au Guatemala, les disparitions forcées en Algérie ou le désespoir de la jeunesse guinéenne obsédée par le désir d’exil sont certains des sujets qui abordent les films en compétition . Mais les doits de l’homme sont bafoués aussi en France ! « L’énergie du désespoir », de Jean-Marie Fawer, s’intéresse aux motivations des éducateurs, juristes et citoyens français qui luttent en faveur des « Mineurs étrangers isolés ».

La nouveauté de cette 8ème édition est la master class avec des réalisateurs. Petr Lom et Jean-Louis Saporito rencontreront le public pour parler de leur parcours, le choix des sujets, le language documentaire, le montage, la réalisation… L’ambition de ces rencontres est de transmettre un savoir-faire et de faire partager des expériences pratiques, le tout prolongé d’un échange avec le public.

Les spectateurs du festival pourront également visiter l’exposition de photographie « Colombie, entre la guerre et l’oubli ». Cette exposition retrace l’histoire du conflit des années 1960 jusqu’à nos jours : les forces paramilitaires, la communauté internationale, les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), ainsi que les terribles conséquences sur la population civile : déplacements forcés de populations, assassinats, enlèvements, narcotrafic.



Infos pratiques

Cinéma d’Art et d’Essai Le Nouveau Latina

20, rue du Temple. 75004 Paris.
Tarif plein : 6 €. Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi…) : 5 €


Programme du festival


Crédit photo : Image du documentaire « Les Pygmées Bagyéli à la lisière du Monde », de François-Philippe Gallois.

Posté par Mariona le 02/24 à 12:37 PM
Respect des Droits de l'Homme
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Mardi, Février 23, 2010

Lait Bio, vaches maigres

Mariona Vivar

Le marché du bio se porte si bien que la France doit importer environ 30% de son lait bio. Afin d'inciter la reconversion au bio, 'Les 2 vaches' s’engagent à soutenir financièrement 100 fermiers normands pendant les 3 ans de transition vers une agriculture biologique



 AlterEco
© Martin Gommel
3.600 agriculteurs ont choisi de convertir leur exploitation au bio en 2009, soit 20% de plus qu’en 2008, selon l'Agence Bio. Malgré cette progression, le lait bio représente encore moins de 2% du lait commercialisé en France. Pour respecter les objectifs du Grenelle de l'environnement, il faudrait atteindre 6% de surface agricole biologique en 2012 et 20% en 2020.



Selon l'Agence bio, la consommation de produits laitiers a augmenté de 76% entre 2005 et 2008. Les Français ont consommé 408 millions d'euros de lait et produits laitiers bio en 2008 et un quart de ces produits ont été importés. La consommation explose et les importations aussi : la France aurait importé environ 30% du lait bio l'année dernière, selon les estimations d’Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio, organisme chargé de la promotion du bio en France. Ce lait provient du Royaume Uni, de la Belgique, de l’Allemagne et probablement du Danemark, selon Mme Mercier. « Il n'y a pas encore assez de produits biologiques sur notre territoire et nous devons les importer. Mais cette situation est temporaire, car la France a de l’espace, du bétail et la volonté d’augmenter la production biologique», affirme Mme Mercier.


Le marché est en pleine expansion. 46% des Français ont consommé au moins un produit bio en 2009, avec 13% de nouveaux consommateurs de produits laitiers, selon le dernier baromètre de l’Agence bio. Même si les perspectives à long terme sont prometteuses, la reconversion n’est pas facile car il faut attendre 3 ans pour être certifié bio et pouvoir valoriser les produits.



Soutenir la reconversion au bio



La marque de produits laitiers biologiques Les 2 vaches des fermiers du bio s’est engagé à travailler avec des matières premières made in France. Afin d'assurer l'approvisionnement dans les prochaines années, Les 2 vaches s’est associé aux Groupements d’Agriculteurs Biologiques locaux et à l’Agence de l’Eau locale. Ils ont mené une opération de reconversion auprès de 100 fermiers de la zone de collecte de lait autour de l’usine de Les 2 Vaches du Molay.



D’abord il a fallu faire un travail minutieux pour identifier les exploitations placées sur les bassins de captages. Ensuite, il faut convaincre, car pour un agriculteur, "la conversion à l‘agriculture biologique ne doit pas être considérée comme une contrainte, c’est un choix à long terme qui implique des orientations importantes dans la conduite de son exploitation, c'est une décision qui doit être mûrement préparée et réfléchie, et qui doit s'accompagner d'une prévision technico-économique", assurent 'Les 2 vaches'.



Chaque partenaire a son rôle dans le projet, de son côté 'Les 2 Vaches des fermiers du bio' s’engagent à former et soutenir économiquement chaque agriculteur pendant les 3 années nécessaires à sa reconversion. Pendant ce temps-là, le fermier doit faire face à une double contrainte : les vaches produisent moins de lait et il est vendu au prix du lait conventionnel. Les 2 vaches offrent des primes pour compenser cette différence de prix. Par la suite, le producteur est assuré de travailler en lien direct avec la marque de produits laitiers biologiques ; une perspective intéressante au regard de l’instabilité du marché du lait.

Posté par Mariona le 02/23 à 11:53 AM
Produits et cosmétique Bio
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Lundi, Février 22, 2010

Festival des Droits Humains à Genève : des films contre l’indifférence

Depuis sa création, le Festival est fondé sur le concept “Un film, un sujet, un débat” et poursuit à travers cette formule l’objectif de dénoncer sans complaisance les violations des droits humains.



Du 5 au 14 mars se tiendra à Genève la 8ème édition du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) . Le festival 2010 est dédié à Dhondup Wangchen, cinéaste tibétain emprisonné en Chine.



Programme des débats


L’Islam en Europe avec la participation notamment de Dounia Bouzar, anthropologue et observatrice, Conseil français du culte musulman; La pénalisation de l’homosexualité, avec l’intervention exceptionnelle de Robert Badinter, ancien Ministre français de la Justice; Russie : la liberté de se taire, avec André Glucksmann, philosophe et essayiste et Karinna Moskalenko, avocate ; Les peuples autochtones sacrifiés, en présence des indiens Wayana; Respect pour les Roms!, avec notamment Victòria Mohàcsi, politicienne hongroise d’origine rom; La bataille des droits de l’homme, avec la participation de Caroline Fourest, essayiste et journaliste; Pas de paix sans justice!, en présence de Manfred Nowak, rapporteur spécial sur la torture pour l’ONU ; Droits de l’homme : le casse-tête chinois, avec Sharon Hom, directrice Droits de l’Homme Chine ; Solidarité avec le peuple iranien. Mais aussi : L’Irak après les Elections et Traite de femmes avec en débat, la cinéaste Coline Serreau.



Documentaires de création en compétition



Parmi les films sélectionnés cette année : Voile sur la République de Bernard Debord, un troublant voyage en France musulmane. Coupables d’homosexualité, Cameroun : sortir du Nkuta de Céline Metzger. Dans l’arrière cour du système de répression russe, Rebellion, the Litvinenko Case d’Andrei Nekrasov. Un peuple livré à un destin tragique, Dirty Paradise de Daniel Schweizer. Sois soumise et travaille ! La dignité bafouée des travailleuses forcées, Modern Slavery de Thomas Robsahm et Tina Davis et Chasseurs d’esclaves de Sophie Jeaneau et Anna Kwak . Dans les coulisses de l’ONU, La bataille des droits de l’homme de Caroline Fourest. Nino’s Place de Aude Léa Rapin et Adrien Selbert et Weapon of war de Femke et Ilse Van Velzen, viols, disparitions, cicatrices de guerre. Un regard sur la jeunesse chinoise, Les Demoiselles de Nankin de Camille Ponsin.



Jury international



Il est composé cette année de : Jean-Marie Le Clézio, écrivain de la liberté, prix Nobel de littérature 2008 ; Hina Jilani, avocate pakistanaise, fondatrice de la Commission des Droits de l’Homme du Pakistan puis collaboratrice de l’ONU ;Tony Gatlif, cinéaste de l’errance et des gens du voyage ; Golshifteh Farahani, actrice iranienne en exil et Jean-Maurice Ripert, envoyé spécial de l’ONU pour l’aide au Pakistan. Le jury décernera deux prix : le Grand Prix du FIFDH pour la meilleure réalisation (Documentaires de création) et le Prix de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, récompensant l’engagement du cinéaste à mettre en lumière les atteintes aux droits humains (Grands Reportages).



Evènements du festival



SOUTIEN à la fondation «Des Cinémas pour l’Afrique» en présence de son fondateur et président Abderrahmane Sissako et de sa vice-présidente Juliette Binoche.



MASTERCLASS exceptionnelle sur le cinéma engagé, dirigée par les cinéastes politiques Robert Guédiguian et Amos Gitaï.



EXPOSITION : 24 photos-reportages sélectionnés par Anthropographia. (Avec RSF)

Posté par Mariona le 02/22 à 11:28 AM
Respect des Droits de l'Homme
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Tristan Lecomte : du commerce équitable à la compensation carbone

Le fondateur d'Alter Eco, Tristan Lecomte, a engagé des entreprises comme Hugo Boss ou Nestlé Waters dans des projets de reforestation pour compenser leurs émissions de CO2. Un million d’arbres ont été contractualisés et la moitié déjà plantés


 Alter Eco
© Eric Garnier – Alter Eco
Tristan Lecomte l’appelle le « chocolat parfait » car il est certifié bio, équitable et maintenant 100% compensé. En effet, le transport représente 29% des émissions d’ Alter Eco et l’emballage 37%. Réduire l’empreinte carbone de ses produits est le cheval de bataille de cette entreprise de commerce équitable. Depuis son premier bilan carbone en 2006, l’entreprise a été exemplaire dans la suppression des suremballages et des vernis acryliques et UV, dans l’utilisation d’encres végétales et de papier issu de forets FSC. Jusqu’au point de compenser l’intégralité des 3 970 tonnes de CO2 qu’Alter Eco avait émises en 2008.





Objectif Zéro Carbone



Mais Tristan Lecomte est allé plus loin en créant Pur Projet , une structure qui permet aux entreprises de faire le bilan carbone de leur activité et de compenser les émissions de CO2 grâce à des projets de reforestation. A ce jour, 1 000 000 d’arbres ont été contractualisés et 500 000 déjà plantés. Les six projets de reforestation sont plus au moins liés aux coopératives de producteurs avec lesquelles Alter Eco travaille depuis de nombreuses années au Pérou, en Bolivie et au Paraguay.



En plus d’Alter Eco, Pur Projet a vendu ses services de compensation carbone à Hugo Boss, Nestlé Waters (350 000 arbres), GDF, Fondation Lemarchand et de nombreux petits projets comme le Salon Planète Durable ou Les Ateliers de la Terre.


Avantages pour la population locale



 Alter Eco
© Eric Garnier – Alter Eco
L’idée est née à Agropagro, en amazonie péruvienne, où 65% de la fôret avait été rasée. A la déforestation naturelle des populations, s’est ajoutée la volonté du gouvernement d’éradiquer les plantations de coca. Or, la combinaison d’agriculture et d’activité forestière est la base économique de la zone. La forêt et l’agro-foresterie sont des écosystèmes plus durables pour les populations locales, elles permettent des cultures combinées, à la différence de la monoculture intensive qui tend à la spécialisation régionale sur un produit, sans laisser de place à l’agriculture vivrière. Le projet de compensation d’Alter Eco a donc été bien accueilli par la coopérative. Les arbres sont perçus comme des sources de revenus pour les générations futures car l’exploitation de la forêt permet et d’augmenter les rendements des cacaoyers et les revenus des producteurs. Pur Projet participe ainsi à la souveraineté alimentaire des petits producteurs. C’est pourquoi les paysans péruviens parlent de Proyecto jubilacion (projet retraite), pour faire référence au projet de reforestation.



D’un point de vue environnemental, le programme a permis de créer des puits de carbone, de préserver la biodiversité et de lutter contre le réchauffement climatique. Les nouveaux arbres augmentent aussi la fertilité des sols et contribuent ainsi à arrêter la désertification. Malgré tous ces efforts, la forêt se réduit tous les ans. C'est pourquoi, la plantation d’arbres est accompagnée d’une activité de prévention de la déforestation.



Regardez les vidéos d'Alter Eco sur Alternative Channel.


Posté par Mariona le 02/22 à 08:46 AM
Commerce équitable
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Vendredi, Février 19, 2010

E. Badinter : « On fait passer la nature avant la liberté féminine »



La philosophe Elisabeth Badinter déclare au micro de France Inter que l’élan naturaliste pour les couches lavables ou l’allaitement maternel est régressif pour les femmes. La polémique est lancée.


Elisabeth Badinter vient de sortir son dernier ouvrage “Le conflit, la femme et la mère”, où elle a met en cause l’engouement écologique actuel. En direct sur France Inter, elle a critiqué hier l’initiative de l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait proposé une taxe sur les couches jetables l’an dernier à cause de son impact environnemental. « On fait passer la nature avant la liberté féminine et […], l’obsession du respect de la nature est si grand aujourd’hui qu’on est prêts à une régression radicale de la vie féminine car ces couches jetables ont été un des aspects de la libération de nos mères ».



La philosophe a aussi critiqué directement la vision de la mère de Cécile Duflot, candidate d’Europe Ecologie aux élections régionales. La méfiance croissante vis-à-vis de la pilule et de l’épidurale sont « des progrès libératoires que l’on met de plus en plus en cause. La bonne mère écologique de rêve pour Mme Duflot c’est une femme qui allaite, qui lave elle-même ses couches, arrière les petits pots tous préparés,… Et tous ces petits phénomènes tracent un modèle de mère et suscitent un destin féminin qui me semble très régressif ».

Plus d'articles sur le sujet :
L'alternative des couches lavables



Posté par Mariona le 02/19 à 05:27 AM
Femmes
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Jeudi, Février 18, 2010

« Haïti insolent », selon un témoignage de Port-au-Prince

Samuel Rodríguez

En direct de Haïti, voici le témoignage d’un humanitaire espagnol engagé sur la tragédie que vit le peuple haïtien, un mois après le tremblement de terre qui a provoqué 200 000 morts et un 1,5 million de sans-abris.


 Haïti tragédie
© Samuel Rodríguez
Les chiens aboient sans fin dans la nuit haïtienne, du fort de Pétionville jusqu’aux plages de Cité Soleil. Un berceau dodeline quelque part dans la nuit noire, sous un ciel étoilé. La vie continue à Port-au-Prince. En ce moment, les lumières de l’aéroport, bleues, rouges, vertes et jaunes, marquent, timidement, le temps de l’attente. Celui des femmes qui montent et descendent les pentes de Carrefour, celui des hommes qui nettoient leurs sandales dans des flaques malodorantes. Celui des pères de famille sans famille et des enfants sans père. Celui des orphelins et des expulsés. Celui des trafiquants et des trafiqués. Celui des mercenaires et des exécutés.



Le tremblement n’était pas pareil pour tous


Il y a à peine un mois, une nuit comme celle-ci, les Haïtiens subissaient un terrible châtiment. Plus de 200 000 vies ont été englouties sous les décombres des centaines de bâtiments détruits. Des rues et des quartiers entiers ont disparu pour toujours. C’était la nuit des âmes, enveloppée d’une obscurité froide. Les Haïtiens ont aujourd’hui moins que rien, moins encore que ce qu’ils avaient auparavant. Mais la terre n’a pas tremblé pareil pour tous. Les quartiers modestes au bord de la mer et le centre ville délimité par la zone commerciale où les Haïtiens font leurs transactions ont été effacés de la carte, tandis que les fortifications des riches perdues à l’intérieur des forêts de Pétionville ont été épargnées.



Je ne veux même pas imaginer les premières 48 heures de l’enfer qui a surgi de la nuit à Port-au-Prince. Maintenant, un mois après le tremblement fatidique, on a passé le premier état de choc qui a secoué les esprits de la planète entière. Seulement les décombres d’une centaine de bâtiments ont été retirés (pour la plupart des bâtiments officiels), tandis que les propriétaires déshérités se résignent à vivre dans les camps de déplacés, sous un bout de plastique ou une tente de camping, en face de leur ancienne maison. L’ONU devrait peut-être penser un nouveau nom pour identifier ces gens-là. Un nouvel acronyme (pardonnez-moi le technicisme), comme on fait dans ces cas-là. Ils ne sont pas des refugiés ni des IDP (Déplacés Internes) car l’UNHCR s’occupe seulement des personnes refugiées ou déplacées internes pour des raisons de violence, de conflit armé ou de poursuite politique. Ce n’est pas une critique, mais un constat. Il faudrait donc trouver un autre terme comme, par exemple, des UDP (Urban Displaced Person-Déplacés Urbains. Car la plupart des déplacés le sont de quelques kilomètres. Dans certains cas, seulement quelques mètres séparent leur ancienne maison de leur nouvelle tenture, sur le trottoir d’en face.



Les camps de déplacés urbains se comptent par centaines à Port-au-Prince. Sur toutes les places, sur tous les coins de jardin, sur l’ancien golf, dans le stade national, en face du Palais Présidentiel, sur les Champs de Mars… Certains hébergent des milliers de personnes. Les versants jusqu’à présent inhabités accueillent désormais d’autres camps improvisés. Ces versants sont victimes de la déforestation et l’on peut facilement imaginer le sort qui serait réservé à leurs nouveaux hôtes s’ils sont encore là à la saison des pluies.



Dans ces maisons bricolées de carton, de bois simples et de plaques froissées, les Haïtiens comptent les jours. Dans la peine c’est certain, et sans la gloire…



On a beaucoup parlé du chaos en Haïtí, mais il faudrait plutôt parler d’insolence. L’insolence de celui qui découvre, occupe et extermine la population de la Hispaniola. Celle des personnes qui ont importé des dizaines de milliers d’esclaves d’Afrique occidentale pour repeupler un territoire préalablement rasé. L’insolence de celui qui a occupé, désoccupé et réoccupé. Peut-être aussi l’insolence des voitures où trop souvent le noir conduit le blanc. Tous ceux qui sont venus au secours d’Haïti l’ont certes fait avec de bonnes intentions. Nous devons bien sur aider le peuple haïtien : des médecins, des écoles, des maisons sont nécessaires. Mais nous devons savoir que l’histoire du peuple haïtien est celle d’un lion de cirque maltraité par son dompteur afin qu’il soit toujours obéissant.



Pourquoi devraient-ils croire que cette fois-ci nous voulons vraiment les aider ? Pourquoi croiraient-ils à cette mission messianique de beaucoup d’Etats et ONG pour sauver Haïti ? Le sauver de quoi ? De qui ? Le lion haïtien est blessé et maintenant le dompteur veut calmer sa douleur. Faible et acculé, il doit accepter l’aide, sauf si cette aide l’empêche de se relever. Ils ont vu tellement d’insolence, les pays comme Haïti, qu’avec moins de ressources que personne, ils peuvent maintenant nous faire tous rougir.


Plus de photos de Haïti
Posté par Mariona le 02/18 à 11:44 AM
cause humanitaire
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Lundi, Février 15, 2010

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