Mardi, Mars 30, 2010

Newsletter: Votre facture d’électricité au régime !

Cliquez ici pour le courriel original de la Newsletter

euros 5 astuces pour économiser l’énergie
La semaine du développement durable est l’occasion pour faire un premier pas vers une meilleure gestion de notre consommation d’énergie. Alternative Channel vous propose 5 astuces pour réduire votre facture d’électricité.
Plus de détails...

maison passive Maison passive, maison du futur
En France, c’est le bâtiment qui consomme le plus d’énergie, davantage que les transports ou que l’industrie. Avec une consommation inférieure à 15 kWh/m2/an et une diminution de 5 tonnes de CO2 par an, la maison “passive“ séduit les écolos.
Lire l'article...

Tour eiffel 1 heure pour la terre, lueur d’espoir
De l’opéra de Sydney au Golden Gate de San Francisco, en passant par la cité interdite de Pékin, ce sont les monuments les plus prestigieux de la planète qui se sont éteints entre 20h30 et 21h30, samedi 27 mars. Plus de 4000 villes de 126 pays ont participé à l’Earth Hour. Lire l'article.




Alternative Channel est sur Facebook.
Devenez fan !

Alternative Channel maintenant sur Twitter
Suivez notre actualité de plus près !

Pour vous inscrire à cette newsletter,
veuillez contacter Mariona Vivar.
Posté par Rédaction le 03/30 à 09:27 AM

(0) CommentairesPermalien

Lundi, Mars 29, 2010

Une heure pour la terre, une heure pour l’espoir ?

David Longuépée
Intronisée en 2007 pour la première fois à Sydney et organisée par le World Wide Fund for Nature (WWF) , l’heure de la terre (Earth Hour ) 2010 a d’ores et déjà tenu ses promesses. Plus de 4000 villes à travers le monde, représentant 126 pays ont participé à l’évènement.


heure de la terre
© Crédit photo: wwf/flickr
De l’opéra de Sydney au Golden Gate de San Francisco, en passant par la cité interdite de Pékin, la tour 101 de Taipeh, les pyramides d’Égypte, ce sont les monuments les plus prestigieux de la planète qui se sont éteints entre 20 h 30 et 21 h30, samedi 27 mars formant une sorte de vague d’obscurité .

« Earth Hour est un événement mondial fédérant des centaines millions de personnes et leur permettant d’exprimer leurs préoccupations face aux effets dévastateurs du changement climatique », déclarait Jim Leape, Directeur général du WWF. Paris, la ville lumière, a éteint près de 250 de ses bâtiments et monuments dont Notre-Dame, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Louvre. Pour célébrer cet évènement, les Parisiennes et Parisiens se sont réunis au pied de la Tour Eiffel autour d’un énorme 60 composé de 1600 bougies. Les parisiens ont été rejoints par les citoyens des 250 villes en France, dont la plupart des grandes villes tel Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulouse.

tour eiffel
© Crédit photo:wwf/flickr
« Avec Earth Hour, le WWF a démontré qu'il était possible de réveiller les consciences sur l’ensemble de la planète au sujet du péril climatique. Il y a aujourd’hui un scepticisme après l’échec de Copenhague et l’échec de Doha. Il faut montrer de l’espérance, du rêve pour dire que le WWF restera constant dans son combat pour transmettre aux générations futures une planète vivante et joyeuse. Earth Hour est la manifestation mondiale contre le réchauffement climatique » a déclaré Serge Orru, Directeur général du WWF-France

« Il ne suffit pas de faire des lois, des décrets, il faut aussi une adhésion du grand public à cette cause, à cette nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, et je crois que cela passe par des événements symboliques comme celui de ce soir » déclarait Jean Jouzel, Vice-président du GIEC .

Cependant l’opération n’est pas sans soulever quelques critiques de la part d’associations environnementalistes. "Faire une fête en plein air, au champagne et aux bougies pendant la nuit la plus douce de l'année, pendant seulement une heure, montre qu'il ne s'agit que d'un événement vert de pure forme", a déclaré Viv Forbes, président de la Carbon Sense Coalition. Gageons malgré tout que l’opération est d’ores et déjà un succès. Quatre ans après la première édition, qui avait vu 2 millions de personnes participer à l’opération , en 2010, c’est près de 1 milliard d’humains qui se sont associés à l’évènement. Soit près de 1/6eme de la population de la planète. Il y a des symboles et des événements de pure forme moins rassembleurs !!
Posté par Rédaction le 03/29 à 02:57 PM
Economie d'énergie
(0) CommentairesPermalien

La maison passive, un éco-habitat prometteur

Par Schneider Electric
En France, c’est le bâtiment qui consomme le plus d’énergie, davantage que les transports ou que l’industrie. Avec une consommation inférieure à 15 kWh/m2/an et une production annuelle de CO2 réduite de 5 tonnes, la maison “passive“ est une alternative pleine d’avenir. Visite guidée à Carros, tout près de Nice.

Maison passive
© Schneider Electric
La villa Vision, bâtie à Carros dans les Alpes-Maritimes, n’a en effet rien à voir avec une maison traditionnelle. Véritable habitat « écolo », elle consomme moins de 15 kWh/m2/an, soit 30 fois moins que la moyenne française et 3 fois moins qu’une construction BBC (basse consommation). La villa Vision est l’une des huit maisons aujourd’hui officiellement certifiées “passives“ en France, un standard ouvert de bâtiment très basse consommation, défini en Allemagne par le PassivHaus Institut de Darmstadt (1).

Dépourvue de tout système de chauffage et de climatisation, elle procure toutefois un confort idéal à ses occupants avec une température constante de 21 à 23 °C, quelle que soit la saison. Elle puise ses ressources dans son isolation thermique, son étanchéité à l’air et les apports solaires passifs. Pour atteindre cette performance, l’ensemble des techniques courantes de construction ont été revues et enrichies d’un système domotique afin d’optimiser la consommation d’énergie.

Isolation, étanchéité, traitement de l’air : les principes de base

« L’isolation de la maison par l’extérieur est un élément clé de sa performance énergétique», explique Victoric Bailleul, responsable communication de la société Vision Eco-habitats, conceptrice de la villa passive de Carros. « Chaque matériau est étudié selon ses coefficients et sa conductivité thermiques et tous les ponts thermiques, sources de déperditions d’énergie, sont neutralisés. »

Le traitement de l’air intérieur est, lui, assuré par une VMC double flux très performante. « Tempéré, recyclé et purifié en permanence, l’air intérieur est d’une qualité supérieure à celui d’un habitat traditionnel, reprend Victoric Bailleul. C’est comme si on laissait les fenêtres ouvertes 4 heures par jour, mais sans aucune déperdition thermique. »

Quant à la température ambiante, elle est régulée par géothermie. L’air extérieur circule dans un tuyau enterré à 1,50 m dans le sol, selon le système du puits canadien. Il chauffe ou se refroidit par géothermie passive et sort du puits à une température de 15 °C environ. Cet air arrive dans la VMC double flux et croise un récupérateur de chaleur, un entrelacement de tuyaux dans lequel l’air vicié transmet ses calories à l’air entrant. On gagne là encore quelques degrés. Enfin, l’éclairage par halogènes basse consommation, l’ensoleillement, et la vie à l’intérieur de la maison contribuent à réchauffer encore un peu l’atmosphère pour finalement atteindre une température ambiante constante et agréable.

Maison passive
© Schneider Electric
Domotique KNX : l’intelligence en plus

A la pertinence des techniques de construction vient s’ajouter l’intelligence d’un système domotique KNX. Celui-ci régule la consommation énergétique en pilotant l’éclairage, les volets roulants, mais aussi l’arrosage automatique du jardin, en fonction de divers paramètres.

Par exemple, la lumière s’allume sur détection de mouvement et selon des scénarios prédéfinis (extinction générale au départ de la maison, allumage de l’entrée au retour). Les occupants évitent ainsi tout gaspillage d’énergie.

Les volets roulants sont, eux, abaissés ou relevés en fonction de la température et de la luminosité extérieures, mesurées par une station météo installée sur le toit ; un dispositif de “sun tracking“ permet de définir l’orientation des lamelles pour optimiser les apports d’énergie gratuits. « Les habitants n’ont rien à faire, tous les paramètres sont gérés automatiquement pour maintenir la performance énergétique de la maison. Ils n’interviennent que sur les scénarios d’éclairage et de pilotage des volets roulants, en fonction de leurs habitudes et de leurs activités », déclare Nicolas Colombi, l’intégrateur de la société Cust’Home Paca qui a mis en œuvre cette solution.

Enfin, le système KNX est associé à un superviseur qui, via un coffret de communication Alvidis Schneider Electric, permet de remonter toutes les informations relatives à l’énergie et de les visualiser sur un écran : courbe de température extérieure / intérieure, hygrométrie extérieure / intérieure, consommation instantanée, équivalent production en CO2, production d’eau chaude, production photovoltaïque. L’occupant peut ainsi mesurer les économies réalisées en comparaison avec une maison traditionnelle.

« La construction d’une maison passive représente un surcoût de 5 % à 10 %, surcoût amorti en seulement 5 ans par les seules économies d’énergie. C’est bien la preuve qu’il est aujourd’hui possible de construire autrement, de façon plus écologique et finalement plus économique, en harmonie avec notre environnement. », conclut Victoric Bailleul.
Posté par Mariona le 03/29 à 12:30 PM
Economie d'énergie
(0) CommentairesPermalien

Vendredi, Mars 26, 2010

5 astuces pour économiser l’énergie durablement

David Longuépée

La semaine du développement durable arrive à point nommé pour nous permettre de faire un premier pas vers une meilleure gestion de notre consommation d’énergie. Alternative Channel vous propose de découvrir 5 astuces pour économiser l’énergie , pour faire du bien à la planète et pour soulager votre portefeuille.

euro
Tout le monde n’a pas les moyens d’investir beaucoup d’argent pour remplacer ses vieux électroménagers énergivores, sa chaudière polluante et refaire l’isolation des murs et des fenêtres mais des petits gestes posés au quotidien et des petits achats bien pensés peuvent faire la différence.




Côté cuisine

frigo
© David Longuépée


Quelques petits rappels pour le cordon bleu que vous êtes !! L’utilisation à bon escient des couvercles sur les casseroles permet une cuisson plus rapide des aliments . De plus des poêles et casseroles dont les dimensions sont adaptées à la plaque de cuisson ou au bec de gaz sont bien plus efficaces. Si vous projetez de manger des aliments surgelés, sortez les longtemps avant leur cuisson. Ils auront le temps de dégeler de manière naturelle et vous économiserez sur le temps de cuisson. Pensez également à dégivrer régulièrement votre congélateur : deux millimètres de givre augmentent de 10 % sa consommation. Si vous projetez remplacer vos appareils de cuisson ou de réfrigération, pensez économies à long terme, un appareil électroménager de « classe A », est plus performant dés l’achat et vous coutera moins cher très vite.

Côté chauffage

Le confort de votre nid douillet vous importe. Soit !! Mais il est possible de vivre de manière agréable tout en faisant des économies d’énergies conséquentes. Contrairement aux idées reçues, 22 degrés n’est pas une température de confort en deçà-de laquelle, il est impossible de descendre. Une température de 19 degrés le jour et de 16 degrés la nuit est bien suffisante. De plus, inutile d’éteindre vos radiateurs lorsque vous quittez votre logement , laissez les plutôt fonctionner à demi-régime toute la journée, vous éviterez ainsi de devoir les augmenter trop fort lorsque vous rentrerez. Un système peu couteux de thermostat vous permettra de programmer les températures de vos pièces en fonction des heures de la journée. Si vous partez en vacances, ou pour un long week-end, n’oubliez pas de mettre votre chauffage au minimum , vous économiserez beaucoup d’énergie et cela se ressentira sur votre prochaine facture. Et sachez que des fenêtres bien isolées font toute la différence.

Côté eau

robinet
© Jérome S./flickr


Prenez une douche dont la consommation est de 20 à 60 litres d'eau, plutôt qu'un bain (environ 200 litres !). Ne laissez pas couler l'eau pendant que vous vous savonnez. De plus lors des activités ménagères, sachez utiliser les programmes Éco de vos appareils électro-ménagers . Il ne sert à rien de laver tout votre linge à l’eau chaude, les détergents actuels sont assez efficaces même à l’eau froide, il suffit simplement de trier votre linge correctement pour ne pas mélanger les matières et les couleurs. Pour la vaisselle, évitez de laver celle-ci en laissant couler l’eau, remplissez plutôt votre évier, et rincez-la à l’eau froide.



Côté lumière

Tout d’abord, profitez au maximum de l’éclairage naturel. Vous n’avez pas forcément besoin d’allumer une lumière quand vous rentrez dans une pièce. Et si vous quittez une pièce inoccupée, éteignez la lumière. Des gestes simples qu’ils nous arrivent d’oublier ! Lors de votre prochain achat d’ampoules, pensez à investir dans des lampes à basse consommation, elles consomment jusqu’à 4 fois moins que d’électricité que des ampoules classiques. Boycottez une fois pour toutes les halogènes, dont la consommation est 5 fois supérieure aux lampes classiques ! Et sachez que les variateurs de lumières ne sont pas si économiques qu’on pourrait le penser. Même quand votre luminaire est éteint, il se peut que le "variateur" fonctionne encore.

Côté réflexes

prise électrique


Votre bureau , votre salon ressemble à un arbre de noël lorsque vous éteignez la lumière ? Dans tous les coins , vous voyez des lumières rouges, jaunes ou bleues ? Elles indiquent les appareils qui restent en veille ou allumés même si vous pensez les avoir éteints. Actionnez vous-même le bouton d’allumage « on/off » sur l’appareil . Un appareil en veille consomme de l’énergie pour rien et vieillit prématurément. Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez acheter des multiprises à interrupteur qui vous permettront d’éteindre d’un coup tous les appareils d’un secteur (tv, dvd, décodeur… ) ou d’un autre (ordinateur, imprimante, écran …) .Pour vos appareils fonctionnant à pile, privilégiez l’achat d’un chargeur et de piles rechargeables. C’est beaucoup plus économique et écologique.

Ces petites astuces devraient vous permettre de faire des économies conséquentes sur vos prochaines factures d’électricité , de gaz ou de mazout.

Posté par Administrator le 03/26 à 03:41 PM
Economie d'énergie
(2) CommentairesPermalien

Mardi, Mars 23, 2010

Newsletter: Halte au gaspillage !

Cliquez ici pour le courriel original de la Newsletter

plongeur Jetez-vous à l’eau avec Eauzone.TV et The Water Channel !
Les citoyens, les réalisateurs et les spécialistes de l’eau sont invités à venir poster leurs films, articles ou commentaires sur l’eau. Les deux plateformes souhaitent ainsi contribuer à améliorer la gestion et l’accès à l’eau. Plus de détails...

empreinte eau L’empreinte eau: combien d’eau faut-il ?
L' "empreinte eau" (water footprint) ou eau virtuelle permet de calculer l'utilisation réelle en eau d'un pays. De plus en plus d’entreprises ont recours à la notion d’empreinte eau pour rendre compte du volume d’eau nécessaire à la fabrication de leurs produits. Lire l'article...

boire Les besoins en eau
Boire est un besoin vital pour le corps qui doit se réhydrater, se renouveler. On peut jeûner plusieurs jours à condition de toujours avoir de l'eau à disposition. On ne peut survivre plus de trois jours sans apport de fluide. Lire l'article.




Alternative Channel est sur Facebook.
Devenez fan !

Alternative Channel maintenant sur Twitter
Suivez notre actualité de plus près !

Pour vous inscrire à cette newsletter,
veuillez contacter Mariona Vivar.
Posté par Rédaction le 03/23 à 10:02 AM

(0) CommentairesPermalien

Lundi, Mars 22, 2010

Jetez-vous à l’eau avec Eauzone.TV et The Water Channel !

Les citoyens, les réalisateurs et les spécialistes de l’eau sont invités à venir poster leurs films, articles ou commentaires sur l’eau. Les deux plateformes souhaitent ainsi contribuer à améliorer la gestion et l’accès à l’eau.

Eauzone.TV
Eauzone.TV est une webtv relationnelle sur l’eau, lancée le 22 mars à l’occasion de la Journée Mondiale de l’eau. Les acteurs de l’eau sont invités à échanger et à débattre en ligne de manière transparente autour de leur activité. Associations, ONG, entreprises et institutions publiques peuvent partager et s’exprimer librement sur leur rapport à l’eau en publiant leur vidéo, en créant des espaces de dialogue afin de communiquer leurs problématiques et solutions. Alternative Channel anime Eauzone.TV, garantissant ainsi la création d'un véritable espace de discussion indépendant. Visitez Eauzone.TV

Ne ratez pas notre émission mensuelle « Le Dire Tout EAU », pour découvrir en vidéo comment mieux consommer l’eau et mieux la protéger. Le magazine vidéo web d’Eauzone.TV parle de protection de ressources, de bien-être et de culture. Apprenez à jardiner sans pesticides dans notre premier épisode :

TheWaterChannel
TheWaterChannel a été lancé au 5e Forum Mondial de l’Eau en 2009, et est devenu l'un des principaux portails sur l’eau avec plus de 25.000 visiteurs par mois. TheWaterChannel soutient l'éducation et la sensibilisation aux enjeux de l'eau en mettant à disposition du public, les matériels vidéo disponibles en différentes langues, qui sont souvent dispersées et qui se perdent facilement. L'objectif de TheWaterChannel est d’aider ses visiteurs à rentrer en contact et de les inciter à travailler ensemble pour une meilleure gestion et utilisation de l’eau!

Vous êtes un acteur de l’eau, jetez-vous à l’eau et surfez sur cette vague citoyenne !
Posté par Mariona le 03/22 à 11:44 AM
Eau
(0) CommentairesPermalien

Lundi, Mars 15, 2010

Newsletter: Les droits de l’homme et de l’animal !

Cliquez ici pour le courriel original de la Newsletter

corrida L’humain et l’animal, des relations sanglantes ?
La corrida en Espagne, le gavage des oies dans le sud-ouest français et la chasse aux phoques au Canada sont des pratiques traditionnelles barbares qui perdurent aujourd'hui en occident, et ce en pleine année mondiale de la biodiversité. Plus de détails...

dauphins Images choquantes du massacre de dauphins au Danemark
Chaque année a lieu un rituel sanguinaire dans les îles Féroé. Des jeunes tuent des centaines de dauphins comme symbole de virilité et de passage à l’âge adulte. Une barbarie contre le ‘calderon’, un dauphin très intelligent qui a la particularité de s’approcher des gens par simple curiosité. Lire l'article...

Desert Les nomades en colère face à un « rallye propre »
Le rallye des Gazelles met en péril l’équilibre fragile du désert du Sahara. Les nomades et les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Atteinte à la biodiversité ou « rallye propre » ? Lire l'article.




Alternative Channel est sur Facebook.
Devenez fan !

Alternative Channel maintenant sur Twitter
Suivez notre actualité de plus près !

Pour vous inscrire à cette newsletter,
veuillez contacter Mariona Vivar.
Posté par Rédaction le 03/15 à 03:28 PM

(0) CommentairesPermalien

L’humain et l’animal, des relations sanglantes ?

La corrida en Espagne, le gavage des oies dans le sud-ouest français et la chasse aux phoques au Canada sont des pratiques traditionnelles barbares qui perdurent aujourd'hui en occident, et ce en pleine année mondiale de la biodiversité

L’être humain a toujours entretenu des relations très fortes avec le monde animal. Qu’ils soient chassés ou élevés, domestiqués ou sauvages, utilisés à des fins de plaisance ou alimentaires, les animaux sont nos partenaires de vie sur la planète, et notre espèce se doit de leur reconnaitre des droits comme êtres vivants et doit chercher à faire cesser des pratiques déshonorantes pour elle-même et dégradantes et cruelles pour eux.

Il est cependant intéressant de constater que ces pratiques que nous jugeons, dans leur ensemble, dégradantes sont souvent reliées à des traditions historiques à différents endroits de la planète. Ce qui explique la difficulté qu’ont certains pays à abandonner ces pratiques.

Parmi celles-ci, nous parlerons de la corrida en Espagne, du gavage des oies dans le sud-ouest français, et de la chasse aux phoques au Canada.


mort du taureau
© Crédit photo: grupowicka/flickr
La corrida et la souffrance du taureau
Pratiquée depuis plus de trois cent ans en Espagne, au Portugal, dans le sud de la France et certains pays d’Amérique Latine, la corrida est considérée par la plupart des associations de défense des animaux comme un spectacle barbare et cruel à l'origine d'une souffrance chez l'animal. Sous l'effet du stress des médiateurs chimiques sont libérés dans l'organisme du taureau, atténuant les sensations douloureuses. Comme un taureau de combat est, du fait de son conditionnement et de la sélection génétique, particulièrement agressif et difficile à manier, il est blessé avec des piques et des banderilles, pratiques qui éprouve sa bravoure en début de corrida. Toutefois, ces piques et banderilles sont appliquées dans une zone très peu innervée.

Lorsqu'elle est correctement réalisée, la mise à mort du taureau par le matador se fait en une seule estocade. Toutefois, il arrive que le matador manque son coup et que la mise à mort ne se fasse qu'après plusieurs estocades, entraînant donc une souffrance répétée.

Les chevaux de picadors courent également des risques énormes, pouvant aller jusqu’à la mort. Le cheval sert exclusivement de monture au picador et n'a aucun moyen d'échapper à la charge du taureau. Si le cheval tombe sous la charge du taureau, ses parties non-protégées se trouveront exposées.


gavage des oies
© Crédit photo: Jérome S./flickr
Le gavage des oies, tradition ancestrale ou industrie cruelle ? La production de foie gras est l'objet de controverses portant sur les conséquences du gavage pour le bien-être des animaux et sur l'importance à accorder à ce bien-être.

Les oies soumises au gavage peuvent en effet souffrir de divers maux dûs à la compression des organes jouxtant le foie, ainsi que des problèmes de régulation thermique, de halètement, de fatigue, ou de dysenterie. Il arrive que d’autres pathologies se développent, telles que des maladies dues à l’engorgement du foie, de la déminéralisation des os, auxquelles peuvent s’ajouter des blessures dues au passage de l’embuc. Selon les opposants au gavage, la mortalité des animaux soumis au gavage est ainsi six fois plus élevée que durant la période d’élevage.

Une coalition d'associations de défense animale, réunie depuis fin 2003 autour du « Manifeste pour l'abolition du gavage », affirme l'illégalité du gavage vis-à-vis des lois françaises existantes de protection animale ainsi que des textes européens.

La Directive européenne du 20 juillet 1998 dispose en effet qu' « aucun animal n'est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu'il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles » ; alors que selon le rapport du Comité scientifique de la Commission Européenne de la santé et du bien-être des animaux (16 décembre 1998 , constatant que le taux de mortalité en cours de gavage serait multiplié par dix ou vingt, que le « niveau de stéatose (obtenu) pourrait être considéré pathologique » et que la « quantité importante d'aliments intubés rapidement au cours du procédé de gavage provoquerait une distension de l'œsophage, une augmentation de la production thermique et du halètement, et l'excrétion de matières fécales semi-liquides », conclut que « le gavage, comme il est pratiqué aujourd'hui, est préjudiciable au bien-être des oiseaux ».

Les associations affirment également que le foie gras est l'organe malade d'une oie ou d'un canard et entendent dénoncer la stratégie de la filière : entourer le foie gras d'une aura de luxe et de magie, éviter méticuleusement toute référence au gavage et aux souffrances qui y seraient liées. D'ailleurs, selon un sondage CSA/SNDA/Stop Gavage du 9 et 10 novembre 2009, 44% des français sont contre le gavage des oies et des canards et 63,2% pensent que cette pratique est cause de souffrance pour ces animaux.

chasse-phoque
© Crédit photo: Chuck Whitney/flickr
La chasse au phoque, fait économique ou cruauté sur l’animal ?
Le fait que la chasse au phoque nourrit pendant 7 mois quelques 15 000 familles de pêcheurs est un fait économique certain dont il faut tenir compte, mais les revenus de cette chasse contribuent à moins de 1 % de l’économie de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, et a seulement 25% du revenu annuel des chasseurs et de leur famille.

Les techniques de chasse actuelles se font majoritairement avec le gourdin (akapik). Trois coups réglementaires doivent être donnés pour s'assurer que le phoque est bel et bien mort, et plusieurs études démontrent que cette technique est rapide et sans trop de souffrances pour le phoque. Le phoque est ensuite saigné quand on coupe ses veines natatoires et ce n’est qu’alors qu’on enlève sa peau.

Le Canada invoque les aspects traditionnel, légitime et commercial de cette chasse, arguments forts de sa défense. En effet, actuellement le commerce de la fourrure de phoque est tolérée en Europe et permise en Russie, en Chine et dans beaucoup de pays du monde, car les espèces concernées ne sont pas menacées d'extinction et ne sont donc pas listées en Annexe I de la CITES ni même sur la Liste Rouge de l'IUCN. Les diplomaties européennes éprouvent donc quelques difficultés sur le plan légal pour opposer des arguments valables à cette chasse. Cependant les mouvements de protection des animaux font pression de manière efficace sur les opinions publiques à travers le monde, et ce alors que la population de phoque est en constante augmentation au détriment d’autres espèces dont ils sont les prédateurs. Il existe environ six millions de phoques et cela représente effectivement une population en développement qui peut supporter une chasse annuelle régulière et contrôlée.

Très peu d'associations écologiques s'opposeront à cette chasse pour des raisons proprement écologiques. Greenpeace a d'ailleurs eu du mal à se positionner sur le sujet, quoiqu'elle ait finie par intégrer les rangs des opposants à la chasse en 2005, son coordonnateur québécois de l’époque, Steven Guilbault, cité par Le Devoir journal québecois , affirmait en 2004: « L'espèce n'est pas en danger, contrairement à d'autres mammifères marins — ce qui est le cas de plusieurs espèces de baleines, notamment — que nos organisations essaient de protéger et de défendre sur d'autres océans ».
Posté par Rédaction le 03/15 à 02:12 PM
Biodiversité
(0) CommentairesPermalien

Mercredi, Mars 10, 2010

Les nomades en colère face à un « rallye propre »

Par Zaila
Le rallye des Gazelles met en péril l’équilibre fragile du désert du Sahara. Les nomades et les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Atteinte à la biodiversité ou « rallye propre » ?

Biodiversité désert
© Zaila
Sous les traces d’un 4x4, l’herbe, écrasée en quelques secondes, mettra des dizaines d’années à repousser. C'est une orgie de bruit et de poussière dévastatrice qui écrase la nourriture des chameaux et la source de vie des nomades du désert. Anchal et El Had, par exemple, sont des plantes rares et en voie de disparition qui se trouvent dans le parcours de la caravane motorisée. Les nomades n’ont pas d’autre alternative que de fuir à la recherche du silence et de la survie. L’association de nomades Zaila s’oppose frontalement à la célébration du Rallye des Gazelles qui traversera le désert du 13 au 25 mars. « Des gazelles, on n’en voit plus dans le désert car cette espèce a disparu à cause de l’action humaine ! », s’indigne Ali Sbai, membre de l’association Zaila .

Biodiversité désert
© Zaila
Pour couronner le tout, le site officiel de l’épreuve automobile parle de « rallye citoyen et responsable » aspirant à obtenir un label de « rallye propre ». Compenser des émissions de CO2, promouvoir l’éco-conduite ou imprimer en papier recyclé sont quelques unes des actions que les organisateurs affichent pour réclamer l’étiquette verte. Une aberration selon Zaila, pour qui les rallies et les caravanes touristiques font partie du desert business. Le désert, poumon de la terre, berceau des trois religions monothéistes, a toujours exercé une fascination quasi-mystique sur l’homme. L’absence de tout élément perturbateur (bruits, constructions, objets non naturels, etc.) y est pour quelque chose. « En quelque sorte, l’homme se pollue ailleurs, pour venir se purifier dans le désert. Démarche légitime, sauf quand il vient à son tour polluer ce milieu ! », s’exclame Ali Sbai, représentant de l’association Zaila. Ali a dénoncé les atrocités du desert business dans le film ‘La sécheresse du coeur’, produit par Dev.tv et diffusé par Alternative Channel.

Biodiversité désert
© Arrem, un lézard rare jouant le mort
et priant qu’on ne l’écrase pas ! (Zaila)
Hamada du Drâa, refuge d’espèces, animales et végétales en voie de disparition

La faune a été quasiment décimée par la " chasse impitoyable des princes du Golfe, prédateurs des temps modernes avec un équipement dévastateur et sophistiqué (fusils à lunettes, 4x4 puissantes, etc.). Les Espagnols et leurs 4x4, les nomades «Made in Taiwan» et leur Quads, sont en train de compléter ce sombre tableau : saccager la flore et faire fuir la faune de son dernier réduit ! Et ce, pour un plaisir «éphémère» et une incommensurable bêtise ", critique Zaila.




Pour illustrer la richesse de l'écosystème que les nomades protègent, Zaila a répertorié les espèces menacées :
1. Le fennec : le renard habile du désert, pratiquement disparu de la rive droite du Drâa.
2. El Warn : le warrant du désert, le précieux ami et dauphin pour le nomade, qui le protège du danger venimeux des vipères, pratiquement disparu.
3. Al Afâa : la vipère des sables, qui fait joujou la nuit avec les gerboises et souris mais n’attaque jamais l’homme.
4. Le loup du Drâa : une espèce bien organisée mais de plus en plus rare.
5. Le lièvre du désert : espèce assez abondante autour des tamaris.
6. La gerboise : couleur sable, sautillant sur ses longues pattes-ressort.
7. Zellem : petit lézard, très rapide, appelé l'éclair, assez abondant, couleur sable, se nourrit d'insectes et se cache dans des trous autour des buissons (5-10 cm).
8. Cherchmall :Sinc ou poisson des sables (lézard, 8-15 cm), forme de poisson - plus les pates -, s'enfonce rapidement dans le sable en cas de danger ; peau à écailles lisses, peut se déplacer plusieurs mètres sous le sable et semer ses poursuivants ; couleur sable, avec des taches, en hublots, sur les cotés.
9. Boubreis : une sorte de petit Iguane, vivant dans le milieu caillouteux ; très rapide et difficile à attraper ; couleur rose tachetée. (10-15 cm).
10. Arrem : ce lézard est le roi du camouflage ; joue le mort et reste figé et parfaitement immobile ; sa tête ressemble à un caillou ; peut mordre mais n'est pas venimeux.

Posté par Mariona le 03/10 à 01:16 PM
Biodiversité
(0) CommentairesPermalien

Mercredi, Mars 03, 2010

Images choquantes du massacre de dauphins au Danemark

Chaque année a lieu un rituel sanguinaire dans les îles Feroe . Des jeunes tuent des centaines de dauphins comme symbole de virilité et de passage à l’âge adulte. Une barbarie contre le ‘calderon’, un dauphin super intelligent qui a la particularité de s’approcher des gens par curiosité.


Massacre dauphins
Il s’appelle « The Grind » et c’est un rituel barbare qui se reproduit tous les ans dans les îles Féroe. En plein océan, entre l'Écosse et l'Islande, ces îles dépendent directement de l'état du Danemark, mais elles bénéficient d'une certaine autonomie politique.



Une mare de sang dans la mer, des dauphins éventrés et tirés à l'aide de harpons sur la plage, et vivants. Les images parlent d'elles-mêmes... Cette tradition aurait 1 000 ans et consiste à rabattre les globicéphales sur le port. Chaque année, près de 1 500 globicéphales y sont ainsi massacrés. Les chasseurs de cétacés des Iles Féroé plongent à plusieurs reprises leurs gaffes de métal lourdes de plus de 2 kilos dans la chair de ces globicéphales. Puis lorsque le croc est accroché, ils enfoncent un couteau d'environ 15 centimètres dans la nuque à travers la couche de graisse et la chair. Hurlant de douleur, les dauphins meurent après une agonie plus ou moins lente.



Un groupe a été créé sur Facebook pour dénoncer cette barbarie.



Ces images sont tirées d’un documentaire, “The Black Harvest”, réalisé par la BBC en 1986, et les plus récentes d’entre elles datent de 1992. Néanmoins, cette pratique a toujours lieu actuellement dans les îles Féroé.



Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins

Massacre dauphins








Posté par Mariona le 03/03 à 04:38 AM
Biodiversité
(0) CommentairesPermalien

Mardi, Mars 02, 2010

Newsletter: Femme, je t’aime, moi non plus

Cliquez ici pour le courriel original de la Newsletter


Exploitation maquiladoras Guatemala Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras
Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants. Plus de détails...


Les monologues du vagin Théâtre contre la violence faite aux femmes
Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales. Lire l'article...


Décisions durables La grande désillusion sur l’engagement des entreprises en Europe
En partant de l’agence Vigeo sur le reporting de 759 entreprises européennes en matière de responsabilité sociale et environnementale, que pouvons-nous dire de la réalité de leur engagement ? Lire l'article.




Alternative Channel est sur Facebook.
Devenez fan !

Alternative Channel maintenant sur Twitter
Suivez notre actualité de plus près !

Pour vous inscrire à cette newsletter,
veuillez contacter Mariona Vivar.
Posté par Mariona le 03/02 à 08:25 AM
Femmes
(0) CommentairesPermalien

Théâtre contre la violence faite aux femmes

Mariona Vivar

Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales.


Eve Ensler
© V Day
Briser le silence, monter sur scène pour représenter l’injustice, la violence et la discrimination est un exercice libératoire, presque cathartique auquel s’est appliqué Eve Ensler, l’auteur de la célèbre pièce de théâtre "Les Monologues du vagin" . Son père était un important cadre d'entreprise et sa mère, mère au foyer. Pendant sa jeunesse, son père abusait d'elle, alors que sa mère était au courant et restait muette.


Les Monologues du vagin ont connu un succès international : la pièce a été traduite en 46 langues et jouée dans plus de 130 pays. Sa recette magique? Aborder un sujet intime sans tabous, avec un ton humoristique et assaisonné du combat contre la violence faite aux femmes. Des vagins qui ont connu l'orgasme à 72 ans, des vagins surexcités, des vagins maltraités et mutilés… Eve Ensler ose en 1996 rompre les tabous et rendre hommage à cette partie intime du corps de la femme.



Eve Ensler
© V Day
Mais c’est le militantisme contre la violence faite aux femmes ce qui explique le succès de ses monologues. Elle a créé la fondation V-Day, un mouvement mondial visant à mettre fin aux violences contre les femmes et les jeunes filles et à sensibiliser l’opinion publique à ces problèmes. L’association permet à des bénévoles d’organiser dans le monde entier des représentations exceptionnelles des « Monologues du Vagin » pour récolter des fonds. Les fonds récoltés sont distribués à des associations locales, nationales et internationales.



Les Monologues du Vagin a été jouée à Paris au Théâtre Fontaine, puis à l’Européen, au Palais des Glaces, à la Comédie de Paris, au Petit Théâtre de Paris et enfin au Théâtre Michel. Plus de 2 500 représentations à Paris et, en tout, plus de 3 500 représentations (entre Paris et la province). Plus de 800 000 spectateurs sont venus applaudir les différentes personnalités qui ont lu ces textes.




Maison de poupée
Maison de poupée


Et si le théâtre n'était qu'un miroir grotesque de la réalité? Et si tout ce qui se passe sur scène ne serait-ce qu'un reflèxe ridicule de nos propres vies ? Henrik Ibsen a su critiquer les rôles traditionnels du mariage bourgeois dans sa célèbre pièce « Maison de Poupée » (1879), qui est jouée actuellement par Audrey Tautou et Michel Fau au Théâtre de la Madeleine, à Paris.



Nora, la protagoniste de "Maison de poupée" est une femme parfaite : bonne mère au foyer, elle s’occupe de câliner ses enfants et de danser pour son mari chéri. Mais un épisode tragique bouleverse la vie de Nora, qui enlève son déguisement de poupée, prend congé de son double rôle de mère et d'épouse et quitte le foyer. L’ « alouette » prend ses ailes et s’envole.


Une fin politiquement correcte



Vous pouvez imaginer le scandale que provoqua la représentation de cette pièce à la fin du XIXème siècle. Juste après son apparition, un traducteur allemand, Monsieur Wilhem Lange, avertit l’auteur qu’il y avait des raisons de craindre que ne fût publiée une « version retravaillée » de la pièce en Allemagne. Afin de prévenir un tel risque, Ibsen envoie un projet de modification, « pour utilisation en cas de stricte nécessité », dans lequel Nora, au lieu de quitter le foyer serait contrainte par son mari à entrer dans la chambre des enfants. Quelques répliques y sont échangées, puis Nora s’écroule près de la porte avant que le rideau ne tombe. Ibsen qualifie ce changement d'« acte de barbarie » envers la pièce, et espère que les théâtres allemands qui s’en serviront ne seront pas trop nombreux. Malgré son indignation, Ibsen préfère rester maître de son texte plutôt que de confier les travaux de "remaniement" à des mains moins prudentes et moins expertes.

Extraits de la lettre ouverte qu'Ibsen écrit dans le journal danois Nationaltidende, le 17 février 1880.



Maison de Poupée est jouée jusqu’à fin juin à Paris, au Théâtre de la Madeleine, avec Audrey Tautou et Michel Fau, dirigé par ce dernier.

Posté par Mariona le 03/02 à 07:47 AM
Femmes
(1) CommentairesPermalien

Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras

par Médecins du Monde

Dans les usines agroalimentaires de Guatemala, les femmes sont majoritaires et travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine. Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation.


Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
De 7h à 18h30, ou jusqu’à l’heure imposée, leurs tâches sont: coudre, découdre, emballer, marquer, mettre des boutons et faire les boutonnières, inspecter la qualité des vêtements. Voici une journée de travail ordinaire d’une femme qui travaille dans une usine textile ou agroalimentaire au Guatemala. « Elles travaillent dans des chambres froides, pour l’empaquetage des fruits et légumes destinés à l’exportation sans condition de sécurité et sans protection », explique Aurélie Loreyer, coordinatrice du programme de Médecins du Monde sur le terrain. Même constat dans les maquiladoras (ouvrières textiles) : les travailleuses, sans masques ni gants de protection, inhalent toute la journée les produits chimiques utilisés pour le traitement du textile.



Des licenciements abusifs, des abus impunis


De nombreux entrepreneurs poussent à la démission ou licencient celles qui cherchent à défendre leurs droits, allant même jusqu’à établir des listes noires de femmes à ne pas embaucher. Faces à ces abus, les femmes n’ont que peu de recours et ces violations restent encore trop souvent impunies. « Les autorités se préoccupent plus d’appliquer les lois qui servent les intérêts des maquillas, et ce aux dépens de nos droits » témoigne Rosa, ouvrière dans une maquila.



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Il [le patron] m’a dit de me préparer car il allait m’envoyer en vacances. Je lui ai répondu que c’était super car en 8 ans je n’avais jamais eu de repos. La semaine suivante j’étais en vacances. A mon retour, la direction a appelé tous ceux qui étaient partis comme moi en congés. Ils nous ont dit que nous étions licenciés sans motifs et nous ont donné un chèque à chacun. A la Banque, on nous a dit que les chèques étaient en blanc.



Entre 2006 et 2009, Médecins du Monde a mené une enquête auprès des ouvrières de 16 usines des départements de Chimaltenango et Sacatepéquez pour mieux connaître leurs conditions de travail, leur état de santé et leurs difficultés d’accès au droit à la santé.



Les femmes représentent 85 % des salariés des usines de textiles et des industries agroalimentaires, et trois quarts d’entre elles a dû commencer à travailler alors qu’elles étaient encore mineures. Elles sont indigènes pour la plupart et avec un faible niveau de scolarisation.



La responsabilité des multinationales


Dans les années 1990, les maquiladoras - usines de sous-traitance travaillant pour l’exportation - sont apparues massivement au Guatemala, comme dans toute l’Amérique centrale. Après 36 ans de guerre civile, le retour de la paix, la proximité géographique avec les Etats-Unis, les salaires inférieurs à ceux du Mexique et les avantages fiscaux ont rendu le pays particulièrement attractif pour la sous-traitance de produits industriels et agroalimentaires.



Filiales d’entreprises étrangères ou usines financées par des capitaux étrangers, les maquiladoras (usines de textile) et les usines agroalimentaires utilisent une main d’œuvre moins chère, peu qualifiée et surexploitée pour la confection de textiles ou le conditionnement de fruits et légumes exportés vers d’autres pays, principalement vers le marché occidental (Etats-Unis et Europe).



Aujourd’hui 80 maquiladoras sont répertoriées au Guatemala et le secteur employait entre 75 000 et 100 000 personnes en 2002. Médecins du Monde dénonce : « Si ces usines sont considérées comme des moteurs de développement, les emplois restent précaires et mal rémunérés : discrimination à l’emploi, conditions de travail dangereuses pour la santé, harcèlement psychologique, insultes et violences physiques, licenciement abusifs, horaires interminables, non-paiement des heures supplémentaires sont monnaie courante ».



A cela, s’ajoute les violations des droits des travailleurs et particulièrement du droit à la santé : entraves aux visites médicales, non déclaration à la sécurité sociale, absence quasi-totale de services de santé adaptés au sein des usines…



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Depuis 2005, Médecins du Monde intervient auprès des femmes travaillant dans les maquilas et les usines agroalimentaires de la région de Chimaltenango, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, sur la route panaméricaine. L’équipe de MdM propose chaque dimanche des consultations gratuites aux ouvrières, organise des journées de consultations médicales au sein même des usines et forme certaines travailleuses à devenir promotrices de santé auprès de leurs collègues.



Dans l’agroalimentaire, les femmes viennent principalement consulter pour des infections respiratoires, des irritations de la peau et allergies, des maux de tête, douleurs lombaires, douleurs urinaires, troubles intestinaux... mais aussi pour des pathologies liées au manque de sommeil, au stress et à la nervosité.



Médecins du Monde exige « que les entreprises européennes et américaines qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation ».


Cette étude sera illustrée par de nombreux témoignages vidéo dans l’exposition Femmes après coup qui aura lieu à l’Hôtel de Ville de Paris du 4 au 18 avril 2010. Entrée libre.
Posté par Mariona le 03/02 à 05:16 AM
Femmes
(2) CommentairesPermalien

Lundi, Mars 01, 2010

La grande désillusion sur l’engagement des entreprises en Europe

par Décisions durables

A partir de l’étude de l’agence Vigeo sur le reporting de 759 entreprises européennes en matière de responsabilité sociale et environnementale, que pouvons-nous dire de la réalité de leur engagement ?


Décisions durables
Cette étude conduite de 2007 à 2009 par Vigeo a passé 759 entreprises européennes cotées au crible de 34 indicateurs couvrant de multiples champs : de la gouvernance aux relations avec les actionnaires et les clients, des droits de l’homme, de l’environnement et la biodiversité jusqu’aux libertés syndicales.



L’étude se fonde sur de multiples sources d’informations émanant des entreprises elles-mêmes, directement ou indirectement. Pour ces entreprises cotées, confrontées à une forte concurrence qui les oblige à être rentables, les enjeux du développement durable offrent des opportunités mais sont aussi source de contraintes.
Leur communication est donc primordiale, mais gare au greenwashing ! Les consommateurs sont de moins en moins dupes de ces entreprises qui mettent en avant une stratégie de responsabilité sociale et environnementale pour se valoriser à peu de frais, alors que leurs actions restent symboliques…



L’étude menée par Vigeo en dit long sur les préférences et les stratégies réelles. Ainsi les indicateurs d’objectifs des entreprises laissent apparaître leurs vraies priorités : les informations sur la gouvernance, le respect des actionnaires (renseigné à 95%), les mécanismes de contrôle et le fonctionnement du conseil d’administration sont largement disponibles. Le critère arrivant en haut de tableau étant l’équilibre des pouvoirs (renseigné à 97%).



En revanche, les objectifs sur la rémunération des dirigeants, le respect et l’aménagement du temps de travail, les droits fondamentaux (liberté syndicale, droit de négociation collective, promotion du dialogue social) font grise mine (renseigné seulement à 52%, le respect du temps de travail est bon dernier). Tout aussi inquiétant, la réduction des impacts environnementaux liés aux transports se trouve aussi en fin de tableau, avec un petit 60%.



Cette étude nous apprend également que les secteurs économiques qui affirment le mieux leurs objectifs sont les télécommunications (76%), les services aux collectivités (76%) et les automobiles et équipementiers (75%). Ce n’est pas surprenant : très exposés au regard de la société civile, des médias, des consommateurs, ces secteurs redoublent d’efforts pour être responsables.



La prise de conscience semble bien réelle au niveau des entreprises, le développement durable étant devenu un sujet très sensible. Reste à savoir si tous ces objectifs se concrétiseront en actions… pour l’instant, nous sommes encore loin du compte.



Une étude édifiante à lire dans sa globalité dans Décisions durables n°2, que vous trouverez dans les bons kiosques


Posté par Mariona le 03/01 à 12:32 PM
responsabilité sociale des entreprises
(0) CommentairesPermalien
Page 1 de 1 pages