La Bourse de Montréal négocie les émissions de gaz à effet de serre
D'après un communiqué du marché climatique de Montréal (MCeX) la négociation de contrats à terme MCeX liés aux émissions de gaz à effet de serre sera lancé le 30 mai, sous réserve de l’obtention des approbations réglementaires requises.Le Marché climatique de Montréal (MCeX) est un partenariat de la Bourse de Montréal Inc. et de la Chicago Climate Exchange® qui vise à établir le premier marché public canadien de produits environnementaux. Ce partenariat combine l'expertise de la bourse canadienne d'instruments financiers dérivés et la CCX (Chicago Climate Exchange, Inc., la bourse qui exploite l'unique système de négociation des émissions de gaz à effet de serre.
La CCX est une institution financière qui a pour objectif d’introduire l’innovation et des incitatifs financiers pour servir des causes d’ordre social, environnemental et économique. La CCX, qui a vu le jour en 2003, est le premier système d’échange de quotas d’émission des gaz à effet de serre fondé sur des règles et ayant force d’obligation au monde, et le seul système du genre en Amérique en Nord, ainsi que le seul système au monde permettant l’échange de droits d’émission fondé sur les six gaz à effet de serre. Le fondateur, président et chef de la direction de la CCX est l’économiste et novateur financier Richard L. Sandor, Ph. D., que la revue Time a proclamé « héros de la planète » en 2005 pour avoir fondé la CCX et « père de l’échange de droits d’émission de carbone » en 2007.
la Bourse que la Banque mondiale a évalué à quelque 100 milliards de dollars la valeur du marché mondial du carbone. L’activité sur les marchés du carbone a évolué considérablement au cours des dernières années et elle s’est élevée à 30 milliards de dollars américains en 2006. Qui plus est, il ressort des estimations récentes des participants au marché que l’activité sur le marché mondial du carbone s’établissait à plus de 60 milliards de dollars américains en 2007.
La Bourse de Montréal a déposé une demande d’approbation réglementaire auprès de l’Autorité des marchés financiers (l’Autorité), son autorité principale de réglementation,
afin de permettre la négociation de produits environnementaux de MCeX sur sa plateforme de négociation électronique, SOLA®. La décision finale ne devrait pas se faire attendre et la négociation de contrats à terme sur unités d’équivalent en dioxyde de carbone (CO2e) du Canada devrait s’ouvrir le 30 mai 2008.
Selon le président du conseil d’administration et fondateur de la CCX Richard Sandor « La demande de produits dérivés environnementaux ne cesse de croître à l’échelle mondiale, et le moment est venu de créer une masse critique de transactions au Canada. Les produits de MCeX permettront aux participants industriels de gérer leurs risques d’émissions au moindre coût possible, tout en stimulant l’innovation technologique qui réduit les émissions de GES. »
Mais dans un premier temps les entreprises ne pourront pas acheter des “crédits de pollution” et devront attendre d’Ottawa l’établissement d’un système de surveillance des crédits échangés.
Il permettra de chiffrer la valeur d’une tonne de carbone au Canada en 2010, les entreprises verront alors s’il est plus judicieux d’investir dans des nouvelles technologies pour réduire leurs émissions de C02 ou s’il vaut mieux acheter des crédits. En attendant les entreprises pourront gérer leur risque à l’égard des GES en achetant des contrats à terme sur le CO2.





