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Jeudi, Février 07, 2008
Aux élections, les éco-citoyens passent à l’action
L’année 2007 aura vu « la prise de conscience » du développement durable. Les citoyens et citoyennes français appelés aux urnes lors des élections présidentielles avaient été nombreux à répondre à l’appel de la
Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme afin de signer le pacte écologique.
Le pacte qui affiche plus de 745 000 signataires aujourd’hui, se renforce d’un guide de l’éco-électeur.
Publié par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme en partenariat avec Comité 21, le guide de l’éco-électeur nous propose de passer à l’action dans le cadre des prochaines élections municipales.
Il dresse la liste des domaines dans lesquels une commune, accompagnée de ses élus, a le pouvoir de s’impliquer et d’agir afin de créer une dynamique respectueuse des principes de développement durable. Pour les électeurs, c’est un moyen de découvrir les « bonnes » pratiques et de les confronter aux programmes électoraux qui leurs sont proposés lors cette campagne électorale.
Dans une optique claire « agir local, penser global », le guide fixe les sept points capitaux qui seront les enjeux des communes en 2008.
Extrait du sommaire de l’éco-électeur :
01 VIVRE EN HARMONIE AVEC LA NATURE
03 ÉCO-HABITER ET ÉCO-CONSTRUIRE
04 SE DÉPLACER EN DOUCEUR
05 RÉPARER, RÉUTILISER, RÉDUIRE ET RECYCLER
06 FAVORISER UNE ÉCO-ÉCONOMIE SOLIDAIRE
07 ASSOCIER TOUS LES ACTEURS
Le guide présente également les outils qu’un maire peut utiliser pour agir dans sa commune, via l’application des Agenda 21 mis en place par les collectivités locales.
Au final, ce guide donne à l’électeur les clés pour ouvrir sa conscience à l’importance d’un choix électoral, non seulement vis – à – vis de sa vie communale mais aussi selon les principes d’un progrès social responsable. Il peut désormais se poser les bonnes questions afin de savoir si le candidat de son choix propose des solutions innovantes liées au développement durable sur les plans économique, social et environnemental.
Mercredi, Janvier 30, 2008
Procès Erika: un jugement écologique
Le procès de l'Erika peut favoriser un développement durable et responsable du transport maritime. Le jugement a affirmé le préjudice écologique et la condamnation maximale requise ne pourra qu'inciter les transporteurs à une plus grande responsabilisation.
La castastrophe écologique de l'Erika se solde par un premier procès déterminant pour la protection de l'environnement.
12 décembre 1999, après plus de 24h en situation critique, le pétrolier se brise en deux. Il sombre le lendemain au large de la Bretagne libérant 19 000 tonnes d'hydrocarbures dont des substances cancérigènes. Résultat, plus de 400km de côtes et 150 000 oiseaux englués dans le pétrole mortel.
La décision judiciare, tombée le 16 janvier a permis de faire reconnaître le préjudice écologique et de fixer pour la première fois un jugement sur une telle catastrophe environnementale.
Pas de complaisance:
Face à la demande de la société de classification RINA, La cour d'appel de Paris n'accorde pas d'immunité diplomatique. Le tribunal correctionnel lui impose le maximum de 375 000 Euros d'amendes.
L'armateur et le gestionnaire italiens ont eux aussi été condamnés à verser 75 000 euros d'amendes.
La responsabilité de l'affrêteur:
Total écope d'une amende de 375.000 euros et 192 millions de dommages et intérêts.
Le préjudice écologique au-delà de l'économique est reconnu.
La déferlante des appels:
Même si les parties civiles comme la LPO reconnaissent " une grande victoire pour la biodiversité" elles désirent "amplifier le jugement" et font appel.
Total qui déplore le jugement, propose d'indemniser immédiatement les parties civiles en échange de leur désistement.
La plupart des parties civiles réagissent très vivement, dénonçant le comportement du groupe "d'indécent".
Même si les eaux restent agitées, il reste à espérer qu'avec cette première escale judiciaire, les acteurs du transport maritime mettront le cap vers un développement durable et responsable.
Jeudi, Janvier 24, 2008
Votre signature a du pouvoir
Amnesty International a reçu le jeudi 16 janvier dernier le 3e Grand Prix de la Campagne Citoyenne co-organisée par l'Assemblée Nationale et l'AACC (Association des Agences de Conseil en Communication) pour sa campagne "Signatures".
Ce film d'animation réalisé par l'agence TBWA\Paris démontre que par une simple signature vous pouvez concrètement agir pour le respect des droits de l'homme et sauver des vies. Soutenu par de nombreux partenaires, BNP Paribas, la Chaîne Parlementaire de l'Assemblée nationale, Metro France, ce Prix de la Campagne Citoyenne permet de mettre en lumière les campagnes de communication qui sensibilisent l'opinion pour améliorer les comportements collectifs ou individuels.
Découvrez la vidéo de notre partenaire Amnesty International sur Alternative Channel TV.
Votre signature vaut bien une vie, alors la prochaine fois que l'on vous demande de signer une pétition, irez-vous chercher votre stylo?