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L'égalité entre l'homme et la femme est indispensable pour atteindre un développement durable.

Mardi, Mars 02, 2010

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Exploitation maquiladoras Guatemala Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras
Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants. Plus de détails...


Les monologues du vagin Théâtre contre la violence faite aux femmes
Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales. Lire l'article...


Décisions durables La grande désillusion sur l’engagement des entreprises en Europe
En partant de l’agence Vigeo sur le reporting de 759 entreprises européennes en matière de responsabilité sociale et environnementale, que pouvons-nous dire de la réalité de leur engagement ? Lire l'article.




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Posté par Mariona le 03/02 à 08:25 AM
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Théâtre contre la violence faite aux femmes

Mariona Vivar

Le succès international des Monologues du vagin d’Eve Ensler et de la Maison de poupée d’Henrik Ibsen montre l’efficacité du théâtre pour dénoncer les discriminations et les violences conjugales.


Eve Ensler
© V Day
Briser le silence, monter sur scène pour représenter l’injustice, la violence et la discrimination est un exercice libératoire, presque cathartique auquel s’est appliqué Eve Ensler, l’auteur de la célèbre pièce de théâtre "Les Monologues du vagin" . Son père était un important cadre d'entreprise et sa mère, mère au foyer. Pendant sa jeunesse, son père abusait d'elle, alors que sa mère était au courant et restait muette.


Les Monologues du vagin ont connu un succès international : la pièce a été traduite en 46 langues et jouée dans plus de 130 pays. Sa recette magique? Aborder un sujet intime sans tabous, avec un ton humoristique et assaisonné du combat contre la violence faite aux femmes. Des vagins qui ont connu l'orgasme à 72 ans, des vagins surexcités, des vagins maltraités et mutilés… Eve Ensler ose en 1996 rompre les tabous et rendre hommage à cette partie intime du corps de la femme.



Eve Ensler
© V Day
Mais c’est le militantisme contre la violence faite aux femmes ce qui explique le succès de ses monologues. Elle a créé la fondation V-Day, un mouvement mondial visant à mettre fin aux violences contre les femmes et les jeunes filles et à sensibiliser l’opinion publique à ces problèmes. L’association permet à des bénévoles d’organiser dans le monde entier des représentations exceptionnelles des « Monologues du Vagin » pour récolter des fonds. Les fonds récoltés sont distribués à des associations locales, nationales et internationales.



Les Monologues du Vagin a été jouée à Paris au Théâtre Fontaine, puis à l’Européen, au Palais des Glaces, à la Comédie de Paris, au Petit Théâtre de Paris et enfin au Théâtre Michel. Plus de 2 500 représentations à Paris et, en tout, plus de 3 500 représentations (entre Paris et la province). Plus de 800 000 spectateurs sont venus applaudir les différentes personnalités qui ont lu ces textes.




Maison de poupée
Maison de poupée


Et si le théâtre n'était qu'un miroir grotesque de la réalité? Et si tout ce qui se passe sur scène ne serait-ce qu'un reflèxe ridicule de nos propres vies ? Henrik Ibsen a su critiquer les rôles traditionnels du mariage bourgeois dans sa célèbre pièce « Maison de Poupée » (1879), qui est jouée actuellement par Audrey Tautou et Michel Fau au Théâtre de la Madeleine, à Paris.



Nora, la protagoniste de "Maison de poupée" est une femme parfaite : bonne mère au foyer, elle s’occupe de câliner ses enfants et de danser pour son mari chéri. Mais un épisode tragique bouleverse la vie de Nora, qui enlève son déguisement de poupée, prend congé de son double rôle de mère et d'épouse et quitte le foyer. L’ « alouette » prend ses ailes et s’envole.


Une fin politiquement correcte



Vous pouvez imaginer le scandale que provoqua la représentation de cette pièce à la fin du XIXème siècle. Juste après son apparition, un traducteur allemand, Monsieur Wilhem Lange, avertit l’auteur qu’il y avait des raisons de craindre que ne fût publiée une « version retravaillée » de la pièce en Allemagne. Afin de prévenir un tel risque, Ibsen envoie un projet de modification, « pour utilisation en cas de stricte nécessité », dans lequel Nora, au lieu de quitter le foyer serait contrainte par son mari à entrer dans la chambre des enfants. Quelques répliques y sont échangées, puis Nora s’écroule près de la porte avant que le rideau ne tombe. Ibsen qualifie ce changement d'« acte de barbarie » envers la pièce, et espère que les théâtres allemands qui s’en serviront ne seront pas trop nombreux. Malgré son indignation, Ibsen préfère rester maître de son texte plutôt que de confier les travaux de "remaniement" à des mains moins prudentes et moins expertes.

Extraits de la lettre ouverte qu'Ibsen écrit dans le journal danois Nationaltidende, le 17 février 1880.



Maison de Poupée est jouée jusqu’à fin juin à Paris, au Théâtre de la Madeleine, avec Audrey Tautou et Michel Fau, dirigé par ce dernier.

Posté par Mariona le 03/02 à 07:47 AM
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Médecins du Monde dénonce la surexploitation des maquiladoras

par Médecins du Monde

Dans les usines agroalimentaires de Guatemala, les femmes sont majoritaires et travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine. Médecins du Monde exige que les multinationales qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation.


Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
De 7h à 18h30, ou jusqu’à l’heure imposée, leurs tâches sont: coudre, découdre, emballer, marquer, mettre des boutons et faire les boutonnières, inspecter la qualité des vêtements. Voici une journée de travail ordinaire d’une femme qui travaille dans une usine textile ou agroalimentaire au Guatemala. « Elles travaillent dans des chambres froides, pour l’empaquetage des fruits et légumes destinés à l’exportation sans condition de sécurité et sans protection », explique Aurélie Loreyer, coordinatrice du programme de Médecins du Monde sur le terrain. Même constat dans les maquiladoras (ouvrières textiles) : les travailleuses, sans masques ni gants de protection, inhalent toute la journée les produits chimiques utilisés pour le traitement du textile.



Des licenciements abusifs, des abus impunis


De nombreux entrepreneurs poussent à la démission ou licencient celles qui cherchent à défendre leurs droits, allant même jusqu’à établir des listes noires de femmes à ne pas embaucher. Faces à ces abus, les femmes n’ont que peu de recours et ces violations restent encore trop souvent impunies. « Les autorités se préoccupent plus d’appliquer les lois qui servent les intérêts des maquillas, et ce aux dépens de nos droits » témoigne Rosa, ouvrière dans une maquila.



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Il [le patron] m’a dit de me préparer car il allait m’envoyer en vacances. Je lui ai répondu que c’était super car en 8 ans je n’avais jamais eu de repos. La semaine suivante j’étais en vacances. A mon retour, la direction a appelé tous ceux qui étaient partis comme moi en congés. Ils nous ont dit que nous étions licenciés sans motifs et nous ont donné un chèque à chacun. A la Banque, on nous a dit que les chèques étaient en blanc.



Entre 2006 et 2009, Médecins du Monde a mené une enquête auprès des ouvrières de 16 usines des départements de Chimaltenango et Sacatepéquez pour mieux connaître leurs conditions de travail, leur état de santé et leurs difficultés d’accès au droit à la santé.



Les femmes représentent 85 % des salariés des usines de textiles et des industries agroalimentaires, et trois quarts d’entre elles a dû commencer à travailler alors qu’elles étaient encore mineures. Elles sont indigènes pour la plupart et avec un faible niveau de scolarisation.



La responsabilité des multinationales


Dans les années 1990, les maquiladoras - usines de sous-traitance travaillant pour l’exportation - sont apparues massivement au Guatemala, comme dans toute l’Amérique centrale. Après 36 ans de guerre civile, le retour de la paix, la proximité géographique avec les Etats-Unis, les salaires inférieurs à ceux du Mexique et les avantages fiscaux ont rendu le pays particulièrement attractif pour la sous-traitance de produits industriels et agroalimentaires.



Filiales d’entreprises étrangères ou usines financées par des capitaux étrangers, les maquiladoras (usines de textile) et les usines agroalimentaires utilisent une main d’œuvre moins chère, peu qualifiée et surexploitée pour la confection de textiles ou le conditionnement de fruits et légumes exportés vers d’autres pays, principalement vers le marché occidental (Etats-Unis et Europe).



Aujourd’hui 80 maquiladoras sont répertoriées au Guatemala et le secteur employait entre 75 000 et 100 000 personnes en 2002. Médecins du Monde dénonce : « Si ces usines sont considérées comme des moteurs de développement, les emplois restent précaires et mal rémunérés : discrimination à l’emploi, conditions de travail dangereuses pour la santé, harcèlement psychologique, insultes et violences physiques, licenciement abusifs, horaires interminables, non-paiement des heures supplémentaires sont monnaie courante ».



A cela, s’ajoute les violations des droits des travailleurs et particulièrement du droit à la santé : entraves aux visites médicales, non déclaration à la sécurité sociale, absence quasi-totale de services de santé adaptés au sein des usines…



Exploitation Guatemala
© Lam Duc Hien
Depuis 2005, Médecins du Monde intervient auprès des femmes travaillant dans les maquilas et les usines agroalimentaires de la région de Chimaltenango, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, sur la route panaméricaine. L’équipe de MdM propose chaque dimanche des consultations gratuites aux ouvrières, organise des journées de consultations médicales au sein même des usines et forme certaines travailleuses à devenir promotrices de santé auprès de leurs collègues.



Dans l’agroalimentaire, les femmes viennent principalement consulter pour des infections respiratoires, des irritations de la peau et allergies, des maux de tête, douleurs lombaires, douleurs urinaires, troubles intestinaux... mais aussi pour des pathologies liées au manque de sommeil, au stress et à la nervosité.



Médecins du Monde exige « que les entreprises européennes et américaines qui achètent ou se fournissent auprès des usines du Guatemala veillent au respect du droit du travail international et du droit à la santé chez leurs sous-traitants pour qu’elles arrêtent d’être complices de cette situation ».


Cette étude sera illustrée par de nombreux témoignages vidéo dans l’exposition Femmes après coup qui aura lieu à l’Hôtel de Ville de Paris du 4 au 18 avril 2010. Entrée libre.
Posté par Mariona le 03/02 à 05:16 AM
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Vendredi, Février 19, 2010

E. Badinter : « On fait passer la nature avant la liberté féminine »



La philosophe Elisabeth Badinter déclare au micro de France Inter que l’élan naturaliste pour les couches lavables ou l’allaitement maternel est régressif pour les femmes. La polémique est lancée.


Elisabeth Badinter vient de sortir son dernier ouvrage “Le conflit, la femme et la mère”, où elle a met en cause l’engouement écologique actuel. En direct sur France Inter, elle a critiqué hier l’initiative de l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait proposé une taxe sur les couches jetables l’an dernier à cause de son impact environnemental. « On fait passer la nature avant la liberté féminine et […], l’obsession du respect de la nature est si grand aujourd’hui qu’on est prêts à une régression radicale de la vie féminine car ces couches jetables ont été un des aspects de la libération de nos mères ».



La philosophe a aussi critiqué directement la vision de la mère de Cécile Duflot, candidate d’Europe Ecologie aux élections régionales. La méfiance croissante vis-à-vis de la pilule et de l’épidurale sont « des progrès libératoires que l’on met de plus en plus en cause. La bonne mère écologique de rêve pour Mme Duflot c’est une femme qui allaite, qui lave elle-même ses couches, arrière les petits pots tous préparés,… Et tous ces petits phénomènes tracent un modèle de mère et suscitent un destin féminin qui me semble très régressif ».

Plus d'articles sur le sujet :
L'alternative des couches lavables



Posté par Mariona le 02/19 à 05:27 AM
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