Tous les êtres humains, peut importe l'ethnie ou la nationalité possède des droits universels. Les droits de l'homme, sont reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales comme la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de l'ONU.
Jeudi, Mars 10, 2011
Après le printemps arabe ?
L'histoire du "Printemps arabe" continue de se faire. Mais déjà ce mouvement démocratique a battu en brèche tous les clichés. Débat réalisé dans le cadre 9ème Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains de Genève.
Le geste du jeune Tunisien Mohammed Bouazizi s'immolant le 17 décembre a déclenché un véritable séisme dans le monde arabo-musulman et au delà. Ces régimes dictatoriaux que l'Occident croyait stables et soutenait au nom de la lutte contre le terrorisme et l'islamisme ont montré leur profonde fragilité. Les images des foules tunisiennes et égyptiennes debout face à leur dictateur ont ébranlé les régimes les plus établis du Yémen à la Syrie mais aussi plus loin jusqu'en Iran.
Chaque pays est particulier mais l'état des lieux est le même. Ces régimes à la fois corrompus, inégalitaires et policiers ont privé leurs citoyens de tout espace de liberté. Mais, les télés satellitaires, l'internet, les réseaux sociaux si populaires parmi les classes moyennes dessinaient un autre monde alors que les plus déshérités s'enfonçaient dans la misère.
Les peuples tunisien et égyptien se sont ainsi libérés au nom des valeurs universelles de droit et de justice à rebours des relativistes pour qui le monde arabo-musulman serait étranger à la démocratie.
Ils se sont libérés seuls sans les armées de l'Occident comme en Irak, sans même les partis trop compromis avec le pouvoir ou laminés par des décennies de dictature.
Ils se sont enfin libérés sans haine de l'Occident ou d'Israël, cet ennemi opportun des tyrannies. Ces peuples ont montré qu'ils pouvaient sortir de l'étau dictature-islamisme.
Tout reste à faire néanmoins et l'histoire du printemps arabe peut encore basculer. La place donnée aux islamistes qui ont prospéré sous les tyrannies sera ainsi l'une des questions majeures posées aux régimes de transition. En Tunisie, mais surtout en Egypte, ces partis représentent une forte opposition populaire, peut-être la première. Faut-il pour autant condamner d'avance un processus démocratique que l'Occident appelle théoriquement de ses voeux ?
François Sergent
Stéphane Hessel, auteur du pamphlet Indignez-vous
Sophie Bessis, sur la transition démocratique en Tunisie
Paris accueille son festival du film des droits de l’homme
La 8ème édition du Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris propose des documentaires souvent inédits du 9 au 16 mars au cinéma Le nouveau Latina.
Le documentaire “L’affaire Coca-Cola” marquera l’inauguration du festival . Réalisé par German Gutierrez, ce film raconte le combat de deux avocats américains contre l’icône par excellence de l’Amérique : la compagnie Coca-Cola. Ils considèrent que les multinationales américaines sont responsables des pratiques parfois douteuses de leurs partenaires d’affaires à travers le monde. Ils ont déterré une loi vieille de 200 ans qui permet à des étrangers de poursuivre aux Etats Unis des citoyens américains qui violent les lois internationales.
Programme international
La liberté d’expression en Birmanie, la criminalité organisée au Guatemala, les disparitions forcées en Algérie ou le désespoir de la jeunesse guinéenne obsédée par le désir d’exil sont certains des sujets qui abordent les films en compétition . Mais les doits de l’homme sont bafoués aussi en France ! « L’énergie du désespoir », de Jean-Marie Fawer, s’intéresse aux motivations des éducateurs, juristes et citoyens français qui luttent en faveur des « Mineurs étrangers isolés ».
La nouveauté de cette 8ème édition est la master class avec des réalisateurs. Petr Lom et Jean-Louis Saporito rencontreront le public pour parler de leur parcours, le choix des sujets, le language documentaire, le montage, la réalisation… L’ambition de ces rencontres est de transmettre un savoir-faire et de faire partager des expériences pratiques, le tout prolongé d’un échange avec le public.
Les spectateurs du festival pourront également visiter l’exposition de photographie « Colombie, entre la guerre et l’oubli ». Cette exposition retrace l’histoire du conflit des années 1960 jusqu’à nos jours : les forces paramilitaires, la communauté internationale, les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), ainsi que les terribles conséquences sur la population civile : déplacements forcés de populations, assassinats, enlèvements, narcotrafic.
Infos pratiques
Cinéma d’Art et d’Essai Le Nouveau Latina
20, rue du Temple. 75004 Paris.
Tarif plein : 6 €. Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi…) : 5 €
Festival des Droits Humains à Genève : des films contre l’indifférence
Depuis sa création, le Festival est fondé sur le concept “Un film, un sujet, un débat” et poursuit à travers cette formule l’objectif de dénoncer sans complaisance les violations des droits humains.
L’Islam en Europe avec la participation notamment de Dounia Bouzar, anthropologue et observatrice, Conseil français du culte musulman; La pénalisation de l’homosexualité, avec l’intervention exceptionnelle de Robert Badinter, ancien Ministre français de la Justice; Russie : la liberté de se taire, avec André Glucksmann, philosophe et essayiste et Karinna Moskalenko, avocate ; Les peuples autochtones sacrifiés, en présence des indiens Wayana; Respect pour les Roms!, avec notamment Victòria Mohàcsi, politicienne hongroise d’origine rom; La bataille des droits de l’homme, avec la participation de Caroline Fourest, essayiste et journaliste; Pas de paix sans justice!, en présence de Manfred Nowak, rapporteur spécial sur la torture pour l’ONU ; Droits de l’homme : le casse-tête chinois, avec Sharon Hom, directrice Droits de l’Homme Chine ; Solidarité avec le peuple iranien. Mais aussi : L’Irak après les Elections et Traite de femmes avec en débat, la cinéaste Coline Serreau.
Documentaires de création en compétition
Parmi les films sélectionnés cette année : Voile sur la République de Bernard Debord, un troublant voyage en France musulmane. Coupables d’homosexualité, Cameroun : sortir du Nkuta de Céline Metzger. Dans l’arrière cour du système de répression russe, Rebellion, the Litvinenko Case d’Andrei Nekrasov. Un peuple livré à un destin tragique, Dirty Paradise de Daniel Schweizer. Sois soumise et travaille ! La dignité bafouée des travailleuses forcées, Modern Slavery de Thomas Robsahm et Tina Davis et Chasseurs d’esclaves de Sophie Jeaneau et Anna Kwak . Dans les coulisses de l’ONU, La bataille des droits de l’homme de Caroline Fourest. Nino’s Place de Aude Léa Rapin et Adrien Selbert et Weapon of war de Femke et Ilse Van Velzen, viols, disparitions, cicatrices de guerre. Un regard sur la jeunesse chinoise, Les Demoiselles de Nankin de Camille Ponsin.
Jury international
Il est composé cette année de : Jean-Marie Le Clézio, écrivain de la liberté, prix Nobel de littérature 2008 ; Hina Jilani, avocate pakistanaise, fondatrice de la Commission des Droits de l’Homme du Pakistan puis collaboratrice de l’ONU ;Tony Gatlif, cinéaste de l’errance et des gens du voyage ; Golshifteh Farahani, actrice iranienne en exil et Jean-Maurice Ripert, envoyé spécial de l’ONU pour l’aide au Pakistan. Le jury décernera deux prix : le Grand Prix du FIFDH pour la meilleure réalisation (Documentaires de création) et le Prix de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, récompensant l’engagement du cinéaste à mettre en lumière les atteintes aux droits humains (Grands Reportages).
Evènements du festival
SOUTIEN à la fondation «Des Cinémas pour l’Afrique» en présence de son fondateur et président Abderrahmane Sissako et de sa vice-présidente Juliette Binoche.
MASTERCLASS exceptionnelle sur le cinéma engagé, dirigée par les cinéastes politiques Robert Guédiguian et Amos Gitaï.
EXPOSITION : 24 photos-reportages sélectionnés par Anthropographia. (Avec RSF)
Planchez-en-Morvan,au cœur d'un parc naturel en Bourgogne accueille la seconde édition du festival Films au Naturel, du 9 au 12 juillet 2009. Au programme, projections de documentaires en présence des réalisateurs, débats et de nombreuses animations... Le festival a la particularité de lancer un défi aux réalisateurs en herbe et d'impliquer la population de la région à travers son concours de films vidéo tournés/montés pendant l'évènement. Serez - vous prêts à réaliser un film en 72 heures sur le thème des énergies renouvelables? Le festival s'engage à fournir aux différentes équipes le matériel qui leur manquerait pour pouvoir mener à bien leur projet et à les loger gracieusement dans les très beaux chalets de la commune (dans la limite des places disponibles) et à les accueillir gratuitement au camping municipal.
L'équipe gagnante remportera un prix et tous participeront à une expérience écologique et cinématographique hors du commun.
Deux grands thèmes sont mis en avant lors du festival:
- La préservation de la nature et de l'environnement:
Des initiatives du monde entier seront présentées au public.
- Le développement des énergies renouvelables:
De multiples expériences liées aux différentes énergies renouvelables et présentées par des particuliers et des collectivités.
"Ce rendez-vous culturel constitue une ouverture sur d’autres façons de vivre, sur de nouvelles façons d’envisager le monde, la nature, la consommation. Quel meilleur média que le documentaire pour mettre en lumière des expériences originales répondant aux préoccupations de notre époque ? Il s’agira une nouvelle fois de montrer des films, sans compétition, mais qui viennent du monde entier et qui abordent un sujet de réflexion universel."
A retenir, les points forts de cette seconde édition:
- Danielle Mitterrand, déjà marraine de la première édition, sera à nouveau présente pour participer au festival et communiquer son enthousiasme.
- projection d'un film en pleine nature
- concert, feu d'artifice, paëlla géante le 12 juillet
- Marché du terroir et produits biologiques
- Animations pour enfants
Le Festival de l’Oh! 27 et 28 juin sur la Marne et la Seine
Le festival de l’Oh ! propose une réflexion autour des questions de l’eau, dédiée cette année au Fleuve Niger . Le festival invite notamment au développement d’une éco-citoyenneté auprès des populations avec les maisons de l’eau et des conférences de mars à juin : Les Mardis de l’eau, où cette année des personnalités africaines répondent à ces problématiques.
Le festival de l’Oh !, est aussi une manifestation culturelle et festive : 2 jours de concerts, spectacles et créations artistiques sur la Marne et la Seine le 27 et 28 juin.
Pendant 2 jours des artistes créent le long et sur l’eau des spectacles ambulants et flottants, des installations plastiques, donnent des concerts en plein air, exposent leurs œuvres dans des parcs et le long des berges. La découverte se fait en bateau grâce à 25 navettes fluviales desservant chaque escale. Des « maisons de l’eau » proposent d’en savoir un peu plus sur cette ressource essentielle.
Escales du 94 : Ablon-sur-Seine, Bonneuil-sur-Marne, Maisons-Alfort, Nogent-sur-Marne, Orly, Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Maurice, Sucy-en-Brie, Valenton, Vitry-sur-Seine. Escales en Seine-Saint-Denis Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Gournay-sur-Marne, Saint-Ouen et à Paris : escale Bercy.
Le festival de l’Oh ! est gratuit, une participation de 2 euros pour prendre les bateaux permet de réaliser un projet solidaire « Val de Marne, département de l’eau solidaire de Zinder (Niger).
La fondation Nicolas Hulot vient de lancer son blog lors de la journée de la Terre, le 22 avril dernier.
Nouvel espace pour sensibiliser aux problématiques liées à l'environnement, la biodiversité, l'eau le climat ou l'énergie, ce blog permettra de comprendre, de partager, d'échanger et d'agir, dans le respect des valeurs défendues par la Fondation depuis 1990.
Ce blog vous permettra de suivre au plus près l'actualité de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme et de ses associations partenaires. Il mettra à l'honneur les initiatives en lien avec la solidarité et le développement durable.
Chaque semaine le blog propose reportages sur le terrain, interviews et sélection d’ouvrages. A travers son journal de bord, suivez la navigation du Fleur de Lampaul, le voilier ambassadeur de la Fondation Nicolas Hulot !
La parole sera également donnée aux autres blogueurs et blogueuses dans une rubrique mensuelle, avis aux intéressés!
Le pari un peu fou de Xavier Van der Stappen, soutenu par la Ligue des Optimistes et Optimistes sans frontières, touche bientôt à sa fin. L’arrivée est prévue à Paris le 4 mai et à Bruxelles le 7 mai. Le concept du voyage est né d’une réflexion sur la mobilité. En novembre 2008, dans le cadre du forum international sur les changements climatiques, il présente à Dakar, une exposition intitulée Dakar 2040. Cette exposition présente une vision du futur d’une ville qui s’équipe pour plus d’autonomie énergétique et offre des pistes en matières d’habitat, de productions alimentaires et de mobilité. Cette exposition fut visitée par le président du Sénégal.
Xavier se souvient du déclic de cette aventure :
« Les visiteurs de l’exposition m’ont réellement interpellé. Ils m’ont fait remarquer que je venais d’un pays où l’on pollue bien plus qu’en Afrique et que le développement était évidemment lié à la pollution. J’ai donc promis d’effectuer le prochain voyage vers Dakar à l’aide d’engins qui utilisent des énergies renouvelables au lieu d’emprunter l’avion. »
« En décembre 2009, à Bruxelles, durant les vacances de fin d’année, des pics de pollution étaient annoncés à l’entrée de la ville. Et pourtant chaque jour, 380 000 navetteurs entrent et sortent de la ville seuls au volant de leur véhicule. Le pétrole coûte cher, pollue, touche notre santé et il est utile pour fabriquer d’autres choses. À mon niveau, j’ai tenté de trouver une solution. Je me déplace à présent à l’aide d’un véhicule électrique à assistance humaine avec lequel je vais couvrir la distance Dakar-Paris-Bruxelles. Il faut penser globalement mais agir localement. Nous connaissons les problèmes environnementaux, nous n’adoptons pas encore les solutions. Une révolution culturelle est nécessaire, un changement profond de nos comportements de consommateurs.»
Paris le 2 février de Bruxelles, Xavier Van der Stappen, ethnographe et concepteur d’expositions de sensibilisation aux enjeux environnementaux, est arrivé à Dakar le 20 février.
Les étapes du voyage :
En février, les côtes de Mauritanie et du Sénégal ont été parcourues à l’aide d’un kart à voile, version légère du char à voile. D’une trentaine de kilos, démontable, le kart à voile a permis de progresser à une moyenne de 50 km/h sur les plages et les plaines.
En mars, Xavier a relié le Sénégal à la capitale de la Guinée-Bissau en kayak de mer dans le cadre de ses recherches sur l’impact de l’homme sur le milieu marin en Afrique. (www.kayakafrika.org)
Le 20 mars, le départ officiel du Dakar-Paris-Bruxelles en VEAH (véhicule électrique à assistance humaine) a été donné à l’Ambassade de Belgique à Dakar.
Durant le voyage, Xavier a réalisé plusieurs reportages sur la chasse sélective et la traction animale au Sénégal, sur le parc national du Djawling et le parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie.
Les milliers de kilomètres parcourus ont permis de rencontrer de nombreuses personnes avec lesquelles Xavier a pu s’entretenir de la mobilité du futur, de leur utopie d’un monde sans pétrole, d’un monde plus solidaire et équitable.
Les résultats de cette démarche se déclineront en un reportage filmé, un livre ainsi qu’un cycle de conférences.
La démarche est soutenue par la Ligue des Optimistes et Optimistes sans Frontières qui a publié sur son site une vingtaine de communiqués illustrés transmis durant le voyage.
Comment la crise financière affectera-t-elle le monde en développement ?
« Alors que les pays du Nord peinent à chiffrer les impacts de la crise sur leurs économies, un premier diagnostique de ses effets sur les pays du Sud s’impose. Dans quelle mesure la crise financière affectera-t-elle le monde en développement ? Quel peut être l’ampleur d’un ralentissement mondial sur les taux de croissance africains ? Asiatiques ? Latino-américains ? Venez-en débattre !»
L’aggravation avant l’amélioration: le financement du commerce et les risques dus au risque
Pascal Lamy (Organisation Mondiale du Commerce)
« J’avais prévu dans mes deux derniers blogs que nous allions vers une période de travail très intense dans le cadre des négociations de l’OMC. Les pourparlers m’ont effectivement bien occupé cette année, surtout avant, pendant et après les réunions de juillet qui ont été si près d’aboutir. Ce qu’aucun d’entre nous n’avait prévu, c’était tous les autres problèmes qui allaient se poser pendant l’année, et qui ont culminé avec la crise financière mondiale … »
Vous aimeriez découvrir le Sri Lanka , ou Madagascar ? Vision Ethique vous offre une autre façon de voyager.
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La ferme d’Aidmonde est un nouvel espace pédagogique et interactif à destination des enfants, lancé par l’association de solidarité internationale Elevages sans Frontières.
Mais au fait, qui est Aidmonde ? C’est une chèvre pimpante, un poil coquette, un brin corsaire et tenancière d’un estaminet équitable !
C’est elle qui accompagne nos têtes blondes sur le site, leur explique la solidarité et les invite à jouer dans sa ferme, plantée au milieu de la brousse africaine. Elle les emmène découvrir, « là-bas », comment on vit, comment on mange, comment on joue, ou ne joue pas…
A tester notamment, le module Agend’Afrique, qui en quelques grattages de souris, permet aux plus jeunes d’appréhender le quotidien des enfants du grand continent. En images, en toute simplicité et sans volonté moralisatrice.
Ce site évolutif change régulièrement de décor pour refléter les activités liées à la vie de l’association (la semaine de la solidarité internationale, les fêtes de Noël et Pâques, le salon de l’agriculture…). A chaque évènement, un jeu supplémentaire vient étoffer la vie à la ferme.
Fondation Chirac et programme Sorosoro par Teaki Dupont-Cochard
Les Nations Unies ont déclaré l’année 2008 année Internationale des langues. Nous parlons environ 6000 langues de part le monde. D’après l’Unesco, d’ici à la fin du 21ème siècle, seulement la moitié ou peut-être seulement 10% de ces langues survivront.
La diversité culturelle repose sur la diversité des langues.
La Fondation Chirac emploiera des moyens aussi simples que volontaristes :
• Rester ouvert et utiliser les médias, la télévision, l’Internet
• Encourager la création contemporaine artistique
« Là où est ton trésor, ton cœur demeure »
Cela recouvre une tendance générale et sans doute générationnelle de donner du sens à notre évolution. Ce sens repose aussi dans la permanence des cultures premières, leur vivacité, leur autorité. La langue nous suit, nous transmet ce que les anciens ont pensé, aimé, rêvé.
Nous marchons mais quel monde ? Nous voulons emmener avec nous les mots, les rites, se les approprier, les faire vivre. La culture première n’est pas contraignante. Elle invite, enrichit, pousse à l’échange entre le passé, le présent et l’avenir, les anciens et les plus jeunes, les différents savoirs.
Pour réussir cet idéal, il faut aussi montrer ce que chacun gagne concrètement à fournir l’effort de mémorisation, d’apprentissage, de perfectionnement de la langue.
Appartenir et faire vivre une communauté (difficiles racines dans un monde Tohu-bohu)
Au Musée du Quai Branly, j’ai retrouvé avec joie Rigoberta Menchu Tum, Prix Nobel de la Paix, marraine du Forum d’Alternativechannel.tv à Barcelone le 30 avril dernier. La petite grande dame a parlé avec son cœur, remercié Jacques Chirac de l’admettre dans ce rêve. La petite larme de la femme qui lutte et qui peine. Dans sa bouche, le mot Winaq, qui signifie en Ki’che (l’une des 30 langues mayas) « l’être humain intégral ». Pour Rigoberta, le développement est durable s’il respecte et aide les langues à vivre. En respectant la diversité des langues, leur richesse, l’homme respecte son rythme, le temps humain et évite de se laisser embarquer dans un monde pratique parce qu’uniforme, efficace car monolingue voire monolithique.
Rozenn Milin, directrice du programme Sorosoro, rappelle les faits importants : 96% de la population mondiale parle 4% des langues et inversement, 96%des langues sont parlées par 4% de la population mondiale. Une langue est donc parlée en moyenne par mille personnes…Rozenn Milin défend avec une belle ferveur la diversité des langues aussi importante que la diversité biologique. Ces diversités subissent les mêmes affronts : regardez la carte de la déforestation, superposez celle des langues en danger…La similitude est surprenante.
L’ancienne Directrice générale de TV Breizh est percutante : 90% des langues vont disparaître et souvent par suicide linguistique. Les parents refusent par honte, peur, de transmettre leur langue. Il s’agit dans bien des cas de retrouver sa langue ancestrale qui n’est pas sa langue maternelle. En effet, nombreux sont les peuples dépossédés de leur langue
Teaki Dupont-Cochard est écrivain, chroniqueuse et chef d’entreprise. Originaire de Polynésie française (Iles Marquises), née au Sénégal, elle a beaucoup voyagé en Afrique, en Asie et travaillé au Japon.
Teaki livre sur le blog d’Alternativechannel.tv son point de vue pragmatique et sortant de sentiers battus sur le social-capitalisme. (Lire aussi www.teaki.net)
La guerre du pétrole n’aura pas lieu…un vœu pieu ? par Teaki Dupont-Cochard
Social-capitalisme et pétrole
« Light sweet crude », « North Sea Brent », « Sour Crude » ne sont pas de noms de cocktails à la mode mais des appellations du pétrole qui pourraient inspirer un Molotov du 21ème siècle. Le prix du baril a remplacé la météo au hit-parade de l’information quotidienne. Est-ce à dire que nous craignons plus la hausse du prix du baril que les désagréments climatiques ? Dans les deux cas, l’Homme a peur que le ciel lui tombe sur la tête. Notre tension dépend du prix du baril, notre humeur de ses variations, nos angoisses de son augmentation régulière et sans limite. Voici revenu le temps des prophéties, des craintes déraisonnables et autres délires cataclysmiques. Les expressions comme « crise systémique mondiale » sont de nouveau à la mode. Les frustrés du big-bang de l’an 2000 prendraient-t-ils leur revanche à l’aube de la première décennie du nouveau siècle ?
Dans cette pièce de théâtre aux accents tragiques, l’Etat, les entreprises et les consommateurs forment un triptyque à l’équilibre périlleux avec comme ligne de terrain l’Equateur et les tropiques. ON ne réagit pas de la même façon au prix du baril selon que l’on vit à Paris ou à Colombo. Mais on réagit… L’équation semble sommaire : « Plus le pétrole augmente, plus nous serons privés donc malheureux… » L’étau se resserre au rythme des calamités, guerres ou conflits sous-jacents (tensions entre l'Iran et Israël), calculs de pays producteurs (augmentation du prix du baril malgré l’engagement de l'Arabie saoudite d'extraire davantage de brut) …
A chaque semaine sa mauvaise nouvelle. Somme-nous les otages des enjeux géopolitiques et des spéculateurs navrés du dollar dépressif? Les évènements à l’échelle planétaire se répercutent de manière quasi-instantanée dans la vie quotidienne des foyers. A ce titre, nous vivons tous des destins globalisés. A ce titre aussi, est libre celui qui ne subit pas l’impact du prix du pétrole…
Le pétrole nous apporte une nouvelle définition de l’existence, de la liberté comme du malheur. Nous pouvons choisir de l’ignorer et de feindre que le prix du pétrole n’a pas d’incidence sur notre quotidien ou faire face au problème, essayer de le comprendre, en extraire des comportements et des solutions vivables pour le plus grand nombre.
Voilà en quoi ma réflexion sur le pétrole, son prix, la taxation de ses profits, la subvention de ses victimes nous ramène au social-capitalisme. Le pétrole concerne (presque) tout le monde ; est-ce normal que (presque) tout le monde n’en tire pas quelques profits ? Le capitalisme peut-il engendrer une économie plus sociale en entamant une politique énergétique pluraliste ?
Pouvons-nous éviter la vie en monochromie?
Les entreprises se partagent en deux espèces : Les entreprises productrices de pétrole et les entreprises qui en consomment (même si celles-ci regroupent aussi les premières). Les rangs sont serrés, la colère actuelle, le découragement latent. Quand Mustafa Al-Shimali, ministre des Finances du Koweït, partage l’opinion de Michael O'Leary, CEO de Ryanair en estimant que le baril à plus de 100 dollars est trop élevé et stimule l'inflation, que devons-nous penser ? La situation est-elle toujours « under control » ? Sur l’esplanade de La défense, le quartier d’affaires parisien, des routiers étalaient leur banderole TIPP : Taxe intérieure pour Périr, tandis que Frédéric Beigbeder, Président de Poweo, fournisseur de gaz alternatif à la compagnie nationale française décrie les appels à la taxation des profits sur l’exploitation pétrolière comme de la démagogie menant à la fuite des investissements et la délocalisation. Chacun y va de son « Va de retro Satanas » mais qui a le courage parmi nos hommes politiques pour passer la vitesse supérieure dans le processus de désintoxication pétrolière ?
Les pays producteurs de pétrole sont souvent décriés comme les premiers profiteurs de la situation. Or, l'inflation a dépassé 10 % dans cinq des six Etats du golfe Persique, parmi lesquels l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis . Mahmoud Ahmadinejad de l’OPEP a jeté le pavé dans la mare. «La hausse de la consommation est inférieure à celle de la production, a-t-il déclaré lors de la réunion du Fonds Opep pour le développement international. Le marché est bien fourni mais les prix augmentent et cette situation est artificielle et imposée (…) Certaines puissances capitalistes tirent artificiellement à la hausse les prix du pétrole pour assurer les coûts de leurs guerres et occupations ou pour justifier les investissements pour l'exploitation de nouvelles sources d'énergie au fond des océans, aux pôles et ailleurs».
Dans les pays développés, consommateurs et non producteurs de pétrole, pouvons-nous copier des pays comme l’Algérie et taxer les profits exceptionnels des sociétés pétrolières étrangères ? La proposition de Ségolène Royale de taxer les bénéfices des entreprises pétrolières apparaît comme une fausse bonne idée car 80%+ du capital de TEP appartient à des petits porteurs et fonds divers. Taxer les bénéfices reviendrait donc à taxer tout le monde.
Pour le pays pauvres, l’issue est d’autant plus cruciale qu’elle induit une augmentation de la pauvreté et de la faim. Aucune solution facile mais il est urgent de résoudre les manquements graves de la santé, la nutrition, l’éducation. Le droit au développement et à la vie passe avant toute considération financière mais nous devons tenir compte de la nature humaine et en particulier de l’attitude des consommateurs.
Les consommateurs : Révolution ou adaptation
Nous sommes malgré l’Internet et autres médias, désinformés quand au prix réel de l’énergie qui est en fait resté à des niveaux artificiellement bas pendant très longtemps, ce qui nous a confortés dans de mauvaises habitudes de consommation. La pollution en est la principale conséquence.
Si nous prenions le problème à l’envers ? Au lieu de nous lamenter sur le prix du pétrole qui, s’il n’est pas une fatalité est aussi contrôlable que le temps qu’il fait…Au lieu de chercher un responsable ou d’organiser des séances de boycott ou de lynchage collectif, nous pourrions éviter de nous engager dans un combat perdu d’avance.
Ne rien faire ? Que nenni. Contourner l’obstacle est une solution : changer nos habitudes pour consommer moins et de manière plus efficace et ainsi, polluer moins. Cela détendrait les marchés et découragerait les spéculateurs. Changer le cercle vicieux en cercle vertueux.
Les consommateurs du quotidien qui ne sont pas regroupés en organisation professionnelle comme les pêcheurs, les chauffeurs-routiers,...doivent prendre conscience de leur pouvoir et réexaminer les solutions alternatives : notre idée du nucléaire, les énergies renouvelables,…
Nous pouvons devenir nos propres producteurs d’énergie en optimisant panneaux solaires, énergie électrique, récupération de l’eau,…
Nous devons optimiser l’utilisation de l’Internet en minimisant nos déplacements. Travailler de visu devient un luxe. Tirons-en profit en travaillant à distance. Ce sont des solutions de longue haleine mais comme tous les grands enjeux, ils demandent un effort important et constant. La guerre du pétrole n’aura pas lieu, voilà qui devrait être notre nouveau mantra…
Teaki Dupont-Cochard est écrivain, chroniqueuse et chef d’entreprise. Originaire de Polynésie française (Iles Marquises), née au Sénégal, elle a beaucoup voyagé en Afrique, en Asie et travaillé au Japon.
Teaki livre sur le blog d’Alternativechannel.tv son point de vue pragmatique et sortant de sentiers battus sur le social-capitalisme. (Lire aussi www.teaki.net)
Plus de solidarité avec le concours de cartes de voeux d’Iwith.org
Les fêtes de fin d'années approchent et Noël signifie certes cadeaux, sapin, et guirlandes mais aussi carte de vœux! Cette année, faites preuve d'un peu d'originalité et de solidarité! Créez votre carte de voeux et soutenez une cause humanitaire ou solidaire. L'occasion vous est offerte d'associer vos vœux à une action de solidarité et de participer au 5e concours de cartes de vœux d'Iwith.org.
Que vous soyez un créatif averti, une organisation, une entreprise, vous pouvez cette année donner un vrai sens à l'envoi de vos vœux et en plus vous simplifier l'envoi.
Vous êtes invités à envoyer votre création (une image, une photo...) et d'y inclure le slogan solidaire de votre choix.
Votre carte sera publiée sur le site Iwith.org et vous pourrez vous-mêmes et tous les internautes l'envoyer en quelques clics à des contacts. Plus votre carte virtuelle est envoyée, plus elle a des chances de gagner et d'apparaître en première position sur le site.
Redonner un sens à ses vœux, personnaliser et simplifier l'envoi de vos cartes, tel est le souhait d'Iwith.org afin de vous rapprocher encore plus de vos proches et amis en formant une chaîne solidaire grâce à la technologie.
Les Ateliers de la Terre à Courchevel du 11 au 13 décembre
Pour sa troisième édition les Ateliers de la Terre se rassemble à Courchevel du 11 au 13 décembre.
Ce forum international du Développement Durable aborde la thématique des mutations comportementales autour d'un programme élaboré par un comité de pilotage, présidé par Bettina Laville (Avocate associée au Cabinet Landwell & Associés, Présidente du Mouvement Vraiment Durable, Présidente d’Honneur du Comité 21).
Le fil conducteur pose la question suivante: le développement durable induit des évolutions profondes pour les acteurs publics, pour les entreprises comme pour les citoyens, mais les dynamiques enclenchées sont-elles à l’échelle des grands défis écologiques du 21ème siècle ?
Les intervenants, experts et participants tenteront de donner une réponse aux questions qui abordent des sujets concrets:
• Quels sont les leviers pour influencer efficacement les comportements ?
• Repenser l’espace urbain : comment appréhender les dynamiques urbaines à travers le monde ?
• Les risques sanitaires : assurer la prévention et assumer les crises.
• L’homme est-il prêt à payer les services que la nature lui rend ?
Plus de 300 décideurs prendront part aux débats organisés avec les intervenants, parmi lesquels Khamu Ram Bishnoï (Représentant de la communauté Bishnoï – Inde), Peter Boyles (CEO, HSBC France), Alice de Brauer (Directeur du plan Environnement, Renault), Jean Marie Colombani (JMC Média), Serge Orru (Directeur Général, WWF France), Pierre Rabhi (Fondateur de l’Association Terre & Humanisme, Algérie), Fernando Rodés Vilà (CEO de Havas), Laurence Tubiana (Directrice de la Chaire Développement Durable, Sciences Po Paris, Directrice de l’IDDRI et Membre du China Council for International Cooperation on Environment and Development).
Le cadre exceptionnel de Courchevel accueillera également pour l'occasion une exposition unique au monde " Les Sommets de l'Image".
60 photographies, réalisées par des auteurs mondialement reconnus,exposées en extérieur sous d'impressionnants formats ( de 4 m2 à 110m2) seront visibles et accessibles à pied, en ski ou en raquette.
Bienvenue sur le blogue d’Alternative Channel, votre chaîne Web internationale sur le développement durable. Nous avons ouvert cet espace pour publier des nouvelles, des informations sur nos partenaires, des événements et pour lancer des débats sur les vidéos à ne pas manquer! Plus...