Lundi, Juillet 19, 2010

Portrait des sans-vacances

Un Français sur deux ne partira pas en vacances cet été. Qui sont ces personnages atypiques qui marchent à contre-courant et contribuent ainsi à minimiser l’impact du tourisme sur la planète ?

promener chien
© Ed Yourdon
Environ 48% des foyers français envisagent de prendre de vraies vacances (séjours de 4 nuits et plus) en juillet/août 2010, selon une étude de Protourisme . L’effet de la crise pèse sur le budget, car 30% des vacanciers pensent réduire leur budget cet été, et seulement 20% de ceux qui partent envisagent un séjour à l’étranger cet été.

L’impact du tourisme sur les ressources naturelles comme l’eau (chaque touriste consomme 440 litres d’eau douce par jour), sur les émissions de CO2 ou sur la biodiversité augmente inexorablement d’année en année. Les sans-vacances, contribuent donc, de façon involontaire, à préserver la planète.

Les jobs d’été

Les stagiaires à budget réduit assurent l’activité pendant les congés du reste du personnel. Passer dix coups de téléphone sans succès est la corvée du stagiaire en été. Il prend possession de la ville et il profite du vide qui se créé dans les grandes villes pour faire du vélo en toute liberté. Son petit budget n’est pas forcement un handicap car le stagiaire a la capacité de trouver toujours le bon plan au meilleur prix. Par exemple, pour organiser un week-end à la dernière minute, il peut se rendre sur le site Le troc des trains (ancien Troc des Prems), le seul site consacré aux annonces pour l'achat sans enchères, et la vente sans frais ni commission, de billets de train à petits prix, ni échangeables ni remboursables.

Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de fermer les volets en été. Notamment serveurs, hôteliers, cuisiniers et glaciers, qui mouillent leur chemise tous les jours pour servir les vacanciers. Ils partiront hors saison, rassurez-vous, lorsque la foule sera revenue. Les jobs étudiant, eux, se multiplient cet été. Parmi les plus originaux que l’on a dénichés, promeneur de chiens, arroseur de plantes, guide de touristes à vélo... On peut aussi être embauché quelques heures par jour pour rendre visite aux personnes âgées du quartier ou bien pour mettre de la crème aux vacanciers qui bronzent sur la plage.

Les casaniers

Contraints à rester sur place ? Pas forcément ! Rester est parfois un choix assumé par les Français, qui redoutent les embouteillages et la massification des plages. Lepost.fr met en avant qu’avec la crise, les Français ont délaissé les hôtels de luxe pour le camping, et soyons honnête, « si c’est pour défiler à l’élection de Miss Merguez et prêter du papier toilette au gros Frankie un matin sur deux, on est aussi bien chez soi ! ». Pour les casaniers et les allergiques aux vacances, voici une vidéo qui va vous donner des arguments pour défendre votre choix.

Les décalés

Blague à part, le changement climatique provoque une prolongation de la saison classique des vacances. Avant limitée aux mois de juillet et août, la saison se prolonge aujourd’hui de juin jusqu’ à septembre-octobre. Avec l’augmentation moyenne des températures, faire son été indien est devenu un choix intelligent pour ces vacanciers qui peuvent se permettre de s’absenter pendant la rentrée scolaire. De plus, ,, , le réchauffement de la planète pourrait aussi rendre des régions du nord plus attractives car rôtir à 40 degrés sur une plage méditerranéenne deviendra peut être un enfer dans quelques années. C’est la conclusion inquiétante d’ une étude sur l’avenir du secteur touristique en Espagne.

Les sans-abris

Les villes se vident, mais les SDF restent. Paris, par exemple, consacre 185 000 euros à son aide alimentaire estivale. Plus de 500 repas sont ainsi offerts chaque jour de juillet, à midi, dans les restaurants sociaux des 19ème et 5ème arrondissements. Si la plupart des sans domicile fixe ne partent pas en été, une minorité pourra bénéficier du projet de vacances du Secours Catholique . Une dizaine de personnes sans domicile fixe hébergées à la maison Helder-Camara, centre d’hébergement d’urgence du Secours Catholique à Paris, partiront en vacances du 31 juillet au 7 août à Hendaye, dans le Sud-Ouest, à la frontière espagnole.

Les personnes âgées

Ils ont la chance d’être toute l’année en vacances, mais parfois des problèmes de santé les contraignent à rester sur place. Beaucoup de papis et mamies feront de les ? baby-sitters cet été et d’autres resteront tous seuls à attendre le retour des baroudeurs. Un plan «tranquillité seniors» vise à mieux protéger les personnes âgées. Dès cet été, des patrouilles de gendarmerie et de police seront mises en place à proximité du domicile des Français les plus fragiles. 12,6 % des 2,5 millions de crimes et délits recensés en France ont touché des personnes de 60 ans et plus en 2008. Plus faibles physiquement et souvent seules, les personnes âgées sont aujourd'hui une cible privilégiée des cambriolages et des vols par ruse commis par des délinquants se présentant sous une fausse identité. Susceptibles d’abus de faiblesse, les seniors sont donc vulnérables. Mais parfois, le danger peut venir de l’entourage le plus proche. Regardez donc cette vidéo humoristique sur le sujet.

Posté par Mariona le 07/19 à 11:21 AM
Tourisme durable
(0) CommentairesPermalien

Le wwoofing, huile de coude contre hébergement

Le réseau World Wide Opportunities on Organic Farms (Wwoof) met en relation des agriculteurs bio et des bénévoles pour les aider dans leur travail quotidien. Retrouver le contact avec la nature, vivre de la terre et apprendre le fonctionnement d’une ferme, ça vous tente ? C’est gratuit !

Matthieu, maraîcher bio, et ses trois volontaires reviennent sur ce lien qu’ils tissent autour de cultures qui alimentent une AMAP de la région. Le woofing a été créé dans le but de promouvoir le développement durable en enseignant aux jeunes qui sont intéressés les techniques d’agriculture biologique. Les bénévoles sont logés et nourris en échange de 4 à 7 h de travail par jour, soit environ 25-30 heures par semaine.


SDD2009_DAY3
envoyé par greenpod. - Plus de trucs et astuces en vidéo.

Regardez la bande annonce du documentaire "WWOOF! The Movie", actuellement en post-production. Il sera finalisé en septembre 2010. Ecoutez le témoignage de woofers du monde entier.

WWOOF: The Movie Trailer from Ashley Terry on Vimeo.


Les agriculteurs accueillent des bénévoles étrangers en Lorraine.


Wwoofing en Lorraine
envoyé par MyLorraine. - Découvrez des vidéos faites entre amis ou en famille.< br />
Posté par Mariona le 07/19 à 10:30 AM
Tourisme durable
(0) CommentairesPermalien

Mercredi, Juillet 07, 2010

Avez-vous le toit vert ?

Par Ecolorama
Depuis quelques temps, on voit verdir les toits des villes. Pourtant, le concept remonte à la préhistoire. Bien avant nous, nos ancêtres avaient compris que la toiture végétale , en plus d'être esthétique , assurait une très bonne isolation thermique et acoustique.


© Ecolorama
Rencontre avec le paysagiste Philippe Peiger, auquel le WWF-France a confié sa toiture pour achever la rénovation écologique de ses locaux.

Concrètement, qu'est ce qu'une toiture végétale ?

Il existe toutes sortes de systèmes, allant de la plantation de micro-mottes à la pause de tapis pré-végétalisés. En bref, il s'agit d'une technique naturelle et traditionnelle consistant à recouvrir d'un terreau un toit plat ou à faible pente. L'intégration d'un toit vert dans le bâtiment sera d'autant mieux réussie si elle est envisagée dès la conception du bâtiment, mais elle est toutefois réalisable sur des constructions déjà existantes. Les coûts d'entretien et surcoûts de construction sont faibles, en comparaison des services rendus, particulièrement pour les terrasses plantées en extensif qui ne nécessitent qu'un nettoyage annuel des écoulements, aucun arrosage et un entretien très réduit. Cette technique, qui est parfaitement au point et relativement aisée à mettre en place, ne provoque pas l'altération du bâtiment. Au contraire, la stabilité et l'étanchéité des toitures végétalisées sont supérieures aux toitures plates classiques.

Quels types de végétaux avez vous planté sur le toit des locaux du WWF ?

Nous avons opté pour différentes variétés de sédum, d'iris et de plantes vivaces. Quelques mois après, la toiture s'est couverte de végétation.

Concrètement, après la rénovation de l'étanchéité du toit, notre entreprise, la société Jade a mis en place un géotextile antiracinaire, un système de drainage des eaux de pluie, et 8 cm de substrat de culture. Ce n'est qu'après que nous avons planté les différents végétaux.

Aujourd'hui, l'entretien se limite à une visite tous les 6 mois pour vérifier qu'aucune végétation indésirable semée par le vent ou les oiseaux ne s'installe.

D'où provient selon vous ce subit engouement pour les toitures vertes ?

Je pense qu'il coïncide avec la remise en question du « tout béton » à l'heure où l'on cherche à replacer la qualité de vie au centre des politiques d'aménagement urbain. Il y a la volonté de renouer avec la nature, même au coeur des villes, de développer des espaces verts et la prise de conscience de la nécessité de reconstituer les corridors écologiques, couloirs de migration et habitats de nombreuses espèces, que les modèles d'urbanisation niaient jusqu'alors. C'est d'ailleurs le projet de trame bleue et trame verte du grenelle de l'environnement. Finalement, laisser pousser de la végétation sur son toit c'est redonner un peu d'espace à la biodiversité, non seulement aux espèces végétales que l'on laisse s'installer mais aussi aux espèces animales qui s'en servent d'habitat ou viennent les polliniser.

Mais si l'on y réfléchit bien, ce procédé n'a rien de nouveau, comme en témoignent les jardins suspendus de babylone... C'est l'Allemagne qui a remis au gout du jour cette technique ancestrale il y a une vingtaine d'années puis les pays bas et la Belgique lui ont emboité le pas. Depuis peu, c'est la France qui s'y met...

Quels sont les atouts de la toiture végétale ?

Tout d'abord, elle garantit une excellente isolation thermique, l'hiver contre les déperditions de chaleur, et l'été pour garder la fraîcheur.

La toiture végétalisée permet également d'améliorer la qualité de l'air, avec des plantes qui captent les particules fines, et d'offrir une surface protégée aux oiseaux.

En fait, elle permet aux bâtiments de se fondre dans l'environnement, contribuent à la diminution de l'empreinte carbone des villes, notamment en atténuant les îlots de chaleur, favorisent la biodiversité et limitent le ruissellement lié aux eaux de pluie. Au-delà, elles assurent également une excellente isolation acoustique du bâti, ce qui n'est pas négligeable dans nos villes où la cohabitation avec le voisinage, en raison des nuisances sonores, peut s'avérer difficile...
Posté par Rédaction le 07/07 à 12:30 PM

(0) CommentairesPermalien

Lundi, Juillet 05, 2010

Des astuces pour rester au frais

Des astuces de grand-mère aux innovations technologiques, toutes les techniques sont bonnes pour faire baisser la température, sans faire appel au climatiseur électrique énergivore.

îlot de chaleur
© Todo Juanjo
L'été 2010 restera certainement gravé dans notre mémoire, comme étant l'un des étés les plus chauds.

Rafraichir l’intérieur quand il fait plus de 30°C à l'extérieur, c'est un véritable défi... à moins d’avoir une climatisation. Ceci n'étant pas très écologique, ne pas laisser entrer la chaleur reste la meilleure solution. La journée, durant les heures les plus chaudes, il est recommandé de fermer les volets plutôt que les rideaux, car ceux-ci laissent passer les rayons du soleil, qui réchauffent l’air derrière les vitres. Il est aussi conseillé de créer des courants d’air pendant la nuit, quand l’air se rafraîchit un peu.

N’oubliez pas d’éteindre tous les appareils en veille, comme les ordinateurs ou la télé, car ils chauffent même s’ils ne fonctionnent pas. Dégivrez le frigo pour éviter qu’il dégage de la chaleur. Dans le noir, évitez les halogènes qui chauffent la pièce pour rien.

Une jardinière bien garnie ou bien des plantes d’intérieur peuvent aussi vous aider à réguler la température. Pensez à les arroser régulièrement, car les feuilles rafraîchissent l'air par évaporation. Pendant la nuit, vous pouvez aussi ajouter un linge humide devant votre ventilateur ou vos fenêtres. Vous perdrez ainsi 1 ou 2°C dans votre pièce.

Si ces astuces ne suffisent pas, vous pouvez aussi favoriser un système de climatisation passive, comme par exemple le puits canadien. Le puits provençal ou puits canadien consiste à alimenter un bâtiment en air frais en le faisant circuler préalablement dans un conduit enterré qui, selon les conditions climatiques le refroidit ou le préchauffe en utilisant l'inertie thermique du sol. L'air sert de fluide caloporteur tandis que le tube sert d'échangeur thermique tout en canalisant l'air jusqu'au bâtiment.

Vous pouvez aussi avoir recours à un système-tampon, comme le Mur Trombe , l'architecture bioclimatique ou encore une isolation intelligente.

Pour terminer, voici une innovation très prometteuse. Selon Greenzer, le Laboratoire National des Energies Renouvelables (NREL) aux États-Unis, vient de mettre au point un nouveau système de climatisation qui réduit de 90% la consommation électrique des climatiseurs. Lorsqu’on veut se rafraichir, une technique consiste à ventiler de l’air humidifié. Au contact de la peau, la sensation de fraicheur est assurée. C’est le principe des brumisateurs, par exemple. Le NREL va continuer à développer cette technologie durant les cinq prochaines années, avant d’envisager une commercialisation.
Posté par Mariona le 07/05 à 04:38 PM
Economie d'énergie
(0) CommentairesPermalien

Paris, sous l’effet de l’îlot de chaleur urbain

Elle est partout ! Elle vous colle à la peau, elle se dégage du goudron, elle est rejetée par la clim des magasins, par les voitures au feu rouge, elle s’infiltre par le grillage du métro et dégouline sur vos jambes, elle reste emprisonnée sous les toits en zinc qui font le charme de la capitale française. La chaleur, pourquoi est-elle suffocante en ville ?

îlot de chaleur
© Julie Kertesz
A cause de la concentration des activités, les villes enregistrent localement de sensibles hausses de température. Mireille Lauffenburger, Maître de Conférences en Géographie à l’Université de Nancy 2, souligne que les surfaces minérales qui absorbent la chaleur contribuent à la formation de l’îlot de chaleur urbain. En plus, le vent a du mal à circuler en milieu urbain, du fait de la "rugosité élevée de la surface urbaine", contrairement à la surface agricole de la plaine. Tout cela provoque l’effet de l’îlot de chaleur, en anglais, Urban Climat Island. L’îlot de chaleur urbain diminue à mesure que l’on s’éloigne du centre urbain. Lauffenbirger estime qu’en moyenne annuelle, l’écart de température entre le centre d’une ville et sa périphérie est généralement compris entre 2 à 3°C.

L’impact sanitaire de la canicule

À Paris, l’îlot de chaleur urbain a un véritable impact sanitaire. Le manque d’air provoque une augmentation de la pollution atmosphérique (smog) à cause de la stagnation des polluants. Le smog survient en cas d’absence de vent, d’anticyclone dynamique puissant, développé et stable et de températures moyennes très élevées pendant plusieurs jours consécutifs. En climatologie, ces épisodes exceptionnels de chaleur sont appelés « vagues de chaleur » ou « canicules ». La conséquence sanitaire directe de la canicule est l’augmentation de la surmortalité, surtout chez les populations à risque, comme les personnes âgées, obèses ou atteintes de maladies chroniques (ex. : cardiaques, respiratoires, rénales). Prendre le transport en commun ou le vélo atténue donc la pollution de l'air ainsi que l’îlot de chaleur urbain.

Le manque d’espaces verts

La végétation joue un rôle très important de régulateur thermique : elle favorise l’évapotranspiration et diminue la température de l’air. Le nombre limité d'espaces verts est un facteur aggravant de la situation parisienne, malgré l’existence du Bois de Vincennes et du Bois de Boulogne, qui constituent des puits de carbone notables pour la capitale française.

La Ville de Paris a intégré dans son Plan Climat de nombreux projets verts pour rafraîchir la capitale et purifier l'air. 32 ha supplémentaires d’espaces verts seront plantés, notamment de grands parcs comme les Jardins d’École (4.22ha) ou le parc de Clichy Batignolles (4.28ha). 100 000 arbres seront plantés dans les rues de Paris, 20 000 m2 de toitures supplémentaires seront végétalisées etc. La végétalisation des toitures est par ailleurs encouragée par le Conseil Régional d’Île de France qui accorde une subvention incitative plafonnée à 45 € par m² de l’ordre de 50% du coût de la réalisation. A petite échelle, vous pouvez aussi entretenir un balcon bien garni, qui contribue à rafraîchir l'air intérieur.

Une autre solution envisagée pour réduire cet effet d’îlot de chaleur consiste à remplacer les surfaces foncées comme les toits noirs et les routes asphaltées, par des surfaces claires et réfléchissantes. Pourtant, à Paris, plus de 80% des bâtiments ont plus de 50 ans, 75% ont plus de 100 ans et 8% existent depuis plus de 200 ans, selon l’ Atelier Parisien d’Urbanisme . Paris a donc un fort patrimoine bâti, ce qui laisse penser que les transformations de l’architecture des édifices, ou des modifications de la forme urbaine seront limitées.

îlot de chaleur
© Guay & Beaudoin
L’albédo des toitures

L’albédo détermine la capacité à emmagasiner la chaleur solaire reçue par une surface et sa capacité à restituer cette chaleur à l’air environnant. La valeur de l’albédo d’une surface dépend de sa couleur, avec une fourchette de valeur allant de 0 à 1. Plus la valeur avoisine zéro, plus la couleur de la surface est sombre et plus cette dernière emmagasine la chaleur ; inversement, plus l’albédo est élevé, plus la surface est de couleur claire et plus elle va restituer la chaleur à l’air environnant. Une solution aurait ainsi pu être de « repeindre Paris en blanc », comme l'imagine Mireille Lauffenburger, afin de diminuer la déperdition de chaleur du bâti, mais Paris est déjà une ville très « claire » avec ses toits en matériau de zinc. De plus, le classement d’une grande partie des bâtiments parisiens empêche toute intervention sur l’aspect extérieur du bâti.

La lutte contre les îlots de chaleur passe aussi par une bonne gestion de l’eau dans l’espace public. Il faut mieux conserver et gérer l'eau pluviale par des systèmes de noues ou zones humides qui peuvent réévaporer cette eau, l'évaporation étant facteur de rafraîchissement.

Sources :
Francvert.org
La vie des idées
Posté par Mariona le 07/05 à 02:39 PM
changement climatique
(0) CommentairesPermalien

Les Hongkongais accros à la climatisation

Par Zegreenweb
Hong Kong est notamment connue pour la chaleur étouffante qui y règne l’été et pour ses centres commerciaux et autres immeubles sur-réfrigérés. Quelque 60 % de l’électricité produite est consommée pour refroidir la ville, ce qui paradoxalement provoque un réchauffement local.



© Wikimedia commons - Papillus
Avec 30°C à l’ombre et 70% d’humidité, le climat estival subtropical de la « perle de l’Orient » est difficilement supportable.

Elle est donc devenue la championne de la climatisation avec des millions d’équipements installés dans les magasins, les bureaux et chez les particuliers. Etant donné l’augmentation du niveau de vie de ses habitants le marché est très porteur. Selon un rapport de la société américaine Global Industry Analysts, la région Asie-Pacifique représentait ainsi environ la moitié de la demande mondiale en 2008.

Une aberration écologique

De nombreux bâtiments hongkongais ont de quoi faire hurler les écologistes, entre les portes automatiques des grands magasins climatisés en permanence ouvertes, les touristes et autochtones emmitouflés dans des pulls pour y faire leurs achats et ces chantiers où l’on installe la climatisation avant même d’avoir posé les toilettes. Le guide de voyage Lonely Planet prévient même les voyageurs que les températures sont suffisamment basses pour qu’ils voient leurs « extrémités virer au bleu ».

D’après les chiffres officiels des autorités, les climatiseurs représentent 60% de la consommation électrique de la ville, or cette énergie est produite principalement par des usines à charbon fortes émettrices de gaz à effet de serre (GES) et qui de ce fait participent sans doute activement à la hausse des températures.

Le directeur de l’observatoire de Hong Kong, Lee Boon-Ying affirme d’ailleurs que « les températures locales augmentent de 0,6 degré par décennie, soit plus de 3 fois la moyenne mondiale » et certains scientifiques prédisent que l’hiver pourrait carrément disparaître d’ici la fin du siècle à cause de ce réchauffement local.

La plupart des climatiseurs utilisent en outre des gaz réfrigérants nocifs pour la couche d’ozone, les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), alors qu’il existe d’autres réfrigérants plus respectueux de l’environnement.

A ce sujet le département de protection de l’environnement a toutefois annoncé vouloir réduire la quantité d’HCFC utilisés de 90% à l’horizon 2015, ce qui suppose une prise de conscience de l’ensemble des professionnels du secteur.

Se passer de climatisation ?

Reste que la majorité des Hongkongais ne semblent pas disposés à se passer de la climatisation. Angus Lee, un comptable de 45 ans déclare par exemple « ne pas pouvoir vivre et fonctionner correctement sans (elle) » et en avoir besoin « pour réfléchir et travailler. »

Conscient de cette dépendance, le gouvernement autonome suggère néanmoins de remonter le thermostat et préconise que les bâtiments soient maintenus légèrement en-dessous de 25,5°C mais pour l’heure aucune loi ne punit les excès. Des mesures prises dans les grands centres commerciaux de Hong Kong ont par ailleurs montré que la température moyenne est seulement de 21,5°C, bien en-deçà du chiffre recommandé.

Le département de la protection de l’environnement (EPD) a annoncé mener plusieurs enquêtes à partir des plaintes et de coupures de presse pour déterminer comment utiliser à bon escient la climatisation et quels sont les abus. « Le chemin est encore long pour réduire la contribution de Hong Kong au changement climatique », estime pour sa part Chu Hahn, directeur des questions environnementales aux Amis de la terre. Outre la question des climatiseurs il faudra il est vrai impulser le développement des véhicules propres dans les rues bondées de Hong Kong et réduire la pollution des milliers d’usines de la province voisine de Guangdong. « Personne ne peut vivre dans une étuve, il faut trouver des manières plus écologiques de se tenir au frais », ajoute M. Hahn. L’utilisation de ventilateurs pourrait déjà réduire la facture économique et environnementale.

Plus d'articles sur www.zegreenweb.com

Crédit photo : Wikimedia commons - Papillus

Posté par Rédaction le 07/05 à 10:20 AM

(0) CommentairesPermalien

Mardi, Juin 22, 2010

La luminothérapie pour combattre l’insomnie et les coups de fatigue

Par Mariona Vivar
Comme la lumière du soleil, l’éclairage peut être aussi source de bien-être, selon Philips, qui vend des lampes pour regagner l’énergie et le moral sans antidépresseurs.

luminothérapie
© Ryan Grove
Une partie importante de la population française se déclare stressée (48%), selon une étude menée par l’IFOP et commandée par Philips. Parmi les éléments favorisant le stress, on relève tout d’abord le manque de sommeil (seuls 31% des interviewés français déclarent dormir suffisamment et sans problème particulier) puis viennent les problèmes d’argent et de travail. Cette étude permet à Philips de justifier l’intérêt de ses solutions d’éclairage puisque, encore selon cette étude, 77% des personnes interrogées considèrent que les nouvelles technologies en matière d’éclairage contribuent à l’amélioration du sentiment personnel de santé et de bien-être. Parmi ces technologies, on vous présente deux nouveautés pour mieux réguler son sommeil.

luminothérapie
La luminothérapie : un bon coup de booste !

Contre les coups de fatigue ou la dépression saisonnière comme le blues hivernal, la luminothérapie est une solution cliniquement testée. C’est un remède beaucoup plus naturel que les somnifères ou les antidépresseurs. La luminothérapie est aussi prescrite aux personnes qui souffrent des troubles de sommeil ou de décalage horaire. Chez les personnes âgées, la production de mélatonine (hormone libérée dès la tombée de la nuit pour favoriser l’endormissement), est souvent insuffisante, ce qui peut entraîner des troubles de sommeil. Une exposition à la lumière peut accentuer le réveil pendant la journée pour mieux dormir la nuit. Et comment ça marche ? Il suffit de s’exposer à la lumière pendant 30 minutes tous les jours pour recevoir une bonne dose d’énergie, qui agit notamment sur la vigilance, la performance et la bonne humeur.

Si les premières lampes à lumière blanche datent d’il y a 20 ans, les nouveaux modèles irradient une lumière bleue car elle s'est avérée plus efficace pour agir sur les hormones qui régulent les phases de veille et sommeil. Les nouveaux modèles sont plus compactes et ils consomment moins d’énergie. Philips a présenté l’année dernière le Golite Blu, une lampe à 220 euros fonctionnant avec des ampoules LED, qui ont une durée de vie de 50 ans. De la taille d’un livre de poche, elle consomme très peu, fonctionne sur batterie et peut avoir deux heures d’autonomie. Les médecins n’ont pas trouvé d’effets secondaires, sauf pour les personnes ayant des problèmes ophtalmologiques, auxquelles ils recommandent de consulter. Pas d’effet de dépendance non plus, sauf si vous êtes dépendant du bien-être, bien sûr.

éveil lumière
Éveil en douceur

Des études scientifiques prouvent que la phase de réveil dure environ 30 minutes. La lampe Eveil lumière, de Philips utilise donc une ampoule halogène pour simuler le lever du soleil. La lumière augmente progressivement pendant 30 minutes avant votre heure de réveil. Le contact de la lumière avec les paupières a une incidence positive sur les hormones de l'énergie en préparant le corps au réveil. La musique augmente aussi progressivement de volume. Les nouveaux modèles de Philips permettent de connecter votre Iphone ou bien une clé USB afin de vous réveiller avec la musique ou le son de votre choix. La lampe a été conçue avec la collaboration des spécialistes du sommeil, qui ont validé scientifiquement les bénéfices santé du produit, qui coûte entre 80 et 180 euros.
Posté par Mariona le 06/22 à 01:18 PM
Bien-être
(0) CommentairesPermalien

Lundi, Juin 21, 2010

Latro, une lampe à algues

Le designer industriel Mike Thompson a conçu une lampe portable qui intègre le potentiel de récupération de l'énergie des algues. Un concept prometteur qui n'existe pas encore physiquement.

latro
Elle s’appelle Latro, voleur en latin, et c'est la dernière invention du designer industriel néerlandais Mike Thompson.

Latro est le résultat de récentes recherches menées par des scientifiques de l'Université de Yonsei et l'Université de Stanford, qui ont permis de montrer qu'il était possible de générer un faible courant électrique à partir d'électrodes en or -de 30 nanomètres- implantées dans le chloroplaste présent dans les cellules des algues.

Les 3 ingrédients essentiels : air, eau et soleil

L'ouverture dans la poignée de la lampe permet de fournir aux algues tout le CO2 nécessaire pour la photosynthèse, soit en soit soufflant directement dans la lampe, soit en captant le CO2 de l'air ambiant. Le bec verseur situé sur le côté permet d'ajouter de l'eau et de libérer l'oxygène. En plaçant la lampe à l'extérieur, à la lumière du jour, les algues vont capter la lumière du soleil pour réaliser le processus de photosynthèse. L'énergie récupérée est stockée dans une batterie prête à l'emploi. Enfin, un capteur de luminosité permet de contrôler le flux d'électrons émis par la lampe.

latro
A différence d'une lampe conventionnelle, Latro demande l’implication du consommateur, qui devra exposer la lampe à la lumière et l'arroser comme une plante d'intérieur. « L’approche individuelle pour produire de l’énergie pousse les consommateurs à devenir plus attentifs à leur consommation d’énergie. », affirme Mike Thompson, qui a comparé Latro avec un animal de compagnie.


Plus d’info sur : http://www.miket.co.uk/


Posté par Mariona le 06/21 à 10:37 AM
énergie renouvelable
(0) CommentairesPermalien

Jeudi, Juin 10, 2010

Les écologistes exigent un moratoire sur l’exploitation de pétrole et gaz

Source: Communiqué de presse UICN
A la suite de «la plus grande catastrophe écologique jamais survenue aux Etats-Unis » selon Greenpeace, l'UICN appelle à un moratoire mondial sur l'exploitation de pétrole et de gaz dans les zones écologiques sensibles.

marée noire
Les conséquences écologiques et sociales désastreuses de la fuite de pétrole au Golfe du Mexique, ont conduit l'UICN, l' Union Internationale pour la Conservation de la Nature, à exiger un moratoire mondial sur l'exploration pétrolière et gazière. L'organisme affirme que le pétrole, déversé sur toute la côte, a déjà endommagé les habitats des espèces animales et végétales.

Cela laisse présager d'inquiétantes conséquences pour les écosystèmes et les populations locales. De plus, l’UICN estime que 130 000 emplois seront touchés par la marée, en particulier ceux du secteur de la pêche et du tourisme. En plus des conséquences environnementales et politiques, cela se traduit entre autres par un coût économique immédiat dans l'Etat de la Louisiane, qui s'élève à plus de 4 milliards de dollars. Les conséquences de la marée noire pour les autres Etats Caribéens, tels que le Mexique, Cuba ou encore les Bahamas se feront sentir dans les mois à venir.

“La technologie pour minimiser les risques et les impacts de la fuite de pétrole telle que celle de la plateforme Deepwater Horizon fait défaut aujourd'hui”, déclare la Directrice Générale de l'UICN, Julia Marton-Lefèvre. “Puisque notre compréhension des impacts de cette catastrophe est insuffisante, nous devons stopper l'exploitation de pétrole et de gaz- et, certes, dans les gisements situés en eaux profonde, mais également dans toutes les zones écologiquement sensibles, dont les zones polaires par exemple.”

Cette suspension de l'extraction pétrolière et gazière, soutenue par l'UICN, porte également sur les forages en eaux profondes, de plus en plus pratiqués au vu de la demande croissante et de l'épuisement des ressources. Les risques environnementaux que ces forages impliquent pour la biodiversité mais aussi les risques d'accidents, justifient l'application du moratoire dans ces zones sensibles, selon l'UICN.

Dans son communiqué de presse, l'organisme souligne que c'est la facilité d'accès aux énergies fossiles et leur faible coût qui a donné de mauvaises habitudes de consommation énergétique. Notre dépendance a couté cher en pollution, en émissions et a donc largement contribué au changement climatique. C'est pourquoi le président de l'UICN, Ashok Khosla, a insisté sur le fait que nos économies devraient dès maintenant être basées sur des énergies propres, soutenues par la recherche et le développement afin de réduire l'intensité carbone. En effet, «toutes les solutions énergétiques, même celles qui reposent totalement sur des énergies renouvelables, ont des conséquences sur l'environnement» Il précise également que les nouvelles stratégies doivent être mises en place en prenant compte les impacts sur la biodiversité et les populations locales. Tout un modèle à repenser, s'il en est encore temps ...

.
Posté par Rédaction le 06/10 à 07:32 AM

(0) CommentairesPermalien

Kevin Costner propose une machine pour séparer l’eau du pétrole

Source : Le Parisien et la CNN
Alors que le groupe pétrolier BP peine à colmater la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique, le Congrès américain tend l’oreille à des innovations technologiques pour stopper la marée noire.

Après James Cameron, c’était le tour de Kevin Costner de venir s'exprimer au Congrès américain. Déjà en 1993, l’acteur américain a investi 20 millions de dollars pour développer une machine capable de séparer l'eau du pétrole. Mais après quelques tests réussis, elle n’a pas attiré des investisseurs. L’acteur de Waterwolrd a assuré que sa machine est capable de traiter jusqu’à 700 litres d’eau mélangé à du brut à la minute. « BP est en passe de passer les premières commandes », a précisé l’acteur.




Posté par Mariona le 06/10 à 07:29 AM
Eau
(0) CommentairesPermalien

10 raisons contre l’exploitation des sables bitumineux

Source : TOTALe Impunité, de Jean-Philippe Demont-Pierot
Le sous-sol canadien contient du pétrole sous une forme de bitume très visqueux mélangé avec du sable qui nécessite des techniques d’exploitation très complexes, énergivores et néfastes pour l’environnement.

sables bitumineux
Estimées en 2007 à plus de 170 milliards de barils, les sables bitumineux placent le Canada en seconde position derrière l’Arabie Saoudite. Situés dans la province de l’Alberta (centre-est du Canada), ces nouveaux « gisements » représenteraient les 2/3 des réserves de sables bitumineux mondiales, les autres seraient dans d’autres pays tels que la Sibérie, le Venezuela et Madagascar où Total a déjà décidé d’investir.

Selon les projections faites par les ingénieurs, le Canada qui produit déjà un million de barils par jour grâce à ce sable bitumineux deviendra dans l’hypothèse d’une exploitation intensive, l’un des plus gros pays producteurs, dépassant l’Irak et l’Iran.

Jean-Philippe Demont-Pierot , auteur de l’enquête TOTALe impunité rappelle les raisons exposées par les associations écologistes pour s’opposer à l’exploitation des sables bitumineux.

sables bitumineux
1. Energivore !
Comme indique le journaliste Jean-Philippe Demont-Pierot, auteur de l’enquête TOTALe impunité, le problème réside dans le fait que ce « pétrole non-conventionnel n’en n’est pas vraiment et ne jaillit pas sous forme de geysers sur lesquels il suffit de mettre un robinet ! » En fait c’est du bitume, une sorte de boue visqueuse faite de sable et d’hydrocarbures qui affleurent dans des mines à ciel ouvert.

Il faut donc toute une infrastructure très complexe et coûteuse pour le traiter et le raffiner. Il faut un baril de pétrole conventionnel pour en extraire deux à partir du sable, au point que « Total envisage l’utilisation de mini-réacteurs nucléaires pour trouver l’énergie nécessaire à ce traitement », affirme Demont-Pierot.
D’après le CERI (Energy Research Institute), institut de recherche installé à Calgary, 25 réacteurs nucléaires produisant de la vapeur et de l’électricité seraient nécessaires d’ici à 2025 pour assurer la production de bitume.

2. Déforestation !
L’impact néfaste sur l’environnement est incontestable. Dans les régions productrices au Canada il faudra raser des forêts entières. A ce jour, près de 4 000 km2 de forêts (plus que la superficie du département du Vaucluse) ont été détruites et 200,000 km2, soit plus du quart de la superficie de la France, devraient l’être dans les années à venir.

3. Excès de déchets
Quant aux déchets miniers, ils couvrent déjà une superficie de 130 km2.

4. Raréfaction des ressources en eau
Il faut 6 barils d’eau pour produire un baril de pétrole canadien. Résultat : 25 % de l’eau douce de l’Alberta est utilisée pour le traitement du bitume, ce qui a pour conséquence une sécheresse très préjudiciable pour la région. Il faut ajouter à cela que des rivières ont été détournées pour fournir l’eau nécessaire au traitement de ce bitume.

5. Destruction de la biodiversité
Les oiseaux migrateurs, les animaux vivant dans les forêts rasées, sont menacés. 50 % des populations de caribous (espèce de cerfs) ont déjà disparu des zones du nord-est de l’Alberta. En avril 2008, cinq cents canards se sont retrouvés mazoutés.

6. Rejet massif d’agents polluants
Des dommages collatéraux, 3 000 tonnes de souffre sont extraites par jour et des métaux lourds se retrouvent dans l’atmosphère suscitant des pluies acides dévastatrices ou dans les nappes phréatiques. L’Alberta est ainsi devenue aujourd’hui la province canadienne la plus polluée au niveau atmosphérique.

7. Incidence sur la santé publique
Les médecins ont noté des taux de cancers et de maladies auto immunes dans la population locale nettement supérieurs à la moyenne nationale.

8. Impact sur le plan social
Le fait que les compagnies pétrolières ont fait venir une main-d’oeuvre payée à prix d’or (plusieurs milliers de techniciens et d’ouvriers qualifiés) a provoqué une très forte inflation des prix précarisant les populations locales d’origine indienne qui ne bénéficient peu des possibilités de recrutement.
Cela suscite des déplacements de ces populations et l’aggravement de conduites de désespoir (alcoolisme, toxicomanie, délinquance, prostitution, etc.).

9. Émissions de gaz à effet de serre
Au-delà de ces conséquences pour le Canada, la planète n’est pas épargnée. Selon les scientifiques, la production d’un baril de pétrole canadien issu des sables bitumineux émet trois fois plus de gaz à effet de serre (GES) qu’un baril de pétrole conventionnel, soit près de 750 kg de CO2. 100 millions de tonnes de GES seront ainsi rejetés dans l’atmosphère d’ici à 2015.

10. Le poumon de la planète menacé
De plus la destruction de la forêt boréale constituée de bouleaux et de conifères, 35 % du territoire canadien, qui « nettoie » actuellement l’atmosphère de 200 milliards de tonnes de CO2 chaque année ne pourra plus jouer ce rôle essentiel de poumon. Ainsi il s’avère impossible que le Canada respecte ses objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Ses émissions de GES ont en effet explosé de plus de 25 % depuis 1990 malgré son engagement à les réduire de 6 % par rapport à la même année. La cause en est directement imputable à l’exploitation des sables bitumineux, ce qui fait de ce pays le plus mauvais élève de la communauté internationale en matière d’émission de CO2.

Posté par Mariona le 06/10 à 06:51 AM
énergie renouvelable
(0) CommentairesPermalien

Jeudi, Mai 27, 2010

Cinq lauréats aux Global Awards for Sustainable Architecture

Par La cité de l’architecture
Le Global Award récompense chaque année cinq architectes qui partagent l’éthique du développement durable et ont construit, là où ils exercent, une démarche innovante, au Nord comme au Sud.

Bibliothèque d’Alexandrie
Snøhetta, d’Oslo à New York
L’histoire de Snøhetta commence en 1989 avec le concours de la nouvelle Bibliothèque d’Alexandrie, où l’on voit le jeune leader d’une agence norvégienne, Kletil Thorsen Trædal, réunir une équipe internationale et pluridisciplinaire et remporter le concours. D’un point de vue écologique, Snøhetta a su intégrer l’architecture et le paysage en un seul processus de conception et concevoir le projet comme un fragment de territoire, avec sa géographie, son climat, sa société plutôt que comme un objet. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, la Bibliothèque a réveillé la culture cosmopolite d’Alexandrie et lui a rendu son rayonnement culturel.
L’achèvement récent de l’opéra d’Oslo (New National Opera House) fait écho à la Bibliothèque d’Alexandrie : voilà encore un objet métropolitain de dimension « xxl », comme le théorisait Rem Koolhaas, qui prend place avec tact dans une ville historique et une nature sublime.
Snøhetta est dirigé aujourd’hui par les quatre associés Trædal Kjetil Thorsen, Craig Dykers, Ole Gustavsen et Tarald Lundevall. L’agence compte aujourd’hui 120 collaborateurs et partage ses activités entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique. La Bibliothèque d’Alexandrie a reçu le Prix de l’Aga Kahn en 2004. L’Opéra d’Oslo a reçu le Prix Européen Mies van der Rohe en 2009.

Troppo Architects

Troppo Architects, Australie
Troppo Architects a été fondé en 1989 par Phil Harris et Adrian Welke, dix ans après qu’une recherche d’étudiants leur ait fait découvrir le Top End, à la pointe nord de l’Australie. Darwin, la capitale, vit au rythme de son climat tropical à saisons sèche et humide. Le prototype de Troppo sera vite baptisé la Green Can, en hommage à la couleur et aux rondeurs d’une cannette de bière... Sur une ossature apparente légère, la maison se compose de deux ailes en enfilade, séparées par un corridor ouvert aux vents dominants, protégées du soleil par un double rang de vérandas, couvertes de toits de tôle largement ventilés. Le système repose sur l’évidement du centre, traité en lame de ventilation et de connexion entre extérieur et intérieur ; il permet de construire des maisons économiques, climatiquement confortables, facilement extensibles, économes en énergie. L’esthétique Green Can provoque, mais la proposition convainc. Une série de projets vont permettre à Troppo de développer, esthétique et économie liées, une « architecture en 10 points », fondée sur la légèreté constructive et la composition avec les éléments, vent, soleil et pluie. L’agence travaille avec les communautés aborigènes, pour des écoles, des maisons communes, travail précédé là aussi d’une étude attentive des traditions et du jeu avec le climat.

Junya Ishigami
Junya Ishigami, Tokyo
Le jeune architecte Junya Ishigami fait irruption en mettant en question le minimalisme made in Japan. Son premier projet, le Facility building pour l’Institute of Technology de Kanagawa, sa ville natale, a été achevé en mars 2008. Le Facility en activité : les équipes délimitent leur « territoire » avec des plantes vertes et du mobilier, circulent, l’ambiance est fluide et active à la fois. Nous sommes loin du calme olympien des colonnades miesiennes. Le lieu est un outil autant qu’un espace, maniable, appropriable, rendu vivable grâce à l’irrégularité de la trame. Opaque ici, ouverte là, elle permet de loger des « bulles » d’activité. La critique japonaise la compare à une forêt de bambous creusée de clairières… Le Facility d’Ishigami n’aborde plus la complexité du monde comme un obstacle à réduire mais comme la réalité même du projet. La complexité est maintenant une richesse que l’architecture doit servir avec fluidité. Les serres créées pour le pavillon japonais de la Biennale de Venise explorent, elles, un nouveau champ de recherche : quel est le rôle de l’architecture, maintenant que l’homme ne peut plus prétendre ordonner la nature mais doit apprendre à vivre avec elle ?

Giancarlo Mazzanti
Giancarlo Mazzanti, Bogota
L’urgence urbaine appelle à l’invention et c’est au Sud que l’on mène les expériences les plus innovantes. La ville de Medellin est devenue depuis 15 ans un des symboles de ce basculement. Le « Metrocable », créé par Giancarlo Mazzanti, est un réseau de tramways-funiculaires lancé sur les collines des favelas. Le réseau a désenclavé ces zones de non-droit et de non-ville. Ses stations ont servi de point d’appui pour combattre un travail d’irrigation attentif et continu, créant des places, sécurisant des voies, offrant aux habitants des espaces publics commodes et sûrs.

La seconde création de Mazzanti sont des Bibliothèques-Parcs, un réseau d’équipements culturels placés à des nœuds stratégiques (souvent en lien avec le Metrocable) pour ranimer la vie collective. Les Parque Bibliotecas offrent, outre des salles de lecture, des lieux de spectacle et des ateliers, des jardins publics et sûrs…La Biblioteca España construite en 2007 symbolise cet usage de la ville « comme ressource illimitée pour construire l’égalité ». Nous sommes dans une favela qui fut la plus dangereuse au temps des cartels et où la Ville a voulu implanter un lieu de reconquête.

Steve Baer
Steve Baer, Albuquerque, Nouveau-Mexique, USA
Steve Baer sait construire des dômes géodésiques de ses mains et s’intéresse à l’énergie solaire. En 1969, il crée avec Barry Hickmann et Ed Heinz une petite entreprise de construction et de production de systèmes appelée Zomeworks, qu’il dirige toujours aujourd’hui. L’inventeur a créé son outil et va devenir l’un des fondateurs de l’architecture bioclimatique. Steve Baer, qui construit dès les années 60 des maisons « alternatives », laisse en effet de côté les structures exactes et magnifiques de Fuller. Il préfère des systèmes plus aisés à construire, à agréger, plus pragmatiques en un mot et adaptables aux habitants.

La création de Drop City, en 1968 à Trinidad dans le Colorado, symbolise aujourd’hui encore le premier éveil écologique américain. La communauté et ses « droppers » construisent avec Steve Baer un ensemble de lieux de vie composé de 3 coupoles puis des dômes-logements, réalisés en ossature bois et recouverts de tôle récupérée. Le modèle se répand et Steve Baer passe du dôme au zome, donc, une structure plus irrégulière. Son autre passion est l’énergie solaire. Les systèmes de Zomeworks, robustes, techniquement accessibles au commun des mortels, sont adaptés aux traditions américaines de l’Ouest, constructives mais aussi politiques : Zomeworks pense le futur d’une démocratie d’individus autonomes, chacun sur son territoire.


La Cité de l’architecture & du patrimoine accueille jusqu’au 5 septembre une exposition sur les lauréats de ce prestigieux prix d’architecture durable de 2008 à 2010.
Posté par Mariona le 05/27 à 09:06 AM
Construction
(0) CommentairesPermalien

Mercredi, Mai 26, 2010

Prêts pour l’éco plaisir ?

Par Décisions durables
Et si le Dd pouvait être source de plaisirs ? Qui a dit qu’il devait forcément rimer avec austérité et interdictions ? Si les nouveaux modèles qu’il nous propose pouvaient nous faire de bien ? Décisions durables développe le sujet dans sa troisième édition.

Décisions durables
Comment rendre le développement durable plus désirable ? « Par la prise de conscience que le qualitatif augmente la satisfaction, le plaisir de la vie. » nous répond Edgar Morin. « Quelle est la voie ? Vivre de manière plus autonome, plus épanouie, plus solidaire. Tous ceux qui vivent avec un peu de solidarité vivent bien mieux que les autres. », poursuit-il. Une responsabilité accrue, la qualité plutôt que la quantité, seraient donc source de satisfaction.

Plaisir ou contrainte ?

Mais s’engager dans une démarche globale de développement durable, pour une organisation ou un individu, n’est-ce pas implicitement s’imposer de nouvelles contraintes ? Tout dépend du point de vue : pour Estelle Forget, fondatrice de l’agence de conseil Staff Planète, le DD peut devenir « un formidable outil pour redonner de la motivation à tous les étages » dans l’entreprise. Sophie Bringuy, vice-présidente chargée de l’environnement du Conseil régional Pays de la Loire est plus nuancée : « s’orienter dans une démarche écologique suppose une profonde transformation des comportements. Même si au final nous serons tous gagnants, il ne faut pas se voiler la face : la plupart des gens ont peur du changement… » ; le développement durable est donc moteur pour de nouvelles sources de plaisirs, mais certaines démarches pourraient être difficiles à admettre pour l’homo œconomicus de 2010.
Le consommateur est un autre…

Les marques positionnées Dd et équitables l’ont d’ailleurs bien compris : il faut redonner une place centrale au plaisir de consommer. L’opposition entre responsabilité d’une part et plaisir d’autre part a fait long feu. La posture « morale » des marques équitables a certes séduit une certaine cible mais aujourd’hui, elles visent plus large et ont bien compris l’intérêt d’associer responsabilité et plaisir : cela passe notamment par le côté innovant associé au développement durable mais aussi la reprise du contrôle - appelée aussi « empowerment » chez les anglo-saxons ; où le consommateur éclairé trouve une satisfaction dans la prise conscience de son mode de consommation et de ses effets…

Ces différents sujets sont développés dans le numéro 3 de Décisions Durables, en kiosque depuis le 27 mai.
Posté par Mariona le 05/26 à 07:50 AM
Développement Durable
(1) CommentairesPermalien

Mercredi, Mai 05, 2010

Les tendances du commerce équitable en 2010

Par Anouk Vuillermot
Le tourisme, les produits cosmétiques et le bio, voici trois tendances responsables à découvrir sur le Forum du Commerce Équitable à Lille.

Commerce équitable
© Andrew j. Cosgriff
Du 8 au 23 mai 2010, c’est la quinzaine du commerce equitable! À cette occasion est organisé le cinquième Forum National du Commerce Equitable , pour lequel cette année, du 8 au 10 mai, c’est la ville de Lille qui se mobilise.... Petit aperçu de 3 tendances responsables associées au commerce équitable, que vous pourrez découvrir sur le Forum.







Commerce équitable
© Cmic Blog / Michelle
Le tourisme équitable

Le tourisme équitable est associé à des services touristiques, qui, même s’ils sont proposés par des opérateurs touristiques, ont la particularité d’être élaborés par des communautés d’accueil, autrement dit des populations autochtones, à destination de voyageurs responsables. L’idée, incarnée par la Charte du Tourisme Équitable, est que les bénéfices économiques, mais aussi culturels et sociaux issus de ces activités s’appliquent localement, et de manière équitable à ces populations, pour à terme, contribuer au développement des régions d’accueil. Tourisme responsable, écotourisme, ou encore tourisme durable, ce sont autant de notions encore peu développées, qui associent une dimension sociale mais aussi environnementale au tourisme. En soutien à ces concepts, l’ Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES) a été créée en 2006.





Commerce équitable
© Jérémy Couture
De l’éthique pour les produits cosmétiques?

Tout a commencé avec l’alimentation… Puis le phénomène “commerce équitable“ s’est étendu aux vêtements pour ensuite toucher les produits de beauté : aujourd’hui, les cosmétiques aussi passent à l’équitable ! A l’heure où la composition de ces produits est au cœur des débats, les produits cosmétiques équitables ont tout le loisir de se faire leur place de par l’accent mis sur leur élaboration artisanale et l’utilisation de produits naturels. Leur caractéristique principale reste néanmoins l’utilisation de produits issus du commerce équitable, ainsi que la valorisation de leur savoir-faire afin de favoriser les échanges Nord-Sud. Les débuts de ces produits sont encore timides, mais les gammes se développent peu a peu, et vont compléter les achats responsables de ces dames…




Équitable et … bio !

Plus qu’une simple question de tendance, nous allons voir que les produits biologiques sont complémentaires des produits issus du commerce équitable : la dimension sociale s’étend progressivement à la dimension environnementale. Il est vrai que manger sain est l’une des raisons principales qui pousse les consommateurs à se tourner vers le bio, ce qui donne une nouvelle opportunité aux pays du sud. Seulement, si on va plus loin, quelles sont les conséquences pour ces producteurs ? Elles sont multiples, ce qui rend le problème complexe. D’un côté, on découvre peu à peu que les engrais appauvrissent les sols, provoquent des maladies liées au contact direct avec ces substances, mettent les producteurs en situation d’endettement... Tous ces éléments pénalisent les générations futures et vont à l’encontre des principes du commerce équitable. Ainsi, une production biologique permettrait aux producteurs de pérenniser leur agriculture et de valoriser leurs marchés. Cependant, une certification biologique a un véritable coût pour le producteur. En effet, même s’il produit selon des procédés conformes, ses produits ne sont pas certifiés bio faute de moyens, car cela représente un investissement supplémentaire. Tout l’enjeu réside donc dans l’accompagnement des petits producteurs dans cette démarche.
Posté par Rédaction le 05/05 à 01:57 PM
Commerce équitable
(0) CommentairesPermalien

L’incroyable balade de Monsieur Poulet

Tu es joueur ? Tu aimes te balader avec tes pieds et gagner des cadeaux de qualité ? Tu apprécies les flâneries du dimanche et les chasses au trésor sans chien et sans fusil...alors tu as RV le dimanche 9 mai pour un challenge de qualité !

 Monsieur Poulet
Pour fêter l'ouverture de la Quinzaine du Commerce Equitable , le site de vente de vêtements issus du commerce équitable Monsieur Poulet organise une course d’orientation le dimanche 9 mai dans le 4ème arrondissement de Paris. Au programme, la découverte de quartier, une course effrénée téléguidée, des challenges envoyés par SMS, des lieux improbables ouverts pour l'occasion et pour clôturer le tout une petite sauterie nocturne dans un lieu tenu secret pour les participants. Inscriptions sur Facebook.
T-shirts éthiques

En plus d'être labellisé Max havelaar, le coton utilisé par Monsieur Poulet est issu de l’agriculture biologique, il est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard) depuis août 2009. La teinture respecte quant à elle les normes Oeko-tex qui contrôlent l'utilisation de substances nocives.

Acheter et vendre différemment, travailler autrement, aider les plus défavorisés à devenir indépendants, rééquilibrer les rapports Nord/Sud, sont autant de valeurs que le commerce équitable véhicule et s'efforce de mettre en œuvre.

Le coton est une des filières les plus touchées par les inégalités et les injustices du commerce international, en choisissant le commerce équitable nous améliorons la situation des producteurs situés au début de la chaîne. Pour nous assurer que ce projet humain et durable soit mené à bien, nous avons choisi de travailler avec le label Max Havelaar. Max Havelaar France est une association à but non lucratif, qui a pour objectif de permettre aux producteurs et aux travailleurs défavorisés du Sud de vivre dignement de leur travail en instaurant des règles commerciales plus justes.

Le label Max Havelaar garantit au consommateur : • Un prix juste pour le producteur • Une prime de développement pour la coopérative • La garantie du respect des droits fondamentaux des personnes • Un coton respectueux de l'environnement

Les producteurs respectent l'environnement via l'interdiction de produits toxiques et de semences OGM, le suivi et la mesure de l'impact environnemental, mais aussi la gestion des déchets. Chaque entreprise impliquée dans la chaîne de transformation doit prouver qu'elle respecte les droits fondamentaux des personnes comme l'interdiction du travail des enfants et du travail forcé, l'amélioration des conditions de travail (salaires, horaires, sécurité, syndicats...). L'éthique des conditions de fabrication du textile est strictement contrôlée.
Posté par Mariona le 05/05 à 01:37 PM
Commerce équitable
(0) CommentairesPermalien
Page 1 de 44 pages  1 2 3 >  Dernier »